22 Décembre 2014, HIVER
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 BONJOUR

 

Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends, respire profondément avec confiance, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore, ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur, puis quand il te parle, lève toi et va où il te porte (Susana Tamaro)

 

 

BIENVENUE SUR MON BLOG
 
 

« Etre philosophe, ce n’est pas seulement avoir des pensées subtiles, ni même fonder une école, c’est aimer la sagesse à tel point que l’on vit selon ses exigences : une vie de simplicité, d’indépendance, de générosité, de confiance. C’est résoudre quelques-uns des problèmes de la vie, non seulement en théorie, mais aussi en pratique.

(Thoreau)

 

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Les Saintes

 Ne juge pas la journée en fonction de la récolte du soir

Mais d’après les graines que tu as semées. »

(Robert Louis Stevenson)

« Rien ne doit troubler le rythme de ton pas. Si ton pas est sûr, qu’elle que soit la nature du sol, ta progression sera irrésistible. La chose est vraie dans toute action. De même dans toute pensée ; si tu sais dompter tes émotions et unifier tes tendances contraires pour les ramener au juste sentiment, la souffrance et la joie se rejoindront dans l’imperturbable sérénité ».

(François Garagnon)

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Merci à tous, de vos passages, de vos commentaires, de votre présence. Vous êtes  nombreux à venir chercher un peu de douceur, de paix, et d’amour dans cet espace créé pour  vous.

Alors encore merci,

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Je vous souhaite à tous une année pleine d’espoir, de joie et de bonheur.

Surtout, ne vous laissez pas aller au découragement, il y a toujours une petite lumière qui brille au fond de  votre cœur, pour vous réchauffer.

Rester à l’écoute des petits bonheurs, qui sont présent tous les jours

Autour de vous.

Avec de la joie dans les yeux,

De l’amour dans le cœur,

La vie peut être plus belle.

Merci de vos passages sur mon monde tout au long de cette année.

Renal


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Les quatre cadeaux

 

Bonjour les enfants, où allez-vous, le pas décidé ?

Nous sommes en retard, nous n’avons toujours pas trouvé les cadeaux que nous allions partager ensemble à la maison !

Ah, mais vous avez raison, c’est vrai que l’on s’approche de Noël !

Pour ma part,  je ne sais pas trop comment je vais le vivre où le préparer cette année…

Tenez, regardez, j’ai déjà reçu 4 paquets cadeaux, mais comme je suis seul, j’attendais un peu pour les déballer. La joie de la surprise n’a de valeur que si on peut la partager ! Mais puisque vous êtes là, j’ai bien envie de vous en faire profiter.

 Qui sait, vous allez peut-être trouver ce que vous allez pouvoir offrir à votre tour.

(Et l’homme fait ouvrir aux enfants le premier paquet. Attention FRAGILE…

Les enfants l’ouvrent délicatement. C’est une toute petite bougie sur laquelle est accroché un poème)

On ne voit pas grand-chose, murmure un enfant. La nouvelle télé 16/9 de mes parents c’est autre chose, les images sont mieux qu’en vrai ! Là ce n’est qu’une bougie !

Et tu n’as pas vu ma dernière console : les images sont en 3 D !

Moi, mon ordinateur a 2 giga de mémoire et je peux y mettre plein de musique !

Attendez les enfants, faisons un peu le noir pour observer ce qui se passe.

 

(L’homme allume la petite bougie)

Vous voyez, en plein jour, elle serait passée inaperçue.

C’est dans l’obscurité que la lumière se révèle et fait découvrir ce qui nous entoure.

Regardez autour de vous, vos yeux vont s’habituer à elle et à son tour elle vous montrera ce que vous n’aviez peut-être pas encore aperçu…

L’important n’est pas la bougie, mais ce qu’elle éclaire… Mais assez parlé, lisons ensemble le poème que l’on y a accroché :

« Je suis la bougie de la vigilance. Les belles choses et tout particulièrement l’amour semblent toujours venir à l’improviste, quand on ne s’y attend pas. Alors tenez-vous prêts, restez éveillés et disponibles pour ne manquer aucun de ses rendez-vous ! Demain, aujourd’hui, tout à l’heure… »

 

Vous savez, je crois qu’il y a aussi des cœurs privés de lumière, de considération  ou d’amour. Beaucoup de personnes ne croient plus en l’avenir parce qu’elles ont été déçues, que la maladie ou l’échec les a blessées, découragées.

 Comment Noël peut-il leur apporter cette étincelle d’espérance ?

 

(L’homme propose alors d’ouvrir le deuxième paquet cadeau. Toujours l’étiquette « Attention FRAGILE ». C’est une lampe à huile ! les enfants semblent déçus… Mais l’homme l’allume délicatement et fait lire le texte qui l’accompagne)

« Je suis la flamme de la patience. Aujourd’hui tout le monde court après le temps, après la vie. Et chacun finit par se dire : je n’ai pas le temps, je n’ai pas le temps !

Regarde-moi, je suis toute petite et je n’ai que très peu d’huile, pourtant je resterai là toute la nuit, j’attendrai patiemment le jour, je sais qu’il viendra et qu’il chassera toutes les ombres. »

Est-ce que ça veut dire, murmure un enfant, que l’on peut prendre son temps pour faire les choses ? Moi, mon père n’arrête pas de dire : allez, dépêche-toi, on n’a pas le temps, dépêche-toi…

Moi, c’est pareil, et le mercredi c’est encore pire, on n’a jamais le temps.

Cela veut surtout dire, reprend l’homme, que c’est en s’arrêtant de courir que l’on pourra faire attention à la parole qui nous est adressée, que c’est en faisant silence dans son cœur que l’on entendra quelqu’un d’autre nous parler….

 

L’homme demande aux enfants d’ouvrir le troisième paquet. Toujours l’étiquette « Attention FRAGILE ». C’est une flamme magique qui jette des éclairs colorés lorsqu’elle est allumée. Les enfants poussent des cris de joie tout autour, puis se partagent la lecture du texte)

Ca au moins, c’est cool…..

Oui, mais c’est dommage que ça ne serve qu’une fois !

Peut-être reprend l’homme, mais vos cris de joie vont m’accompagner plus longtemps que vous ne croyez. Le bonheur donné ne s’use pas… Et puis qui nous empêche d’en avoir d’autres à partager ?

Ecoutons le message :

« je suis la flamme de la gaieté, de la joie, du bonheur. Je vous dis que vous êtes aimables et que vous êtes aimés ! On ne peut pas vivre sans amour ! Je voudrais vous apprendre à regarder chacun avec les yeux d’un papa, d’une maman, d’un frère. Je voudrais vous apprendre à pardonner, à ne pas vous enfermer dans le passé et vos regrets. Je voudrais vous redonner envie de croire en vous et en demain »

 

(L’homme demande aux enfants d’ouvrir le quatrième paquet. Toujours l’étiquette : « Attention FRAGILE ». C’est une lampe tempête. En l’allumant, l’homme explique :)

Autrefois, cette lampe était fort utile : grâce  à elle on pouvait retrouver son chemin, même dans la nuit noire, même sous la pluie et le vent. Elle ne semble pas très importante et pourtant, grâce à elle, nos pas deviennent plus sûrs, la route semble plus facile.

Moi, ça me fait penser à la fois ou l’on s’était perdu dans le camping. On n’avait pas pris de lampe et tout était noir autour de nous….

Moi, j’ai une petite veilleuse dans ma chambre pour ne pas avoir peur du noir.

Tu as peur du noir ! Ho, il a peur du noir…

Tout le monde craint l’obscurité un jour ou l’autre, reprend l’homme, ne pas en voir peur serait même inconscient ! Lisons maintenant le petit mot…

 

« Je suis la flamme de toutes les alliances, de tous les rendez-vous. Je viens vous dire que plus jamais vous ne serez seuls. Même dans la tempête, même dans l’obscurité, dans les nuits les plus sombres, je ne vous abandonnerai jamais ! »

 

(L’homme reprend la parole)

Avant de vous laisser partir je voudrais vous confier un dernier secret, vous remettre un dernier cadeau…

Un cadeau, mais tu n’avais que 4 paquets !

Oui, nous avons partagé la vigilance, la patience, la joie, l’amour mais il me reste un autre cadeau fragile, très fragile….

 

(L’homme remet aux enfants une belle Bible)

il est lourd, murmure un enfant, mais il n’est pas si fragile que ça, il n’est pas en sucre !

« Détrompez-vous (reprends l’adulte), c’est très fragile.

Dieu a voulu donner à l’humanité son plus beau cadeau : il lui a confié sa Parole.

Oh, il devait bien savoir que sa Parole ne serait pas forcément bien comprise, qu’elle serait mal interprétée, parfois déformée, ridiculisée….

Alors il lui a confié son propre fils, son enfant.

Oh, la vie n’allait pas lui faire de cadeau non plus, mais l’amour est à ce prix : plus il est grand et plus il est fragile !

Oui, notre Dieu est plus fragile que nous le pensons.

Loin des caméras et des projecteurs, il se mêle à la foule anonyme, parmi les plus faibles, les plus démunis, les pauvres, les malades, ceux qui sont abandonnés.

Et sa parole se tient là, dans l’ombre, comme s’il mendiait, on dirait qu’Il ne veut déranger personne, qu’Il ne veut forcer personne à Le reconnaître.

 Mais si vous vous arrêtez, si vous goûtez à sa Parole, alors vous comprendrez….

(Trouvé sur http://www.idees-cate.com/celebrations/celenoel

 

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Dimanche 21 Décembre 2014 à 08h59 dans Contes de Noël2 commentaire(s)

 

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Les étoiles de Noël

 

Les étoiles de Noël, ne brillent pas dans les nuages,

Elles éclairent comme un soleil, tous nos gestes de partage.

Elles vivent bien longtemps, au creux des mains des enfants,

De ceux qui ont toujours l'âge d'offrir avec joie leur temps.

 

1. Pour qu'un beau jour tous les grands redeviennent des enfants,

Il te faut construire des ponts, qui demain nous uniront.

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2. Pour que tes frères soient libres d'enfin parler à leur guise,

Il te faut trouver les mots qui changeront l'opinion.

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3. Pour soulager les misères, qui font tant pleurer la terre,

Il te faut offrir ton cœur donner de toi le meilleur.

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Ces étoiles de Noël, comme un espoir dans le ciel,

Annonceront la naissance d'un monde plus fraternel

 

(Groupe Totem)

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Samedi 20 Décembre 2014 à 10h13 dans Poémes de noëlPoster un commentaire

L’Avent, une marche vers la lumière

 

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4eme Semaine

 

le petit berger marche et porte la lumière 

 

Lucas espérait bien retrouver Flocon. C’était son agneau préféré… Il était si frêle et si petit. Tout de suite Lucas l’avait pris sous sa protection et il était vraiment triste de la savoir tout seul dans cette nuit froide. Les autres bergers avaient renoncé et étaient retournés rejoindre les autres. Mais Lucas continuait à marcher…  Il avait confiance, car au ciel, les étoiles éclairaient de plus en plus le chemin… Lucas en était tout en intrigué et irrésistiblement, une étoile plus brillante que les autres semblait l’attirer vers une petite cabane perdue dans les collines. D’un pas décidé, il s’en approcha, poussa la porte et … Oh, surprise ! Il y avait là Jonas, Matthieu, Joël, Jérémie, Elie, Syméon, tous ses amis bergers… Les regards de tous étaient posés sur un petit bébé qui dormait dans une mangeoire. Lucas sentit aussi se presser contre ses jambes fatiguées quelque chose de doux, de chaud. Il se pencha et vit le petit mouton qu’il avait tant cherché.

Il s’avança tout tremblant et déposa devant le nouveau-né la lanterne qui avait éclairé sa route. Il ne savait que dire… mais il lui semblait que toute l’étable était remplie de lumière et que son cœur était tout brûlant et rempli de joie au contact de ce petit enfant. Il n’avait maintenant qu’une envie, c’était de courir annoncer cette nouvelle extraordinaire ! Mais là commence une autre histoire que tu découvriras bientôt… Fin.

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Samedi 20 Décembre 2014 à 09h52 dans Contes de Noël1 commentaire(s)
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Vendredi 19 Décembre 2014 à 07h53 dans Citations en imagesPoster un commentaire

Pensée revigorante 389

 

« Laissons les gens “intelligents” douter, critiquer, définir et classer les choses. L’homme de cœur croit. Et le monde appartient à celui qui croit le plus.» Henry Miller

 

Notre esprit critique n’est pas toujours de nature à nourrir notre discernement, notre perfectionnisme ou notre exigence. Il s’agit parfois d’un exercice de style aussi puéril que stérile qui consiste à se poser en s’opposant. Le monde commence à nous échapper au moment où nous avons plus de choses à redire que de choses à dire. Au moment où le ressentiment domine le sentiment. Au moment où nous sommes davantage enclins à condamner qu’à louer. Défions-nous du scepticisme qui est davantage un sabreur d’enthousiasme qu’un conducteur d’énergie. C’est l’intelligence du cœur, bien plus que celle de la tête, qui nous permettra de fortifier nos grands projets et de les mener à bien. Le fin stratège, le froid cérébral peut se targuer de bien des succès. Mais la victoire finale, c’est le passionné, le cœur brûlant, qui l’emportera.  C’est la puissance de la ferveur, et non celle du calcul, qui doit nous mobiliser, nous conduire et nous transformer. Soyons des êtres ardents, et ne laissons pas notre qualité d’être détournée par les cyniques et les madrés. 

François Garagnon http://www.montecristo-editions.com 

 

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Vendredi 19 Décembre 2014 à 07h50 dans Pensées revigorantes de François Garagnon1 commentaire(s)

Citations extraites de « Pour vivre en harmonie avec la Nature »

 

Les saisons

 

« Assis tranquillement sans rien faire,

On voit arriver le printemps

Et l’herbe pousser toute seule. »

(Proverbe bouddhique)

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« Antisthène parle d’une contrée fort lointaine

Où le froid est si intense que les mots gèlent

Aussitôt prononcés et qu’il faut attendre

Le dégel pour qu’ils deviennent audibles,

De sorte que des paroles prononcées en hiver

Ne peuvent être entendues avant l’été suivant. »

(Plutarque)

 

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« Quel feu pourra jamais équivaloir aux rayons du soleil un jour d’hiver, lorsque les souris des champs sortent des anfractuosités des murs et que la mésange à plastron crie dans les dédales boisés ?

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La chaleur vient directement du soleil, elle n’est pas issue de la terre, comme en été ; et lorsque nous sentons les rayons du soleil dans le dos alors que nous arpentons un vallon enneigé, nous sommes reconnaissants comme d’un bienfait spécial et bénissons le soleil qui nous a suivis en ce lieu écarté.

(Henry David Thoreau)

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« L’hiver, saison interminable, est propice à la collecte d’instants dorés, à l’embarquement pour un voyage sentimental et à l’appréciation de chaque heure oisive. (Jane Yong)

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« Un mot gentil peut réchauffer durant trois mois d’hiver. »

(Proverbe japonais)

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L’arbre

Tout seul,
Que le berce l’été, que l’agite l’hiver,
Que son tronc soit givré ou son branchage vert,
Toujours, au long des jours de tendresse ou de haine,
Il impose sa vie énorme et souveraine
Aux plaines.

Il voit les mêmes champs depuis cent et cent ans
Et les mêmes labours et les mêmes semailles ;
Les yeux aujourd’hui morts, les yeux
Des aïeules et des aïeux
Ont regardé, maille après maille,
Se nouer son écorce et ses rudes rameaux.
Il présidait tranquille et fort à leurs travaux ;
Son pied velu leur ménageait un lit de mousse ;
Il abritait leur sieste à l’heure de midi
Et son ombre fut douce
A ceux de leurs enfants qui s’aimèrent jadis.

Dès le matin, dans les villages,
D’après qu’il chante ou pleure, on augure du temps ;
Il est dans le secret des violents nuages
Et du soleil qui boude aux horizons latents ;
Il est tout le passé debout sur les champs tristes,
Mais quels que soient les souvenirs
Qui, dans son bois, persistent,
Dès que janvier vient de finir
Et que la sève, en son vieux tronc, s’épanche,
Avec tous ses bourgeons, avec toutes ses branches,
- Lèvres folles et bras tordus -
Il jette un cri immensément tendu
Vers l’avenir.

Alors, avec des rais de pluie et de lumière,
Il frôle les bourgeons de ses feuilles premières,
Il contracte ses nœuds, il lisse ses rameaux ;
Il assaille le ciel, d’un front toujours plus haut ;
Il projette si loin ses poreuses racines
Qu’il épuise la mare et les terres voisines
Et que parfois il s’arrête, comme étonné
De son travail muet, profond et acharné.

Mais pour s’épanouir et régner dans sa force,
Ô les luttes qu’il lui fallut subir, l’hiver !
Glaives du vent à travers son écorce.
Cris d’ouragan, rages de l’air,
Givres pareils à quelque âpre limaille,
Toute la haine et toute la bataille,
Et les grêles de l’Est et les neiges du Nord,
Et le gel morne et blanc dont la dent mord,
jusqu’à l’aubier, l’ample écheveau des fibres,
Tout lui fut mal qui tord, douleur qui vibre,
Sans que jamais pourtant
Un seul instant
Se ralentît son énergie
A fermement vouloir que sa vie élargie
Fût plus belle, à chaque printemps.

En octobre, quand l’or triomphe en son feuillage,
Mes pas larges encore, quoique lourds et lassés,
Souvent ont dirigé leur long pèlerinage
Vers cet arbre d’automne et de vent traversé.
Comme un géant brasier de feuilles et de flammes,
Il se dressait, superbement, sous le ciel bleu,
Il semblait habité par un million d’âmes
Qui doucement chantaient en son branchage creux.
J’allais vers lui les yeux emplis par la lumière,
Je le touchais, avec mes doigts, avec mes mains,
Je le sentais bouger jusqu’au fond de la terre
D’après un mouvement énorme et surhumain ;
Et J’appuyais sur lui ma poitrine brutale,
Avec un tel amour, une telle ferveur,
Que son rythme profond et sa force totale
Passaient en moi et pénétraient jusqu’à mon coeur.

Alors, j’étais mêlé à sa belle vie ample ;
Je me sentais puissant comme un de ses rameaux ;
Il se plantait, dans la splendeur, comme un exemple ;
J’aimais plus ardemment le sol, les bois, les eaux,
La plaine immense et nue où les nuages passent ;
J’étais armé de fermeté contre le sort,
Mes bras auraient voulu tenir en eux l’espace ;

Mes muscles et mes nerfs rendaient léger mon corps
Et je criais : ” La force est sainte.
Il faut que l’homme imprime son empreinte
Tranquillement, sur ses desseins hardis :
Elle est celle qui tient les clefs des paradis
Et dont le large poing en fait tourner les portes “.
Et je baisais le tronc noueux, éperdument,
Et quand le soir se détachait du firmament,
je me perdais, dans la campagne morte,
Marchant droit devant moi, vers n’importe où,
Avec des cris jaillis du fond de mon coeur fou.

Emile Verhaeren

 

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Mercredi 17 Décembre 2014 à 10h10 dans Citations en imagesPoster un commentaire

Citations extraites du livre

«Pour vivre dans l’Amour et dans la Paix »

La quiétude

 

« Il faut s’efforcer d’avoir un esprit tranquille. Si les yeux sont constamment en mouvement, ils ne peuvent apprécier  un bel objet se trouvant devant eux ; ils regardent dans telle ou telle direction et ne peuvent donc discerner la subtilité des formes et des couleurs de l’objet. De même si l’esprit est constamment en mouvement, distrait, par un millier de questions terre à terre, il ne peut appréhender la vérité. » (Saint Basile le Grand)

 

« L’éloge et le blâme, le gain et la perte, le plaisir et la peine vont et viennent comme le vent. Pour être heureux, repose-toi tel un grand arbre au milieu des autres. »

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Le village sans nom

 

Il était une fois un village qui n'avait pas de nom. Personne ne l'avait jamais présenté au monde. Personne n'avait jamais prononcé la parole par laquelle une somme de maisons, un écheveau de ruelles, d'empreintes, de souvenirs sont désignés à l'affection des gens et à la bienveillance de Dieu. On ne l'appelait même pas " Le village sans nom ", car ainsi nommé, il se serait aussitôt vêtu de mélancolie, de secret, de mystère, d'habitants crépusculaires, et il aurait pris place dans l'entendement des hommes. Il aurait eu un nom. Or, rien ne le distinguait des autres, et pourtant il n'était en rien leur parent, car seul il était dépourvu de ce mot sans lequel il n'est pas de halte sûre. Les femmes qui l'habitaient n'avaient pas d'enfants. Personne ne savait pourquoi. Pourtant nul n'avait jamais songé à aller vivre ailleurs, car c'était vraiment un bel endroit que ce village. Rien n'y manquait, et la lumière y était belle.

 

Or il advint qu'un jour une jeune femme de cette assemblée de cases s'en fut en chantant par la brousse voisine. Personne avant elle n'avait eu l'idée de laisser aller ainsi les musiques de son cœur. Comme elle ramassait du bois et cueillait des fruits, elle entendit soudain un oiseau répondre à son chant dans le feuillage. Elle leva la tête, étonnée, contente.

- Oiseau, s'écria-t-elle, comme ta voix est heureuse et bienfaisante ! Dis-moi ton nom, que nous le chantions ensemble !

L'oiseau voleta de branche en branche parmi les feuilles bruissantes, se percha à portée de main et répondit :

- Mon nom, femme ? Qu'en feras-tu quand nous aurons chanté ?

- Je le dirai à ceux de mon village.

- Quel est le nom de ton village ?

- Il n'en a pas, murmura-t-elle, baissant le front.

- Alors devine le mien ! Lui dit l'oiseau dans un éclat moqueur.

Il battit des ailes et s'en fut. La jeune femme, piquée au cœur, ramassa vivement un caillou et le lança à l'envolé. Elle ne voulait que l'effrayer. Elle le tua. Il tomba dans l'herbe, saignant du bec, eut un sursaut misérable et ne bougea plus. La jeune femme se pencha sur lui, poussa un petit cri désolé, le prit dans sa main et le ramena au village.

Au seuil de sa case, les yeux mouillés de larmes, elle le montra à son mari. L'homme fronça les sourcils, se renfrogna et dit :

- Tu as tué un laro. Un oiseau-marabout. C'est grave.

Les voisins s'assemblèrent autour d'eux, penchèrent leurs fronts soucieux sur la main ouverte où gisait la bestiole.

- C'est en effet un laro, dirent-ils. Cet oiseau est sacré. Le tuer porte malheur.

- Que puis-je faire, homme, que puis-je faire ? gémit la femme, tournant partout la tête, baisant le corps sans vie, essayant de le réchauffer contre ses lèvres tremblantes.

- Allons vois le chef du village, dit son mari.

Ils y furent, femme, époux et voisins Quand la femme eut conté son aventure, le chef du village, catastrophé, dit à tous :

- Faisons-lui de belles funérailles pour apaiser son âme. Nous ne pouvons rien d'autre.

Trois jours et trois nuits, on battit le tam-tam et l'on dansa autour de l'oiseau-marabout. Puis on le pria de ne point garder rancune du mal qu'on lui avait fait, et on l'ensevelit.

Six semaines plus tard, la femme qui avait la première chanté dans la brousse et tué le laro se sentit un enfant dans le ventre Jamais auparavant un semblable évènement n'était survenu au village. Dès qu'elle l'eut annoncé, toute rieuse, sous l'arbre au vaste feuillage qui ombrageait la place, on voulut fêter l'épouse féconde et l'honorer comme une porteuse de miracle. Tous, empressés à la satisfaire, lui demandèrent ce qu'elle désirait. Elle répondit :

- L'oiseau-marabout est maintenant enterré chez nous. Je l'ai tué parce que notre village n'avait pas de nom. Que ce lieu où nous vivons soit donc appelé Laro, en mémoire du mort. C'est là tout ce que je veux.

- Bien parlé, dit le chef du village

On fit des galettes odorantes, on but jusqu'à tomber dans la poussière et l'on dansa jusqu'à faire trembler le ciel

La femme mit au monde un fils. Alors toutes les épouses du village se trouvèrent enceintes. Les ruelles et la brousse alentour s'emplirent bientôt de cris d'enfants. Et aux voyageurs fourbus qui vinrent (alors que nul n'était jamais venu) et qui demandèrent quel était ce village hospitalier où le chemin du jour les avait conduits, on répondit fièrement :

- C'est celui de Laro.

A ceux qui voulurent savoir pourquoi il était ainsi nommé, on conta cette histoire. Et à ceux qui restèrent incrédules et exigèrent la vérité, on prit coutume de dire :

- D'abord fut le chant d'une femme.

Le chant provoqua la question.

La question fit surgir la mort.

La mort fit germer la vie.

La vie mit au monde le nom. "

(Henri Gougaud, Contes d'Afrique)

 

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Mardi 16 Décembre 2014 à 09h20 dans Contes d'Henri Gougaud1 commentaire(s)

« J’ai besoin de sentir que je suis, que je suis unique capable d'aimer et de vivre reconnu et apprécié pas seulement un spectateur mais participant à la vie pleinement, pleinement humaine dansant avec l'humanité. »

« La vie est une vigne en fleur : trop de lumière... ou trop peu trop d'eau... ou pas assez le fléau, la mort... desséchée, noyée la vie appelle des mains délicates, douces qui savent la quantité d'eau la quantité de lumière nécessaire au moment opportun. Nous faisons partie de la création où toute vie est appelée à grandir, fleurir et porter du fruit. Pour se développer la vie a besoin de la sécurité d'une famille d'amis d'une communauté de frères et sœurs qui mettent leur confiance dans l'Esprit, une force est donnée pour affronter la peur et l'angoisse et les inconnus qui pourraient menacer la floraison de la vie »

Jean Vanier (extraits de  « Larmes de silence »)

 

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L'ETOILE DE NOËL

C'était la nuit de Noël et Jonathan était triste. Il marchait seul dans les rues de la ville. Autour de lui, des gens pressés faisaient leurs derniers achats avant le réveillon. Ce n'étaient pas ses habits de guenilles ni sa pauvreté qui rendaient triste Jonathan. Depuis la mort de ses parents, il en avait pris l'habitude.

Mais on était le jour de Noël ! C'était la coutume de recevoir des cadeaux. Et lui n'aurait rien ! Il trouvait le Bon Dieu injuste.

Il s'assit sur un banc et se mit à pleurer.

Un homme s'approcha doucement de lui :

- Eh là, gamin, on est le jour de Noël ! C'est pas chrétien de pleurer ainsi.

Jonathan leva les yeux...

Il aperçut un drôle de bonhomme qui poussait un vieux landau rempli de ferrailles. Sa barbe était si épaisse qu'on voyait à peine son visage. Son manteau était rapiécé. Ses chaussures étaient très usées. Il avait vraiment tout du clochard... Pourtant, il portait un chapeau melon flambant neuf et ses yeux brillaient d'une étrange lumière.

- C'est bien pour ça que je pleure, maugréa Jonathan. C'est le jour de Noël et personne ne me fera de cadeaux.

Le vieil homme parut embarrassé :

- Allons, allons !

Il fureta dans sa ferraille, sans doute à la recherche de quelques vieux jouets déglingués qui se perdent parfois au milieu des poubelles, mais il ne trouva rien. Il se gratta la tête, bien embêté...

Puis il s'assit à côté de Jonathan et le prit par l'épaule :

- Approche un peu, petit homme !

Jonathan se serra contre lui.

- Ecoute, je vais te dire un secret.

Jonathan ouvrit de grands yeux ronds :

- ... Un secret ?

-         Je suis un magicien, petit homme... et je vais te faire un cadeau comme personne n'en a jamais eu.

 

Les yeux de Jonathan s'ouvrirent encore pareils à deux pièces d'une livre, tandis que l'homme dressait le doigt vers le ciel.

- Tu vois cette étoile, tout là haut ?

- Oui ! souffla Jonathan.

- Eh bien, c'est l’étoile de Noël. Elle annonce la venue d’un sauveur. Je te le donne. Ce sera ton cadeau de Noël !

- Merci monsieur ! C'est gentil ! Mais que ferai-je d'une étoile du

ciel ?

- Allons, ne comprends-tu pas ? Ce sera ta bonne étoile. Elle te portera chance. Elle t'amènera l'amitié, l'amour, la générosité... Elle te guidera lorsque tu seras perdu...

- Mais comment saurai-je que c'est la mienne ? Et si quelqu'un veut me la prendre ?

- Alors là, répliqua le magicien en souriant, voilà un problème qui va être vite résolu.

Il sortit de sa poche un parchemin

TITRE DE PROPRIETE DE L’ETOILE DE NOËL

Moi, le magicien du ciel j'atteste qu'en ce jour du 24 décembre 2012, je fais don de cette étoile de Noël à...

- Au fait, comment t'appelles-tu, mon petit ?

- Jonathan Finn... avec deux N.

- ... fais don de cette étoile à Jonathan Finn.

Je signe et puis voilà.

Il tendit le papier à Jonathan qui le sera contre son cœur puis se perdit dans la contemplation de son étoile. Il était désormais propriétaire, et pas de n'importe quoi. De l’étoile de Noël ! Lorsqu'il sortit de sa rêverie, le bonhomme avait disparu.

Cette disparition était si étrange que Jonathan crut même un instant qu'il avait tout imaginé... Pourtant, il avait bien entre ses mains le titre de propriété.

Il se leva et sauta sur place pour se réchauffer, heureux comme il ne l'avait jamais été.

Une dame qui passait lui donna  un peu de monnaie. Un homme lui donna une baguette de pain chaud.

Jonathan tourna les yeux vers son étoile pour la remercier.

 Il alla s'asseoir à coté d’un tas de chiffon et arracha un bout de croûte de son pain.

 Une délicieuse odeur lui monta aux narines. C'est alors qu’il vit que le tas de chiffons bougeait.

Ce n'était pas un tas de chiffons. C'était une petite fille qui essayait de se réchauffer sous une couverture.

Jonathan lui donna un morceau de pain qu'elle engloutit en le regardant avec de pauvres yeux tristes.

Jonathan se sentit si heureux qu'il aurait voulu que tout le monde soit gai comme lui. Il partagea avec elle la grosse miche de pain, mais elle gardait toujours ses pauvres yeux plus transparents que l'eau.

Avec son argent, il alla lui acheter une sucette

 Mais la fillette n'eut qu'un pâle sourire qui fendit le cœur de Jonathan.

Alors, il se tourna vers son étoile et cela lui donna une idée :

- Tu vois cette étoile là haut, eh bien, c'est mon astéroïde à moi.

La fillette ouvrit des yeux grands comme des soucoupes.

- Je ne blague pas ! ajouta Jonathan. Regarde mon titre de propriété. C'est le magicien des étoiles qui me l'a donné.

Et il lut à haute voix :

- " J'atteste qu'en ce jour de 24 décembre 2012, je fais don de l’étoile de Noël à Jonathan Finn. "

Cette fois, la petite fille paraissait émerveillée.

- Eh bien, ajouta Jonathan, si tu me fais un vrai sourire, je t'en donne la moitié.

On peut bien la partager cette bonne étoile…

Le visage de la fillette s'illumina...

Elle lui pressa la main de ses petits doigts maigres et ils partirent tous les deux sur la route, en direction de leur bonne étoile.

 

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Lundi 15 Décembre 2014 à 09h15 dans Contes de Noël1 commentaire(s)

Recette de la Paix

En cette fin d'année, nous vous proposons une recette "spécial Noël" pour préparer une bûche de la paix. Cette recette est très facile à réaliser, les débutants peuvent se lancer- et elle est surtout très peu coûteuse.

Prendre un saladier de générosité
Y mettre une cuillère à soupe d'accueil.
Casser dessus une demi-douzaine de bonjour, de s'il vous plaît, de merci, d'au revoir...
Mélanger le tout avec votre spatule de sourire.
Ajouter un peu de parole et beaucoup d'écoute.
A ce moment, introduire délicatement quelques grammes de levain d'amour.
Laisser reposer un bon moment.
Détendre ensuite la pâte avec un demi-litre d'aide et un demi litre de soutien.
Bien mélanger.
Rajouter ce qu'il faut de tolérance pour rendre votre pâte homogène.
Mettre à four chaud en surveillant avec attention.
Si en gonflant, le contenu déborde du plat,
Piquer avec une bonne dose de pardon.
Quand votre pâte vous paraît bien cuite
Roulez-la sur une toile de tendresse
Puis la remplir d'une crème de calme et de sérénité...
Saupoudrez d'une pincée d'humour et de compassion.

Votre bûche de Noël est maintenant prête à être partagée
Avec tous ceux qui sont autour de vous.

 

(Trouvé sur http://www.idees-cate.com/celebrations/celenoel)

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Lundi 15 Décembre 2014 à 09h08 dans Beaux textes philosophiques et spirituels1 commentaire(s)

 

 

4_advent

Allume une bougie

 

Allume une bougie,

une bougie pour la vie

Allume une bougie,

Aujourd’hui

 

Une bougie d’amour

pour les enfants blessés,

Une bougie d’amour

Au cœur de nos foyers.

 

Une bougie du ciel

Pour l’enfant des prisons,

Une bougie du ciel

Au cœur de nos maisons.

 

Une bougie de paix

Aux enfants de la guerre,

Une bougie de paix

Aux enfants de la terre.

 

Une bougie de joie

Au fond des petits yeux,

Une bougie de joie

Aux préférés de Dieu

 
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Dimanche 14 Décembre 2014 à 09h33 dans Poémes de noël1 commentaire(s)
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