28 Novembre 2014, St J. de la March
Rubriques
Newsletter
  • _00014.jpg

 BONJOUR

 

Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends, respire profondément avec confiance, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore, ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur, puis quand il te parle, lève toi et va où il te porte (Susana Tamaro)

 

 

BIENVENUE SUR MON BLOG
 
 

« Etre philosophe, ce n’est pas seulement avoir des pensées subtiles, ni même fonder une école, c’est aimer la sagesse à tel point que l’on vit selon ses exigences : une vie de simplicité, d’indépendance, de générosité, de confiance. C’est résoudre quelques-uns des problèmes de la vie, non seulement en théorie, mais aussi en pratique.

(Thoreau)

 

Les Saintes (29)
 
Les Saintes

 Ne juge pas la journée en fonction de la récolte du soir

Mais d’après les graines que tu as semées. »

(Robert Louis Stevenson)

« Rien ne doit troubler le rythme de ton pas. Si ton pas est sûr, qu’elle que soit la nature du sol, ta progression sera irrésistible. La chose est vraie dans toute action. De même dans toute pensée ; si tu sais dompter tes émotions et unifier tes tendances contraires pour les ramener au juste sentiment, la souffrance et la joie se rejoindront dans l’imperturbable sérénité ».

(François Garagnon)

p1010001_imagesia-com_kgnh_large

 

Merci à tous, de vos passages, de vos commentaires, de votre présence. Vous êtes  nombreux à venir chercher un peu de douceur, de paix, et d’amour dans cet espace créé pour  vous.

Alors encore merci,

18

Je vous souhaite à tous une année pleine d’espoir, de joie et de bonheur.

Surtout, ne vous laissez pas aller au découragement, il y a toujours une petite lumière qui brille au fond de  votre cœur, pour vous réchauffer.

Rester à l’écoute des petits bonheurs, qui sont présent tous les jours

Autour de vous.

Avec de la joie dans les yeux,

De l’amour dans le cœur,

La vie peut être plus belle.

Merci de vos passages sur mon monde tout au long de cette année.

Renal


IMG_0845
Photo Renal, prise au Parc Zoologique de Paris
sully prudonmùes
Vendredi 28 Novembre 2014 à 07h39 dans Poèmes diversPoster un commentaire

Pensée revigorante 386

 

« C’est peut-être l’enfance qui approche le plus de la “vraie vie”. »

André Breton

 

Et si c’était l’enfance qui détenait le don de sagesse ?

Pour Novalis, « où est l’enfance est l’âge d’or ».Et Blaise Pascal prétendait que « la sagesse nous envoie à l’enfance ». Pourquoi cette apologie de l’enfance, alors que cette période de la vie n’est pas un aboutissement mais un devenir ? Peut-être parce que l’enfance est l’âge des premières fois, et que c’est dans l’inaugural que nous donnons le meilleur de nous-mêmes. En effet, c’est alors que notre attention est le plus instamment conviée, et que nos qualités sont le plus expressément sollicitées dans leur singularité, loin de tout conformisme. C’est donc l’âge de l’éveil — des éveils successifs, devrait-on dire. Or, être en éveil, n’est-ce pas précisément être vivant ? Cet esprit d’enfance est érodé par l’usure de l’émerveillement, par la répétition des jours, des habitudes et des actes. À moins que nous ne soyons tout à fait vigilants, au point de retrouver cette fraîcheur et ce bienheureux appétit de vivre.

 

François Garagnon http://www.montecristo-editions.com 

 

scan310

Su Tung-Po et Fo Ying

 

Su Tung-Po était un poète, Fo Ying était un maître zen, et tous deux étaient bons amis. Ils avaient leur maison au bord du même fleuve, Fo Ying sur une rive et Su Tung-Po en face, sur la rive opposée.

Un matin, Su Tung-Po rend visite à Fo Ying, mais Fo Ying est absent. Son ami griffonne ces mots sur une feuille de papier qu'il glisse sous la porte close : "Su Tung Po, poète accompli que rien ne saurait émouvoir, même le plus grand vent du monde, est venu te voir ce matin."

Fo Ying, au soir, rentre chez lui. Il trouve, il lit, part d'un grand rire. Il ajoute au bas de la feuille : " Ce que tu viens d'écrire là ne vaut pas un pet de lapin. " Il fait porter à son ami la lettre et son bref commentaire. Su Tung-Po le lit. Il se vexe, met sa barque à l'eau, traverse le fleuve, entre chez Fo Ying. Il rugit :

- Comment oses-tu affirmer que la prose de Su Tung-Po ne vaut pas un pet de lapin ?

- Comment croire, répond Fo Ying, que l'humble pet d'une bestiole ait suffi à pousser Su Tung-Po jusqu'ici, lui que rien ne peut émouvoir, même le plus grand vent du monde ? "

(Henri Gougaud, Petits contes de sagesse pour temps turbulents)

 

scan957
Mercredi 26 Novembre 2014 à 09h17 dans Contes d'Henri Gougaud1 commentaire(s)

Ta main soutient les mondes

 

En toi Jésus, j’ai toutes choses,

J’ai les blés, les fleurs demi closes.

Myosotis, bouton d’or, belles roses,

Du blanc muguet, j’ai la fraîcheur, l’odeur.

 

J’ai la lyre mélodieuse,

La solitude harmonieuse.

Fleuves, rochers, cascade gracieuse,

Daim léger, gazelle, écureuil, chevreuil.

En toi, j’ai source et colline,

Lianes, pervenche, aubépine,

Frais nénuphars, chèvrefeuille, églantine,

Le friselis du peuplier léger.

 

Toi dont la main soutient les mondes,

Qui plante les forêts profondes,

Toi qui d’un seul coup d’œil les rends fécondes,

Tu me suis d’un regard d’amour toujours.

 

Sœur Thérèse de Lisieux

IMG_20141002_145217
Mardi 25 Novembre 2014 à 09h46 dans Beaux textes philosophiques et spirituels1 commentaire(s)

Extraits du livre : « Accomplis ce pour quoi tu es fait »

D’Anselm Grün

 

« Dieu ne peut se loger que dans un cœur largement ouvert, il ne trouve pas sa place dans les espaces petits et exigus. L’étroitesse d’esprit n’abrite que nos propres représentations de Dieu et non le Dieu véritable. Quand on a un grand cœur, on est libéré de cette fâcheuse tendance à juger les autres et à se mettre en colère contre eux. On ne tient plus, envers et contre tout, à des normes rigides, parce qu’on a ressenti le souffle de la liberté de l’Esprit divin. »

fleurs_autre027

 

« Quand  on a appris à se connaitre, on jette sur soi-même et donc sur les autres un regard plus indulgent. On est aimable par désir et non par devoir, et l’amabilité reflète alors l’ouverture du cœur. »

fleurs_autre027

« La spiritualité authentique ses distingue par cette capacité à voir le bien même en celui qui semble méchant ou qui agit mal. Je ne ferme pas les yeux sur le mal, mais je regarde plus loin pour atteindre le noyau de bonté en lequel je crois. »

 

Ici se terminent les extraits de ce très beau livre, très profond, riche en spiritualité. Merci à ceux qui se sont arrêtés sur ses extraits. Renal

 

scan802
Lundi 24 Novembre 2014 à 13h59 dans Extraits de livres lusPoster un commentaire
fleurs135
Dimanche 23 Novembre 2014 à 15h37 dans Citations en images1 commentaire(s)

Souviens-toi

 

Tu ouvres déjà grand tes ailes, dans le lointain
Et moi j'ai comme un gout de sel, au creux des mains
Je croyais savoir quoi te dire, je ne sais rien
Et là-bas dans ton avenir, il y a quelqu'un

Souviens-toi
Qui tu es, d'où tu viens, où tu vas
Quelque soit le chemin sous tes pas
De choisir l'amour, quand il viendra
Tout arrive si vite
Souviens-toi
De garder le soleil dans tes bras
D'oublier tous les mauvais endroits
De rêver toujours, envole-toi

A trop vouloir te protéger, ce serait mal
Un oiseau c'est fait pour voler, loin d'une cage
Tu verras avec tes grands yeux, tu pleureras
Parfois même quand le ciel est bleu, il y a des vagues


Souviens toi
Qui tu es, d'où tu viens, où tu vas
Quelque soit le chemin sous tes pas
De choisir l'amour, quand il viendra
Tu as grandi si vite


Un beau jour tu te poseras, sur une branche
Tu y chanteras la chanson, de ton enfance
Puis sur un plus petit que toi, tu veilleras
Caché dans les plis de son front, je serai là

Souviens toi
Qui tu es, d'où tu viens, où tu vas
Quelque soit le chemin sous tes pas
De choisir l'amour, quand il viendra
La vie passe si vite

Florent Pagny

scan801
Samedi 22 Novembre 2014 à 09h13 dans ChansonsPoster un commentaire

Papillon

 

J’aimerais, dans ma maison,

Avoir pour seul compagnon

Un très joli papillon

Qui de saison en saison

Changerait de couleur.

 

Il serait vert au printemps

Comme les feuilles mignonnes,

Bleu en été, couleur du temps,

Marron dès que viendrait l’automne

Et, dans les mois d’hiver, tout blanc.

 

Parfois, pour la fantaisie,

Rose, violet, mauve ou gris,

Mais jamais le papillon noir

De l’ennui et du désespoir.

 

Jean Joubert extrait de « L’amitié des bêtes »

fleurs129
Vendredi 21 Novembre 2014 à 07h41 dans LES ANIMAUX EN POESIEPoster un commentaire

« Le soir d’une journée où l’on a été semeur de paix, on s’endort heureux »

André Sève

 

Songez qu’en vous levant le matin, vous avez le pouvoir d’inventer votre journée. Malgré les obligations, le programme, les impératifs de la vie quotidienne qui semblent restreindre votre liberté à la portion congrue, vous disposez malgré tout d’espaces de générosité, de gratuité, de spontanéité, de joies à partager ou à transmettre qui, dans le bilan de votre journée, compteront peut être d’avantage que l’exercice de responsabilités importantes. D’une même journée, vous pouvez faire maintes choses : gagner beaucoup d’argent, donner beaucoup de temps, rencontrer beaucoup de gens. Cependant, les actes qui feront notre sérénité le soir venu, ce sont les actes qui relient les êtres entre eux, qui font grandir la compréhension, l’amitié et la paix. Emile de Girardin disait joliment « qu’on a jamais perdu sa journée quand on contribué pour sa part à faire pénétrer dans une âme humaine un peu de gaieté et de lumière.

François Garagnon http://www.montecristo-editions.com

 

6
b6913bbc-1e7e-4964-88dd-9fd790574c87
Jeudi 20 Novembre 2014 à 09h32 dans Poèmes divers1 commentaire(s)

Extraits du livre : « Accomplis ce pour quoi tu es fait »

D’Anselm Grün

« L’amour qui émane d’une personne reste la preuve parfaite de son degré de spiritualité. Attention, n’oublions pas de distinguer entre exigence d’amour et amour véritable. Il ne suffit pas non plus d’affirmer l’importance de l’amour, sans jamais l’éprouver ni le donner. L’amour se traduit d’abord par un sentiment de bienveillance et chaleur ressenti auprès d’une personne qui rayonne. Au contraire, certaines personnes qui prônent l’amour du prochain montrent pourtant un visage dur  qui n’exprime absolument pas l’amour. Nous pouvons ensuite remarquer que l’amour se traduit par l’engagement envers son prochain, par la volonté de le soutenir en cas de besoin, sans calcul ni espoir de retour. »

016

« Nous pouvons faire naître la paix en nous grâce à un dialogue incessant avec nous-mêmes. Jamais il ne faut réduire au silence nos émotions, mais au contraire les prendre en compte et dans un échange avec elles, tenter de les comprendre. Il est important aussi de prendre en compte nos passions, de songer à la place que nous voulons leur donner. Les émotions et les passions ne seront ainsi plus des adversaires, elles seront bien plutôt à notre service. »

 

La Rochelle, Aquarium (19)
Jeudi 20 Novembre 2014 à 09h23 dans Extraits de livres lus1 commentaire(s)

Merci

        Je sortais du magasin et la neige recommençait à tomber. A quelques jours de Noël, j’étais plutôt content, car pour une fois, je m’y prenais à temps pour les cadeaux. J’avais l’impression que j’allais fêter un beau Noël en famille. Si cette neige durait, cela allait être un Noël blanc, superbe.

        En plus, un jeune prêtre, jeune et dynamique, venait d’arriver en paroisse. Je pressentais une messe de Noël belle, avec une homélie à la portée de tous et surtout pas trop longue. Brefs, j’étais absorbé dans mes pensées lorsqu’un pauvre au coin de la rue me tendit la main. C’était un SDF que je voyais souvent et qui, en fin de compte, m’énervait avec son air de susciter la pitié.

        Je lui fis un sourire forcé, et c’était bientôt Noël, alors je lui donnai la pièce. Je m’attendais à un merci lorsqu’il me répondit : « Non merci » ?

J’étais déjà parti dans mon élan lorsque sa réponse me stoppa net. Comment ça, « Non merci » ?

« Non », mon pauvre me disait que ma pièce était fausse. Je le regardais. Elle ne me paraissait pas plus fausse qu’une autre. Cela m’énerva un peu, mais j’en cherchai une autre, plus grosse. Il me la rendit aussi. La moutarde commença à me monter au nez. Je le regardais plus qu’agacer. J’ouvris nerveusement mon portefeuille et lui tendis un billet. Il le regarda, me fixa, puis tranquillement m’affirma que ce n’était pas un vrai. Il se moque de moi, pensais-je, il n’a plus sa raison, il joue, ce n’est pas possible.

Je n’osais pas lui demander ce qu’il voulait, craignant qu’il veuille la totalité de mon argent. Enfin, je lui offrais deux billets et là, c’était bon, pensais-je. Ma main était figée dans le vent et les billets flottaient dans l’air. Je le regardais en le fixant intensément, l’air de dire : «  Tu les prends ces billets, ne n’ai pas ce ça à faire, et puis c’est ta dernière chance… »

Le pauvre regarda les billets et sourit, puis fit non de la tête. Alors là, c’était trop ! Je rangeais le tout dans mon sac en haussant les épaules et commençais à partir. Il lança : « C’est pas grave ! » et renchérit : « La prochaine fois ce sera avec le cœur ! Là, pièces et billets seront vrais. » Je restais, paralysé, traversé par une onde de choc. Cet homme me raconta, lorsque je finis par m’asseoir à côté de lui, qu’il avait appris, petit, que Dieu aimait celui qui donne avec joie.

Avec ma femme et mes enfants, nous en avons parlé et, le soir de Noël après la messe, nous avons dit au reste de la famille : « Devinez qui vient dîner ? »

(Christophe Hadevis)

 

nozl390
Mercredi 19 Novembre 2014 à 09h25 dans Contes de Noël1 commentaire(s)

 

herissons010

 

Hérisson

 

Mère hérisson et ses enfants :

Fagot d’épines ; trois châtaignes,

S’en vont sur l’herbe des champs

Que le vent peigne et dépeigne,

herissons005

Grognent comme des porcelets,

Grattent leurs puces, hochent la tête

Et viennent boire le lait

Du chat dans son assiette.

Si le chat veut les manger,

Il se piquera le nez !

 

Jean Joubert extrait de « L’amitié des bêtes »

herissons007
Mercredi 19 Novembre 2014 à 09h18 dans LES ANIMAUX EN POESIE1 commentaire(s)

Une patte à tâtons

 

Le petit chat nommé Chaton

Mettait sa patte-z-à-tâtons

Dans le tricot de Madelon,

Dans la soupe de potiron,

Dans la barbe d’oncle Léon,

Dans le pot de lait de Suzon,

Madelon, Suzon et Léon,

Et la soupe de potiron

Disaient au chat nommé Chaton :

 

« Si tu mets ta patte à tâtons

Dans la soupe de Madelon,

Dans la barbe d’oncle Léon,

Méfie-toi, chat nommé Chaton,

On te donnera du bâton. »

 

Chaton n’entendait pas raison,

Il mit la patte-z-à-tâtons

Dans la braise et dans les brandons.

 

Voilà pourquoi le chat Chaton

Porte une poupée de chiffon

Qu’à sa patte noua Madelon.

 

Claude Roy

2
Mardi 18 Novembre 2014 à 09h34 dans Poème de Claude Roy1 commentaire(s)
Horloge
Statistiques
  • 9 connecté(s)
    Total de 1 645 343 visiteur(s)
    Site créé le 13/06/2007
    Mise à jour le 28/11/2014
Citation du jour
  • " On ne diminue jamais le bonheur en le partageant." . "
    (Bouddha) 
Moteur de recherche