• Contes de Noël

    2 pages de contes

  • Les quatre cadeaux

     

    Bonjour les enfants, où allez-vous, le pas décidé ?

    Nous sommes en retard, nous n’avons toujours pas trouvé les cadeaux que nous allions partager ensemble à la maison !

    Ah, mais vous avez raison, c’est vrai que l’on s’approche de Noël !

    Pour ma part,  je ne sais pas trop comment je vais le vivre où le préparer cette année…

    Tenez, regardez, j’ai déjà reçu 4 paquets cadeaux, mais comme je suis seul, j’attendais un peu pour les déballer. La joie de la surprise n’a de valeur que si on peut la partager ! Mais puisque vous êtes là, j’ai bien envie de vous en faire profiter.

     Qui sait, vous allez peut-être trouver ce que vous allez pouvoir offrir à votre tour.

    (Et l’homme fait ouvrir aux enfants le premier paquet. Attention FRAGILE…

    Les enfants l’ouvrent délicatement. C’est une toute petite bougie sur laquelle est accroché un poème)

    On ne voit pas grand-chose, murmure un enfant. La nouvelle télé 16/9 de mes parents c’est autre chose, les images sont mieux qu’en vrai ! Là ce n’est qu’une bougie !

    Et tu n’as pas vu ma dernière console : les images sont en 3 D !

    Moi, mon ordinateur a 2 giga de mémoire et je peux y mettre plein de musique !

    Attendez les enfants, faisons un peu le noir pour observer ce qui se passe.

     

    (L’homme allume la petite bougie)

    Vous voyez, en plein jour, elle serait passée inaperçue.

    C’est dans l’obscurité que la lumière se révèle et fait découvrir ce qui nous entoure.

    Regardez autour de vous, vos yeux vont s’habituer à elle et à son tour elle vous montrera ce que vous n’aviez peut-être pas encore aperçu…

    L’important n’est pas la bougie, mais ce qu’elle éclaire… Mais assez parlé, lisons ensemble le poème que l’on y a accroché :

    « Je suis la bougie de la vigilance. Les belles choses et tout particulièrement l’amour semblent toujours venir à l’improviste, quand on ne s’y attend pas. Alors tenez-vous prêts, restez éveillés et disponibles pour ne manquer aucun de ses rendez-vous ! Demain, aujourd’hui, tout à l’heure… »

     

    Vous savez, je crois qu’il y a aussi des cœurs privés de lumière, de considération  ou d’amour. Beaucoup de personnes ne croient plus en l’avenir parce qu’elles ont été déçues, que la maladie ou l’échec les a blessées, découragées.

     Comment Noël peut-il leur apporter cette étincelle d’espérance ?

     

    (L’homme propose alors d’ouvrir le deuxième paquet cadeau. Toujours l’étiquette « Attention FRAGILE ». C’est une lampe à huile ! les enfants semblent déçus… Mais l’homme l’allume délicatement et fait lire le texte qui l’accompagne)

    « Je suis la flamme de la patience. Aujourd’hui tout le monde court après le temps, après la vie. Et chacun finit par se dire : je n’ai pas le temps, je n’ai pas le temps !

    Regarde-moi, je suis toute petite et je n’ai que très peu d’huile, pourtant je resterai là toute la nuit, j’attendrai patiemment le jour, je sais qu’il viendra et qu’il chassera toutes les ombres. »

    Est-ce que ça veut dire, murmure un enfant, que l’on peut prendre son temps pour faire les choses ? Moi, mon père n’arrête pas de dire : allez, dépêche-toi, on n’a pas le temps, dépêche-toi…

    Moi, c’est pareil, et le mercredi c’est encore pire, on n’a jamais le temps.

    Cela veut surtout dire, reprend l’homme, que c’est en s’arrêtant de courir que l’on pourra faire attention à la parole qui nous est adressée, que c’est en faisant silence dans son cœur que l’on entendra quelqu’un d’autre nous parler….

     

    L’homme demande aux enfants d’ouvrir le troisième paquet. Toujours l’étiquette « Attention FRAGILE ». C’est une flamme magique qui jette des éclairs colorés lorsqu’elle est allumée. Les enfants poussent des cris de joie tout autour, puis se partagent la lecture du texte)

    Ca au moins, c’est cool…..

    Oui, mais c’est dommage que ça ne serve qu’une fois !

    Peut-être reprend l’homme, mais vos cris de joie vont m’accompagner plus longtemps que vous ne croyez. Le bonheur donné ne s’use pas… Et puis qui nous empêche d’en avoir d’autres à partager ?

    Ecoutons le message :

    « je suis la flamme de la gaieté, de la joie, du bonheur. Je vous dis que vous êtes aimables et que vous êtes aimés ! On ne peut pas vivre sans amour ! Je voudrais vous apprendre à regarder chacun avec les yeux d’un papa, d’une maman, d’un frère. Je voudrais vous apprendre à pardonner, à ne pas vous enfermer dans le passé et vos regrets. Je voudrais vous redonner envie de croire en vous et en demain »

     

    (L’homme demande aux enfants d’ouvrir le quatrième paquet. Toujours l’étiquette : « Attention FRAGILE ». C’est une lampe tempête. En l’allumant, l’homme explique :)

    Autrefois, cette lampe était fort utile : grâce  à elle on pouvait retrouver son chemin, même dans la nuit noire, même sous la pluie et le vent. Elle ne semble pas très importante et pourtant, grâce à elle, nos pas deviennent plus sûrs, la route semble plus facile.

    Moi, ça me fait penser à la fois ou l’on s’était perdu dans le camping. On n’avait pas pris de lampe et tout était noir autour de nous….

    Moi, j’ai une petite veilleuse dans ma chambre pour ne pas avoir peur du noir.

    Tu as peur du noir ! Ho, il a peur du noir…

    Tout le monde craint l’obscurité un jour ou l’autre, reprend l’homme, ne pas en voir peur serait même inconscient ! Lisons maintenant le petit mot…

     

    « Je suis la flamme de toutes les alliances, de tous les rendez-vous. Je viens vous dire que plus jamais vous ne serez seuls. Même dans la tempête, même dans l’obscurité, dans les nuits les plus sombres, je ne vous abandonnerai jamais ! »

     

    (L’homme reprend la parole)

    Avant de vous laisser partir je voudrais vous confier un dernier secret, vous remettre un dernier cadeau…

    Un cadeau, mais tu n’avais que 4 paquets !

    Oui, nous avons partagé la vigilance, la patience, la joie, l’amour mais il me reste un autre cadeau fragile, très fragile….

     

    (L’homme remet aux enfants une belle Bible)

    il est lourd, murmure un enfant, mais il n’est pas si fragile que ça, il n’est pas en sucre !

    « Détrompez-vous (reprends l’adulte), c’est très fragile.

    Dieu a voulu donner à l’humanité son plus beau cadeau : il lui a confié sa Parole.

    Oh, il devait bien savoir que sa Parole ne serait pas forcément bien comprise, qu’elle serait mal interprétée, parfois déformée, ridiculisée….

    Alors il lui a confié son propre fils, son enfant.

    Oh, la vie n’allait pas lui faire de cadeau non plus, mais l’amour est à ce prix : plus il est grand et plus il est fragile !

    Oui, notre Dieu est plus fragile que nous le pensons.

    Loin des caméras et des projecteurs, il se mêle à la foule anonyme, parmi les plus faibles, les plus démunis, les pauvres, les malades, ceux qui sont abandonnés.

    Et sa parole se tient là, dans l’ombre, comme s’il mendiait, on dirait qu’Il ne veut déranger personne, qu’Il ne veut forcer personne à Le reconnaître.

     Mais si vous vous arrêtez, si vous goûtez à sa Parole, alors vous comprendrez….

    (Trouvé sur http://www.idees-cate.com/celebrations/celenoel

     

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  • L’Avent, une marche vers la lumière

     

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    4eme Semaine

     

    le petit berger marche et porte la lumière 

     

    Lucas espérait bien retrouver Flocon. C’était son agneau préféré… Il était si frêle et si petit. Tout de suite Lucas l’avait pris sous sa protection et il était vraiment triste de la savoir tout seul dans cette nuit froide. Les autres bergers avaient renoncé et étaient retournés rejoindre les autres. Mais Lucas continuait à marcher…  Il avait confiance, car au ciel, les étoiles éclairaient de plus en plus le chemin… Lucas en était tout en intrigué et irrésistiblement, une étoile plus brillante que les autres semblait l’attirer vers une petite cabane perdue dans les collines. D’un pas décidé, il s’en approcha, poussa la porte et … Oh, surprise ! Il y avait là Jonas, Matthieu, Joël, Jérémie, Elie, Syméon, tous ses amis bergers… Les regards de tous étaient posés sur un petit bébé qui dormait dans une mangeoire. Lucas sentit aussi se presser contre ses jambes fatiguées quelque chose de doux, de chaud. Il se pencha et vit le petit mouton qu’il avait tant cherché.

    Il s’avança tout tremblant et déposa devant le nouveau-né la lanterne qui avait éclairé sa route. Il ne savait que dire… mais il lui semblait que toute l’étable était remplie de lumière et que son cœur était tout brûlant et rempli de joie au contact de ce petit enfant. Il n’avait maintenant qu’une envie, c’était de courir annoncer cette nouvelle extraordinaire ! Mais là commence une autre histoire que tu découvriras bientôt… Fin.

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  • L'ETOILE DE NOËL

    C'était la nuit de Noël et Jonathan était triste. Il marchait seul dans les rues de la ville. Autour de lui, des gens pressés faisaient leurs derniers achats avant le réveillon. Ce n'étaient pas ses habits de guenilles ni sa pauvreté qui rendaient triste Jonathan. Depuis la mort de ses parents, il en avait pris l'habitude.

    Mais on était le jour de Noël ! C'était la coutume de recevoir des cadeaux. Et lui n'aurait rien ! Il trouvait le Bon Dieu injuste.

    Il s'assit sur un banc et se mit à pleurer.

    Un homme s'approcha doucement de lui :

    - Eh là, gamin, on est le jour de Noël ! C'est pas chrétien de pleurer ainsi.

    Jonathan leva les yeux...

    Il aperçut un drôle de bonhomme qui poussait un vieux landau rempli de ferrailles. Sa barbe était si épaisse qu'on voyait à peine son visage. Son manteau était rapiécé. Ses chaussures étaient très usées. Il avait vraiment tout du clochard... Pourtant, il portait un chapeau melon flambant neuf et ses yeux brillaient d'une étrange lumière.

    - C'est bien pour ça que je pleure, maugréa Jonathan. C'est le jour de Noël et personne ne me fera de cadeaux.

    Le vieil homme parut embarrassé :

    - Allons, allons !

    Il fureta dans sa ferraille, sans doute à la recherche de quelques vieux jouets déglingués qui se perdent parfois au milieu des poubelles, mais il ne trouva rien. Il se gratta la tête, bien embêté...

    Puis il s'assit à côté de Jonathan et le prit par l'épaule :

    - Approche un peu, petit homme !

    Jonathan se serra contre lui.

    - Ecoute, je vais te dire un secret.

    Jonathan ouvrit de grands yeux ronds :

    - ... Un secret ?

    -         Je suis un magicien, petit homme... et je vais te faire un cadeau comme personne n'en a jamais eu.

     

    Les yeux de Jonathan s'ouvrirent encore pareils à deux pièces d'une livre, tandis que l'homme dressait le doigt vers le ciel.

    - Tu vois cette étoile, tout là haut ?

    - Oui ! souffla Jonathan.

    - Eh bien, c'est l’étoile de Noël. Elle annonce la venue d’un sauveur. Je te le donne. Ce sera ton cadeau de Noël !

    - Merci monsieur ! C'est gentil ! Mais que ferai-je d'une étoile du

    ciel ?

    - Allons, ne comprends-tu pas ? Ce sera ta bonne étoile. Elle te portera chance. Elle t'amènera l'amitié, l'amour, la générosité... Elle te guidera lorsque tu seras perdu...

    - Mais comment saurai-je que c'est la mienne ? Et si quelqu'un veut me la prendre ?

    - Alors là, répliqua le magicien en souriant, voilà un problème qui va être vite résolu.

    Il sortit de sa poche un parchemin

    TITRE DE PROPRIETE DE L’ETOILE DE NOËL

    Moi, le magicien du ciel j'atteste qu'en ce jour du 24 décembre 2012, je fais don de cette étoile de Noël à...

    - Au fait, comment t'appelles-tu, mon petit ?

    - Jonathan Finn... avec deux N.

    - ... fais don de cette étoile à Jonathan Finn.

    Je signe et puis voilà.

    Il tendit le papier à Jonathan qui le sera contre son cœur puis se perdit dans la contemplation de son étoile. Il était désormais propriétaire, et pas de n'importe quoi. De l’étoile de Noël ! Lorsqu'il sortit de sa rêverie, le bonhomme avait disparu.

    Cette disparition était si étrange que Jonathan crut même un instant qu'il avait tout imaginé... Pourtant, il avait bien entre ses mains le titre de propriété.

    Il se leva et sauta sur place pour se réchauffer, heureux comme il ne l'avait jamais été.

    Une dame qui passait lui donna  un peu de monnaie. Un homme lui donna une baguette de pain chaud.

    Jonathan tourna les yeux vers son étoile pour la remercier.

     Il alla s'asseoir à coté d’un tas de chiffon et arracha un bout de croûte de son pain.

     Une délicieuse odeur lui monta aux narines. C'est alors qu’il vit que le tas de chiffons bougeait.

    Ce n'était pas un tas de chiffons. C'était une petite fille qui essayait de se réchauffer sous une couverture.

    Jonathan lui donna un morceau de pain qu'elle engloutit en le regardant avec de pauvres yeux tristes.

    Jonathan se sentit si heureux qu'il aurait voulu que tout le monde soit gai comme lui. Il partagea avec elle la grosse miche de pain, mais elle gardait toujours ses pauvres yeux plus transparents que l'eau.

    Avec son argent, il alla lui acheter une sucette

     Mais la fillette n'eut qu'un pâle sourire qui fendit le cœur de Jonathan.

    Alors, il se tourna vers son étoile et cela lui donna une idée :

    - Tu vois cette étoile là haut, eh bien, c'est mon astéroïde à moi.

    La fillette ouvrit des yeux grands comme des soucoupes.

    - Je ne blague pas ! ajouta Jonathan. Regarde mon titre de propriété. C'est le magicien des étoiles qui me l'a donné.

    Et il lut à haute voix :

    - " J'atteste qu'en ce jour de 24 décembre 2012, je fais don de l’étoile de Noël à Jonathan Finn. "

    Cette fois, la petite fille paraissait émerveillée.

    - Eh bien, ajouta Jonathan, si tu me fais un vrai sourire, je t'en donne la moitié.

    On peut bien la partager cette bonne étoile…

    Le visage de la fillette s'illumina...

    Elle lui pressa la main de ses petits doigts maigres et ils partirent tous les deux sur la route, en direction de leur bonne étoile.

     

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  • L’Avent, une marche vers la lumière

     

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    3Eeme semaine

     

    Le petit berger accueille et partage

     

    Lucas avait donc rejoint ses amis Matthieu et Jonas qui arpentaient les collines dans tous les sens pour retrouver leurs agneaux. Vainement, ils appelaient l’un puis l’autre… Grisou… Flocon… Mais la nuit restait silencieuse… Ils devenaient de plus en plus inquiets. Le maître ne serait pas content de voir ses troupeaux décimés, surtout s’il apprenait qu’on avait laissé s’éteindre le feu. Il fallait à tout prix retrouver les animaux. Tout à coup, dans un champ d’oliviers, des sons plaintifs attirèrent l’attention de Lucas. Il s’approcha et il vit un petit garçon qui pleurnichait sous un arbre.

    - Pourquoi pleures-tu lui demanda Lucas ? Et que fais-tu là, tout seul à cette heure ?

    - Je…je…je suis venu chercher du bois et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais je me suis perdu et maintenant qu’il fait nuit, je n’arrive plus à retrouver mon chemin, bredouilla l’enfant.

    - Attends, reprit Lucas, on va t’aider. Où habites-tu ?

    - Derrière les champs de blé de la mère Rachel à l’entrée de Bethléem.

    - Mais tu as froid... reprit Lucas. Tiens, prends ma peau de mouton.

    Le visage de l’enfant s’éclaira et les bergers l’entrainèrent alors vers le village et le ramenèrent chez lui… Ensuite, ils se remirent en route toujours à la recherche de leurs agneaux. On eut dit que la nuit devenait plus claire… De belles étoiles éclairaient le ciel… Lucas frissonna sans sa veste de laine, mais la joie d’avoir aidé cet enfant le réchauffa tout au fond de son cœur. C’est alors qu’un bêlement se fit entendre dans la nuit. Voilà que Grisou courait vers eux, tout content d’avoir retrouvé ses maîtres. Le petit mouton vint se pelotonner près de Jonas, qui tout joyeux, le mit sur ses épaules et repartit en sifflotant…

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  • L’Avent, une marche vers la lumière

     

    2 ème semaine

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    Le petit berger voit

     

    Lucas s’était donc endormi au coin du feu… Ce soir-là, Jonas et Matthieu veillaient. Sans cesse, ils alimentaient le brasier, mais la journée avait été rude et au cours de la nuit, malgré leur vigilance, ils s’étaient assoupis et le feu avait fini par s’éteindre… C’est alors que tout à coup un long hurlement se fit entendre. Un loup rôdait autour du camp. Les bêtes effrayées couraient dans tous les sens. Les bergers furent vite réveillés et Jonas se hâta de raviver le feu tandis que les autres tentaient de calmer les brebis qui se bousculaient. Bientôt les hurlements s’estompèrent dans la nuit et les bergers se mirent à compter les moutons. Mais voilà que trois animaux manquaient à l’appel : Blanchette, Grisou et Flocon… Aussitôt, Matthieu et Jonas se mirent en route, sommant aussi Syméon de les accompagner. Mais Lucas vit bien que Syméon n’était pas rassuré. Aussitôt, il proposa de prendre sa place en disant que son petit compagnon était bien fatigué, car c’était lui qui avait ramené le bois pour le feu ce jour-là. Les bergers acceptèrent et Lucas les suivit en lançant un petit clin d’oeil à Syméon qui était tout content de pouvoir continuer à dormir. Et nos trois bergers s’enfoncèrent dans la nuit à la recherche des moutons. Pour éclairer le chemin, chacun prit soin d’emmener sa lanterne. Tout à coup au détour du sentier, Lucas aperçut une brebis qui se cachait dans les buissons. Il approcha la flamme de sa lanterne et reconnut Blanchette qui tremblait de peur sous le feuillage. Il la prit dans ses bras et bien vite, il la ramena près du troupeau. Puis, il rejoignit les autres, toujours à la recherche de Grisou et Flocon. (A suivre)

     

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  • L’Avent, une marche vers la lumière

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    1ere semaine

    Lepetit berger écoute et veille

     

    Connais-tu Lucas, le petit berger? Et bien, je vais te raconter son histoire. Il y a bien longtemps dans les collines de Judée, vivait  Lucas, le petit berger. Il était au service de Monsieur Ruben, un riche propriétaire qui exploitait des terres dans la région de Bethléem. Lucas n’était pas seul pour veiller sur le grand troupeau de chèvres et de moutons. Il y avait Elie, le vieux berger... Oh, il n’était plus très efficace,  Elie, car il ne voyait plus très clair...Pourtant, il connaissait chacune des brebis et reconnaissait chacune à sa voix. En plus, il avait toujours de belles histoires à raconter pour le bonheur de Lucas qui adorait s’asseoir au coin du feu pour écouter le vieux berger...Il y avait aussi Jonas, Matthieu et Joël... Eux, ils ne rigolaient pas avec le travail, mais  malgré leur rudesse, Lucas les aimait bien, car ils avaient toujours des tas de choses à apprendre aux plus jeunes pour se débrouiller dans les moments difficiles. Ainsi, grâce à Jonas, Lucas avait appris à soigner une brebis blessée. Et puis, il y avait Jérémie et Syméon... Ils étaient encore bien jeunes comme  Lucas, mais tous étaient fiers de gagner un peu de pain et de fromage qu’ils apportaient dès qu’ils le pouvaient à leur famille restée au village. Ce soir là, ils étaient tous rassemblés au coin du feu... Les nuits sont froides en hiver, dans les collines de Bethléem et il faisait bon se réchauffer près du foyer. Mais aussi, les flammes dansant dans la nuit,  éloignaient les bêtes sauvages. Le loup, en effet, n’était jamais loin et Lucas savait qu’un berger devait veiller et écouter pour prévenir les dangers qui sans cesse menaçaient le troupeau. Alors, Lucas avait à cœur d’ouvrir ses  oreilles et de guetter le moindre  il finissait toujours par s’endormir...  Il était confiant cependant, car il savait que deux bergers se relayaient toute la nuit pour assurer la garde des moutons.( A suivre)

     

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  • Merci

            Je sortais du magasin et la neige recommençait à tomber. A quelques jours de Noël, j’étais plutôt content, car pour une fois, je m’y prenais à temps pour les cadeaux. J’avais l’impression que j’allais fêter un beau Noël en famille. Si cette neige durait, cela allait être un Noël blanc, superbe.

            En plus, un jeune prêtre, jeune et dynamique, venait d’arriver en paroisse. Je pressentais une messe de Noël belle, avec une homélie à la portée de tous et surtout pas trop longue. Brefs, j’étais absorbé dans mes pensées lorsqu’un pauvre au coin de la rue me tendit la main. C’était un SDF que je voyais souvent et qui, en fin de compte, m’énervait avec son air de susciter la pitié.

            Je lui fis un sourire forcé, et c’était bientôt Noël, alors je lui donnai la pièce. Je m’attendais à un merci lorsqu’il me répondit : « Non merci » ?

    J’étais déjà parti dans mon élan lorsque sa réponse me stoppa net. Comment ça, « Non merci » ?

    « Non », mon pauvre me disait que ma pièce était fausse. Je le regardais. Elle ne me paraissait pas plus fausse qu’une autre. Cela m’énerva un peu, mais j’en cherchai une autre, plus grosse. Il me la rendit aussi. La moutarde commença à me monter au nez. Je le regardais plus qu’agacer. J’ouvris nerveusement mon portefeuille et lui tendis un billet. Il le regarda, me fixa, puis tranquillement m’affirma que ce n’était pas un vrai. Il se moque de moi, pensais-je, il n’a plus sa raison, il joue, ce n’est pas possible.

    Je n’osais pas lui demander ce qu’il voulait, craignant qu’il veuille la totalité de mon argent. Enfin, je lui offrais deux billets et là, c’était bon, pensais-je. Ma main était figée dans le vent et les billets flottaient dans l’air. Je le regardais en le fixant intensément, l’air de dire : «  Tu les prends ces billets, ne n’ai pas ce ça à faire, et puis c’est ta dernière chance… »

    Le pauvre regarda les billets et sourit, puis fit non de la tête. Alors là, c’était trop ! Je rangeais le tout dans mon sac en haussant les épaules et commençais à partir. Il lança : « C’est pas grave ! » et renchérit : « La prochaine fois ce sera avec le cœur ! Là, pièces et billets seront vrais. » Je restais, paralysé, traversé par une onde de choc. Cet homme me raconta, lorsque je finis par m’asseoir à côté de lui, qu’il avait appris, petit, que Dieu aimait celui qui donne avec joie.

    Avec ma femme et mes enfants, nous en avons parlé et, le soir de Noël après la messe, nous avons dit au reste de la famille : « Devinez qui vient dîner ? »

    (Christophe Hadevis)

     

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  • Le concierge du ciel

     

    Après que l’étoile eut guidé les rois mages jusqu’à la crèche, le concierge du ciel se demanda : « Que faire de cette nouvelle étoile ? Où la placer ? »

    Il sillonna le ciel, fit le tour des constellations et demanda aux myriades d’étoiles si elles ne pouvaient pas se serrer un peu, laisser un peu d’espace, faire une petite place à cette nouvelle venue...
    « Il n’en est pas question, répondirent-elles, nous sommes installées dans cet ordre depuis toujours, il est impossible de changer notre ordonnance ! » Du côté de la Voie Lactée, même réponse de la Grande Ourse : « Pas de place ! »
    « Que faire ? », se demanda-t-il. « Cette étoile a un destin particulier, elle a guidé les mages jusqu’au Sauveur du monde. Elle a obéi à des lois particulières. Elle est très proche de la Terre... Elle est très proche de la Terre : mais oui, la voilà la solution ! Je vais la donner au monde. »
    Alors, il alla dans son atelier, et là, il cassa l’étoile en mille morceaux, en mille éclats dont il remplit son tablier. Il sortit et, comme le semeur, à la volée, il lança les éclats d’étoile partout sur la Terre.
    Mais ils n’allèrent pas n’importe où : certains se logèrent dans les chambres des hôpitaux et devinrent les veilleuses dont les malades ont tant besoin pour ne pas être angoissés la nuit. D’autres descendirent au fond des mines, là où les mineurs de fond ont besoin d’être guidés par une lampe frontale. D’autres encore se placèrent comme fanaux sur les barques, dans les phares sur la mer, pour éviter aux embarcations de s’échouer sur les rochers. Enfin, le plus grand nombre vint habiter le cœur des hommes.
    Chacun de nous a reçu un éclat de l’étoile de Noël. À nous de le faire briller, de raviver sans cesse cet éclat de lumière dans notre cœur.

    Conte paru dans la presse paroissiale du diocèse d’Annecy

     


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  • Appuyé sur la crèche

     

        Quelqu'un me raconta un jour une anecdote à propos de la crèche de Noël que montait chaque année sa famille.

        Chaque année on ressortait du placard les décorations de Noël ainsi que tous les personnages en plâtre de la nativité. Cette année là l'un des bergers avait été endommagé par son long séjour en boîte. Sa jambe était cassée et, par malheur, il fallait que ce soit le berger préféré du petit garçon. Vous savez, c'est le berger qui porte un agneau sur ses épaules... Il en faut au moins un dans toutes les crèches qui se respectent. Le petit garçon était bien triste. Il lui était impossible de recoller la jambe cassée du berger qui ne pouvait pas tenir sur une seule jambe. Que faire? Le petit garçon n'en avait pas vu un pareil au magasin. Sa mère, qui avait l'esprit pratique et une plus longue expérience que son fils, lui dit alors: «Essaie d'appuyer ton berger sur le berceau du petit Jésus, peut-être qu'il pourra ainsi tenir.» Le jeune garçon essaya et revint en courant vers sa mère en disant: «Maman, cela marche, mon berger tient bien!»

        La maman ajouta alors: «Tu vois, pour nous c'est pareil, on ne tient bien que si on s'appuie sur Jésus.»

     

    Pierre-Paul Lafond

    Tiré de La Lettre de la paroisse Bedford / Acton Vale

    Décembre 1997

    http://www.granby.net/~santschi/noel/noelhistoires.htm

     


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  • Conte de Noël

    Un vieux frère que je ne connaissais pas et n'avais pas vu venir, me toucha l'épaule en souriant, et me fit signe de le suivre. Il ouvrit la porte de l'église, s'effaça devant moi, puis referma la porte. Il avançait sans bruit, et j'essayais moi-même de marcher sur la pointe des pieds, car le moindre craquement résonnait ici étrangement. Non loin de l'autel, il a allumé une lumière, s'est retourné, et m'a montré du doigt au bas d'un pilier une sorte de coffret vitré, tandis qu'il me regardait droit dans les yeux, avec un sourire émerveillé. Il y avait là un poupon tout nu, en celluloïd, sur un peu de paille. Nous nous sommes mis à genoux tous les deux. C'était au visage radieux de ce vieux moine que je pensais. Il n'avait pas le droit de me dire un mot, mais voulait me communiquer sa joie, et Dieu sait si je la comprenais. Dans cette église où j'étais à genoux, par ce matin de Noël, il faisait bien froid, mais quelle allégresse en moi, et quelle chaleur au cœur ! Je savais très bien que j'étais devant une poupée médiocre, mais je me disais aussi que le Christ était né, et qu'on ne pouvait plus être triste.

    (José Cabanis)

     

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