• Beaux textes philosophiques et spirituels

    Il y a 18 pages de beaux textes

  • Et après, se réconcilier avec son ombre et son corps ?

     

    Après le confinement, une autre vie ? A condition d'apprendre  à se réconcilier avec soi-même : avec son " ombre " et son corps comme il est. La lumière de la Résurrection nous rejoint jusque dans nos blessures intimes pour nous faire renaître "corps âme et esprit ". Comme nous y invite, en bon connaisseur de l'être humain,  Anselm Grün, moine bénédictin et psychothérapeute…

     

    " Il s’agit de dire oui à tout ce qui est en nous. L’ombre (selon C.G. Jung) est ce que nous refusons de tolérer, ce que nous avons exclu de notre existence, au motif que cela n’est pas conforme à l’image que nous nous faisons de nous. En nous, il n’existe pas que l’amour ; la haine est aussi présente et en dépit de tous nos efforts moraux et religieux, nous avons des tendances meurtrières, sadiques et masochistes, de la colère, de l’envie, des humeurs dépressives, de la peur et de la lâcheté. Accepter son ombre n’implique pas qu’on la laisse simplement exister, mais il faut commencer par se l’avouer. Cela réclame de l’humilité, du courage, pour descendre du haut de notre propre image idéale et accepter notre propre réalité.

     

    Pour se réconcilier avec soi, encore faut-il se réconcilier aussi avec son corps. Combien de personnes souffrent de leur corps ! Il ne correspond pas à l’image idéale que véhicule la mode actuelle.  C’est seulement si j’aime mon corps, tel qu’il est, qu’il deviendra beau. Car la beauté est relative. Il y a le mannequin, mais froid et privé de toute expression. La beauté implique que la gloire de Dieu rayonne à travers moi. Cela ne sera le cas que si j’accepte mon corps et que je le présente à Dieu.

     

    A ceux qui souffrent de l’histoire de leur vie, de leur ombre ou de leur corps, je propose l’exercice suivant : se placer devant une icône et le regard fixé sur Jésus-Christ, dire :  « Tout est bien. Tout doit être comme c’est. Tout a son sens. Je te REMERCIE pour mon corps. Il est unique. Je me sens bien chez moi. Il est le temple du Saint-Esprit, le lieu de ta gloire. ». Souvent, cela ne va pas de soi. Quand précisément j’ai connu le malheur… et quand je me révolte contre mon corps, il ne m’est pas si facile de l’aimer. Tout corps est beau  si je le regarde comme une œuvre d’art de Dieu. Quand je m’efforce de me voir moi et mon corps, l’histoire de ma vie et mon caractère, du point de vue de Dieu et que j’en REMERCIE Dieu, aussitôt s’instaure en moi une paix profonde. Je me sens dilaté. Une force tient ma vie en éveil, m’incitant à mettre ma confiance en Dieu et non en moi."

     

    Et après, se réconcilier avec son ombre et son corps ?


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  • Psaume pour les soignants

     

    Seigneur,

     

    Merci d’avoir semé dans le cœur de certains
    Le don, le talent et la force de prendre soin.
    Ce désir étonnant de remettre debout
    Ceux que la maladie avait mis à genoux.

     

    De celui qui nettoie à celle qui opère,
    De celle qui rassure à celui qui transfère.
    Tu as placé dans le cœur des soignants
    Un trésor plus précieux que l’or et l’argent.

     

    Mon Dieu, bénis ceux qui jour après jour
    Affrontent la souffrance avec tant de bravoure.
    Maudis les puissants qui depuis des années
    Sur l’autel de l’argent les ont tous sacrifiés.

     

    Donne à nos soignants la force de tenir
    Contre cette épidémie dont nous craignons le pire.
    Donne à chacun de nous d’agir avec raison
    Pour ne pas rendre impossible leur mission.

     

    Que cette épreuve soit une prise de conscience,
    Que leurs cris d’hier étaient plein de bon sens.
    Aujourd’hui, chacun d’eux est pour nous un exemple.
    Demain, nous chasserons les marchands du temple.

     

    Prière réalisée par la Mission Ouvrière du Diocèse de Lille.

     


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  • LE CARDINAL ANDRÉ VINGT-TROIS ET LA CRISE SANITAIRE

    Propos recueillis par Isabelle Demangeat     pour   Paris Notre Dame  2 avril 2020 

    Le monde s’enlise dans la pandémie du Covid-19. Tout est bloqué, le nombre de morts ne cesse d’augmenter, les hôpitaux sont saturés. Tout porterait au désespoir. Pas pour le cardinal André Vingt-Trois, archevêque émérite de Paris, qui offre son regard sur une crise sanitaire qui pourrait être, selon lui, l’occasion d’un sursaut de responsabilisation et de conscience face à un mode de vie et un système économique et social exsangues.

     

    Paris Notre-Dame – Un simple virus terrasse toute l’humanité, y compris l’homme occidental qui se montrait omnipotent. Comment l’interpréter ?

     

    Mgr André Vingt-Trois – Il y a eu la Chine, puis l’Italie. Aujourd’hui, tout le monde est concerné. Il n’y a plus de compétition ou de concurrence, mais un sort commun. Cette vulnérabilité est la première leçon de cette crise. La vulnérabilité des individus qui peuvent être contaminés sans même en avoir conscience, la vulnérabilité du système économique mondial, et, en ce qui concerne les pays occidentaux, la vulnérabilité d’un mode de vie. Nous sommes amenés à vivre ce moment à travers le confinement, c’est-à-dire à travers la suppression d’un nombre considérable d’éléments de notre vie qui nous semblaient aller de soi alors qu’ils étaient fondés sur une inégalité de répartition des richesses. Ce déséquilibre économique et social, qui était notre équilibre, est en train de s’effondrer.

     

    P. N.-D. – Pour continuer à vivre, il faut s’arrêter. Une aberration pour un système fondé sur la croissance. N’est-ce pas le symptôme que ce système est invivable ? 

     

    A. V.-T. – Tout à fait. La Première guerre mondiale a été la fin du mythe du salut par le progrès scientifique tel qu’il s’était élaboré au XIXe. Le XXe siècle a élaboré son propre mythe du progrès, un progrès économique fondé sur la croissance appuyée sur la consommation. Ce système de développement permanent de la consommation s’inscrit dans la perspective que l’univers est illimité. Nous voyons bien, aujourd’hui, à travers cette crise sanitaire, la difficulté de notre société à prendre conscience que les ressources ne sont pas illimitées. Qu’il faut les économiser, ne pas les gaspiller, et, les partager. Cette crise impose un certain dénuement, de relations, de loisirs, d’activités. Ce dénuement nous force à reprendre en considération des aspects de l’existence auxquels plus personne ne pensait. Des choses qui tiennent à la vie, à la mort, à la santé, à la précarité de nos relations affectives, de nos relations sociales. Nous sommes en train de vivre un Carême de réalité et non plus un Carême d’intention. Débarrassés d’un certain nombre de divertissements, les conditions nous sont plus favorables pour nous recentrer sur l’essentiel de notre vie.

     

    P. N.-D. – Ne pouvons-nous pas voir dans cette crise mondiale un avertissement prophétique ? 

     

    A. V.-T. – Les avertissements prophétiques ne sont prophétiques que pour ceux qui croient aux prophètes ! Le prophète ne dit-il pas précisément : « Ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas ! » (Jérémie 5, 21) ? Le système dans lequel nous vivions était un système paradoxal. D’un côté, il exaltait la dimension universelle et internationale ; de l’autre, il ne tenait compte que de l’individu. C’était l’individu versus (contre) le monde entier. Or, on comprend aujourd’hui que l’individu n’est pas le summum de l’existence humaine. L’individu ne peut vivre que s’il est dans un système de relations et donc dans un système de solidarité avec le monde. Celle-ci ne consiste pas à déporter le travail à l’endroit où il est le moins cher. Mais bien à reprendre conscience de nos solidarités immédiates, de reprendre conscience qu’une nation n’est pas simplement une somme d’individus indépendants les uns des autres, mais bien une collectivité dans laquelle tous dépendent de tous. La question posée aux jeunes adultes d’aujourd’hui est : qu’allez-vous rechercher ? La situation la plus profitable pour vous ? Ou bien le désir de faire entrer, d’une façon ou d’une autre dans l’élaboration de votre projet, la question du service des autres ?

     

    P. N.-D. – Comment vivre au mieux cet événement, sans le fuir mais l’accueillir pleinement ? 

     

    A. V.-T. – Comme tous les événements de notre vie. Ou bien nous vivons dans un univers clos sur lui-même. Ou bien nous vivons dans un univers qui se réfère à quelqu’un. S’il n’y a personne, si Dieu n’existe pas, nous n’avons alors pas d’autre horizon que le petit univers que nous connaissons. Chaque événement qui perturbe ou abime notre petite vision du monde devient alors toujours une catastrophe mortelle. Mais si nous considérons, dans la foi, que cet univers a été donné à l’homme pour qu’il en fasse un usage positif, alors il nous faut rechercher comment ce qui arrive peut être un chemin et un appel. Pour un certain nombre de personnes, la crise sanitaire actuelle est l’occasion d’un réveil. On redécouvre les relations de voisinage, de solidarité. On reprend conscience que, dans notre société, des personnes exercent une profession non simplement pour leur propre profit mais pour le service des autres. Je pense aux éboueurs, aux caissiers, au personnel soignant…

     

    P. N.-D. – En tant que chrétiens, nous n’avons plus accès aux sacrements. Est-ce un désert spirituel à vivre ou une purification de notre manière de croire ? 

     

    A. V.-T. – La grâce de Dieu n’est pas limitée par les sacrements. La grâce de Dieu réside dans la profusion de son amour. Cette privation est peut-être l’occasion de reprendre conscience que les sacrements ne sont pas des rites sociaux que l’on fait par habitude mais vraiment une rencontre avec Dieu. Si elle n’a plus le support visible des signes liturgiques, sa réalité demeure.

     

    P. N.-D. – Comment rendre ce moment fécond pour l’avenir ? 

     

    A. V.-T. – L’un des chemins est de prendre conscience qu’il existe une hiérarchie entre les valeurs. Une hiérarchie entre les activités auxquelles on consacre beaucoup de temps et d’argent. C’est peut-être une opportunité pour ne pas renouer avec le mode de vie précédent. Je pense à quelque chose. Beaucoup de familles vivaient avec des activités complètement dissociées. Une génération d’un côté ; une autre, de l’autre. Un époux d’un côté ; l’autre, de l’autre. Tout le monde était surbooké. Peut-être est-ce l’occasion de redécouvrir que la vie de famille est un moment fort, plus important que ce qu’on peut faire ailleurs ? Et pour ceux qui sont seuls ? Vous savez, nous ne sommes jamais seuls. Nous avons tous un monde intérieur. Un monde culturel de lectures, de musiques. Un monde où notre isolement peut devenir un espace de communication nouveau avec Dieu et avec les autres.

     


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  • LA PRIÈRE ET LE SERVICE DISCRET

     

    " Tu nous invites, Seigneur,  à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements.

     

    C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul.

     

     Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21)… La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes !"

    Pape François, Bénédiction Urbi et Orbi, le 27/3/20


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  • BESOIN DE RÉCITS POUR VIVRE

     

     " Qu’ils soient sous forme de fables, de romans, de films, de chansons, de nouvelles … les récits affectent nos vies, même si nous n’en sommes pas conscients. Les récits nous marquent, façonnent nos convictions et nos comportements. En lisant l’Écriture, les histoires des saints, ainsi que ces textes qui ont su lire l’âme humaine et mettre en lumière sa beauté, l’Esprit Saint est libre d’écrire dans nos cœurs.

     Combien de récits nous intoxiquent, en nous persuadant que, pour être heureux, nous aurions constamment besoin d’avoir, de posséder, de consommer. Nous ne réalisons pratiquement pas à quel point nous devenons avides de tapages et de commérages ; nous consommons tant de violence et de fausseté…  Souvent sur les toiles de la communication,  des récits destructeurs et offensants sont élaborés. En rassemblant des informations non vérifiées, en répétant des discours insignifiants et faussement persuasifs, en blessant avec des propos de haine, on ne tisse pas l’histoire humaine, mais on dépouille l’homme de sa dignité…

    Nous avons besoin de patience et de discernement pour redécouvrir des récits qui nous aident à ne pas perdre le fil au milieu des nombreuses afflictions d’aujourd’hui; des récits qui remettent en lumière la vérité de ce que nous sommes, jusque dans l’héroïsme ignoré de la vie quotidienne. "

    Pape François aux journalistes, ce 24 janvier 2020.   

     

    BESOIN DE RÉCITS POUR VIVRE


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  • PRIÈRE POUR LA NOUVELLE ANNÉE

     

    « Seigneur, tu m’offres cette nouvelle année

    comme un vitrail à rassembler

    avec les 365 morceaux de toutes les couleurs

    qui représentent les jours de ma vie.

     

    J’y mettrai le rouge de mon amour

    et de mon enthousiasme,

    le mauve de mes peines et de mes deuils,

    le vert de mes espoirs et le rosé de mes rêves,

    le bleu ou le gris de mes engagements

    ou de mes luttes,

    le jaune et l’or de mes moissons…

     

    Je réserverai le blanc pour les jours ordinaires

    et le noir pour ceux où tu seras absent.

    Je cimenterai le tout par la prière de ma foi

    et par ma confiance sereine en toi.

     

    Seigneur, je te demande simplement d’illuminer,

    de l’intérieur,

    ce vitrail de ma vie par la lumière de ta présence

    et par le feu de ton Esprit de vie.

    Ainsi, par transparence, ceux que je rencontrerai cette année,

    y découvriront peut-être le visage de ton Fils bien-aimé  Jésus-Christ, Notre-Seigneur. » Amen

     

    P. Gaston  Lecleir

    PRIÈRE POUR LA NOUVELLE ANNÉE

     


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  • AVENT

     

    Il y a des paroles qui annoncent une heureuse nouvelle,

    et chantent la musique de sa présence

    car elles répandent sur la terre humaine

    la bienveillance et le pardon.

     

    Il y a des gestes qui annoncent l’heureuse nouvelle

    et montrent sa lumière et sa présence

    car ils construisent la terre humaine

    sur la justice et la paix.

     

    Il y a des actes qui annoncent l’heureuse nouvelle

    et montrent sa lumière et sa présence

    car ils fondent la terre humaine

    sur le droit et la tendresse.

     

    Il y a des temps où les chrétiens se rassemblent

    pour annoncer l’heureuse nouvelle

    en célébrant Dieu

    définitivement lié à la terre humaine.

     

    L’Avent ?

    Je me lève afin que la Bonne Nouvelle

    transite par mes paroles et par mes actes.

     

    AVENT


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  • FAIRE UNE CRÈCHE

     

    " La crèche, c'est comme un Évangile vivant, qui découle des pages de la Sainte Écriture. En contemplant la scène de Noël, nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l’humilité de Celui qui s’est fait homme pour rencontrer chaque homme. Et, nous découvrons qu’Il nous aime jusqu’au point de s’unir à nous, pour que nous aussi nous puissions nous unir à Lui…

     

    Faire une crèche dans nos maisons nous aide à revivre l’histoire vécue à Bethléem. Bien sûr, les Évangiles restent toujours la source qui nous permet de connaître et de méditer sur cet Événement, cependant la représentation de ce dernier par la crèche nous aide à imaginer les scènes, stimule notre affection et nous invite à nous sentir impliqués dans l’histoire du salut, contemporains de l’événement qui est vivant et actuel dans les contextes historiques et culturels les plus variés…

     

    Partout, et sous différentes formes, la crèche parle de l’amour de Dieu, le Dieu qui s’est fait enfant pour nous dire combien il est proche de chaque être humain, quelle que soit sa condition."

                                                                                 Pape François

     

    Faire une crèche.


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  • SAUVER LA BEAUTÉ DU MONDE

     

    Grand reporter de guerre, Jean-Claude Guillebaud a passé plus de 25 ans à couvrir des conflits, dans les années 1970 à 1990.  Extraits d'une interview :

     

     " Pour mon premier reportage, le directeur de l’époque m’a envoyé couvrir la guerre du Biafra, au Nigeria. Ce reportage, ça a été ma première rencontre avec la violence et la guerre. Et ça a décidé de la suite de ma carrière. Au fil de mes reportages, j’ai appris que la beauté et la laideur se côtoyaient en permanence. La joie et l’accablement aussi. J’ai réalisé que dans les pires situations, les plus terribles et terrifiantes, des gens ne désarment pas, refusent de flancher. Ils m’ont donné une leçon de dignité, d’espérance de courage et de sang-froid.

     

    Qu'est-ce que la beauté du monde ?  Il y a d’abord la beauté physique du monde... Il suffit de la regarder, de ne pas l’oublier : le vol délicat d’un oiseau, la couleur d’une fleur, la beauté d’un paysage… Et puis il y a la beauté morale, c’est ce que j’appelle les belles personnes. Ce sont ceux qui font que, quand on les rencontre, on est content d’être humain comme eux. Ces personnes rayonnent, elles irradient de joie, de générosité et de présence au monde…

     

    Le monde ne mourra pas par manque de beauté et de merveilles mais par manque d’émerveillement… Le fracas de la mer qui bouleverse, le cirque de montagne qui efface la mélancolie, la musique d’un rire d’enfant qui réchauffe, le pas d’une femme qui interpelle… Oui, il faut éduquer à la beauté car la beauté fait lever en nous cette exaltation ravie qui ressemble au bonheur. C’est sur cet émerveillement continuel qu’il faut miser pour sauver la beauté du monde… En tant que chrétien, nous avons aussi une obligation spirituelle qu’est le partage. Toute notre vie, partager ce que nous avons reçu, ce que nous croyons, est notre premier devoir. "

     

    Son livre : " Sauver la beauté du monde ", Éditions L'Iconoclaste

     

    SAUVER LA BEAUTÉ DU MONDE


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  • APPRENDS-NOUS À ATTENDRE

     

    Dieu, tu as choisi de te faire attendre
    tout le temps d’un Avent.

     

    Moi je n’aime pas attendre
    dans les files d’attente.
    Je n’aime pas attendre mon tour.
    Je n’aime pas attendre le train.
    Je n’aime pas attendre pour juger.
    Je n’aime pas attendre le moment.
    Je n’aime pas attendre un autre jour.
    Je n’aime pas attendre
    parce que je n’ai pas le temps
    et que je ne vis que dans l’instant…

     

    Toi Dieu, tu as choisi de te faire attendre
    le temps de tout un Avent.
    Parce que tu as fait de l’attente
    l’espace de la conversion,
    le face à face avec ce qui est caché,
    l’usure qui ne s’use pas.
    L’attente, seulement l’attente,
    l’attente de l’attente,
    l’intimité avec l’attente qui est en nous
    parce que seule l’attente réveille l’attention
    et que seule l’attention est capable d’aimer.

     

    Tout est déjà donné dans l’attente, et pour Toi, Dieu,
    attendre se conjugue Prier.

     

    photo Renal

     


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  • Ton Royaume n'est pas de ce monde

     

    Ton Royaume

    N'est pas de ce monde,

    Seigneur Jésus,

    Puisque tu portes

    Ce monde sur tes épaules,

    Comme un berger

    Sa brebis perdue.

     

     

    Point de sceptre

    Par quoi tu domines,

    Sinon ta croix,

    Point d'autre force,

    Sinon ta miséricorde :

    L'amour vainqueur,

    Ton unique droit.

     

     

    Tu nous offres

    Ta vie en échange

    De notre mort,

    Car ta puissance

    Veut rendre l'homme à lui-même,

    Et l'arracher

    Au joug du remords.

     

     

    Ton royaume

    Déjà nous habite,

    Seigneur Jésus ;

    Sur ta parole,

    En nous l'enfant ressuscite,

    Tu le recrées

    Presque à notre insu.

     

     

    Toute chose,

    En toi, s'achemine

    Vers sa beauté ;

    Encor fragile,

    La joie effleure la terre :

    Proche est le ciel,

    Proche, sa clarté.

     

     

    CFC (f. Pierre-Yves) 

     

    Photo Renal


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  • Être jeune

     

    La jeunesse n’est pas une période de la vie,

    elle est un état d’esprit, un effet de volonté,

    une qualité de l’imagination,

    une intensité émotive,

    une victoire du courage sur la timidité,

    du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

     

    On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’année :

    On devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

    Les années rident la peau ;

    renoncer à son idéal ride l’âme.

    Les préoccupations, les doutes, les craintes

    sont les ennemis qui lentement, nous font pencher vers la terre

    et devenir poussière avant la mort.

     

    Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.

    Il demande comme l’enfant insatiable : et après ?

    Il défie les évènements et trouve la joie au jeu de la vie.

     

    Vous êtes aussi jeune que votre foi.

    Aussi vieux que votre doute.

    Aussi jeune que votre confiance en vous-même.

    Aussi jeune que votre espoir.

    Aussi vieux que votre abattement.

     

    Vous resterez jeune tant que

    vous resterez réceptif.

    Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.

    Réceptif aux messages de la nature.

    De l’homme et de l’infini.

     

    Si un jour, votre cœur allait être mordu

    par le pessimisme et rongé par le cynisme,

    puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

     

    Général Douglas Mac Arthur (1880-1964)

     

    (Extrait du livre de François Garagnon "Réussir dans la vie ou Réussir sa vie")

     

    Être jeune

    Photo Renal


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  • Si nous voulons croire à l'amour durable, nous devons avoir l'exigence, le soin ou le goût de la beauté qu'a le jardinier pour son jardin. Nous devrions être  des jardiniers d'amour. Prendre soin. Ne pas piétiner. Entrer dans l'harmonie de l'autre avec délicatesse. Respecter le rythme des maturations et des éclosions, des germinations secrètes puis des printemps, favoriser les jeunes pousses, rectifier les pousses tordues, arracher sans cesse les mauvaises herbes qui menacent et qui, si nous n'y prenons garde, viendront vite gâcher l'harmonie de notre jardin et étouffer la bonne graine. Patience, dévouement, service, inlassablement quête de la beauté, émerveillement face aux perpétuels recommencements, à ces saisons qui renouvellent la petite musique familière de l'ordinaire des jours. Oui, si nous avons l'attitude et la patience la persévérance et le talent du jardinier d'amour, alors nous sommes en mesure de perpétuer la beauté de notre jardin intérieur et de faire en sorte qu'y règnent l'harmonie et la plénitude. (Extrait du livre de François Garagnon « La beauté infiniment précieuse et fragile de l’amour. »)

     

    L'amour durable .......

    Photo Renal


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  • J’ai cherché Dieu

    Avec ma lampe si brillante que tout le monde me l’enviait.

    J’ai cherché Dieu dans les astres.

    J’ai cherché dieu dans d’infimes trous de souris.

    J’ai cherché Dieu dans les bibliothèques.

    J’ai cherché Dieu dans les universités.

    J’ai cherché Dieu au télescope et au microscope…

    Jusqu’à ce que je m’aperçoive que j’avais oublié ce que je cherchais.

    Alors éteignant ma lampe, je jetais mes clés et  me mis à pleurer…

    Et aussitôt sa lumière fut en moi.

     Angélus Silesius (Extrait du livre "La beauté infiniment précieuse et fragile de l'amour" de François Garagnon)

    J'ai cherché Dieu .......

    Notre Dame de Rocamadour en Bretagne


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  • Esprit Saint mon Défenseur !

     

    Esprit Saint, tu es une eau claire, qui désaltère et qui guérit.

    Flot de lumière toujours nouvelle,

    tu me redonnes le goût de vivre.

    Vent  de tendresse et de fraîcheur,

    tu ouvres les voiles de mon âme.

    Souffle de paix et de pardon,

    tu me consoles et me rends libre.

    Le chant rythmé de ton amour,

    fait taire la plainte de mes peurs.

    Le doux battement de ta présence,

    éveille sans bruit mon espérance.

    Esprit Saint, tu me recrées.

    Tu gonfles la tente de mon désir et tu m’apprends l’éternité.

    Entre chez moi, fais ta demeure.

    Soit ma boussole et mon Défenseur !

     

    Pierre Charland.)

     

    Esprit Saint mon Défenseur !


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  • PRIÈRE POUR LA FÊTE DES MÈRES

    Seigneur, en ce jour de fête et de joie, nous voulons te rendre grâce, te dire merci pour nos mères,
    celles qui sont encore parmi nous et celles qui t’ont rejoint.
    Oui, Seigneur, merci pour nos mères qui, les premières, nous ont fait connaître ce que signifie aimer et être aimé.

    Par leur amour, c’est ton amour qui se révèle à nous.
    Par leur sourire, c’est ta joie qui nous rejoint.
    Par leurs mots d’encouragement et de consolation,
    c’est ta voix que nous entendons.

    Seigneur, Tu as créé la maman avec un coeur semblable au tien.
    Nous Te demandons de bénir la maman heureuse et bien entourée,
    la maman oubliée, la maman violentée,
    la maman rejetée, la maman adoptive, la maman endeuillée,  la maman malade,

    qui se prépare à aller te rejoindre.

    Toi Seigneur qui peux tout par ton Esprit Saint,
    prodigue-leur Ton Amour, Ta tendresse.
    Mets dans leur coeur Ta Paix, Ta Joie, et accorde
    aux mamans comblées de savoir consoler la maman oubliée.
    Merci Seigneur pour les mères, les grands-mères et les futures mères.
    Montre-leur Ta bonté en leur faisant vivre aujourd'hui la plus belle des journées. Amen.
     

     

     


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  • SAGESSES sur L'AMOUR de Jean VANIER

     

    Jean Vanier, ce " géant de tendresse ", fondateur de l'Arche, a consacré sa vie aux personnes vulnérables. Pépites sur l'amour, à méditer :

     

    " L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses avec tendresse."

     

     " Je rêve d'un monde d'amour où les hommes n'auront plus peur les uns des autres."

     

    " Il ne faut pas avoir peur d'aimer et de dire aux gens qu'on les aime. C'est le plus grand ressourcement personnel."

     

     " Ce n'est qu'en acceptant les autres que nous pouvons faire tomber nos propres barrières."  

     

    " La personne, c'est le cœur et le cœur implique compassion, tendresse, écoute, compréhension et fusion." 

     

    " Le plus pauvre a un pouvoir exemplaire de guérir certaines blessures de nos propres cœurs. Accueillir quelqu'un, c'est lui ouvrir la porte de son cœur, lui donner de l'espace."

     

     " Quand on est profondément en communion avec quelqu'un dans le besoin, on invente des moyens de répondre à ses besoins.

     

    " Nous avons du mal à accepter notre personnalité profonde. Il nous faut découvrir que nous sommes aimés tels que nous sommes. Et c'est le mystère de Dieu. Il se révèle à nous pour nous dire : " Je t'aime comme tu es. "

     

    " Dans notre monde, tout le monde a besoin de prouver qu'il est normal, qu'il est comme les autres. Alors on renie son cœur qui est unique."

     

    " Tu n'as pas seulement une compétence, mais tu as une capacité de donner et de recevoir de l'amour."

     

    " Le cœur voit plus loin que l'intelligence et l'ordre."

     

    SAGESSES sur L'AMOUR de Jean VANIER

    Photo Renal


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