• Extraits du livre : « Graines de sens »

    52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur »

    D’Olivier Clerc

    52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur (Éclairage de la raison :  Ne pas masquer la lumière de la sagesse.)

    Éclairage de la raison :

    Ne pas masquer la lumière de la sagesse.

     

    Dans la journée, quand le soleil brille, on ne distingue aucune autre lumière dans le ciel, car celui-ci est totalement saturé par la lumière solaire. C’est seulement une fois que notre astre disparaît derrière l’horizon dans un dernier flamboiement de couleurs que les millions d’étoiles s’allument dans le ciel et se révèlent à nos yeux émerveillés, traçant dans le firmament nocturne toutes sortes de figures et motifs que les hommes n’ont eu de cesse de déchiffrer. Ce n’est également qu’à la faveur de la nuit que la lune peut nous offrir la douceur particulière de son rayonnement...

     

    De manière analogue, dans la vie de l’être humain, tant que la raison et l’intellect nous aveuglent de leurs brillants éclairages, souvent superficiels, elles nous dissimulent toutes les autres sources de lumière. Pour contacter les étoiles, ces lumières spirituelles supraconscientes qui peuplent notre ciel intérieur, il faut s’abandonner à la méditation, à la prière ou à la contemplation. En effet, ces pratiques font disparaître le mental à l’horizon de nos pensées et lui substituent le rayonnement stellaire qui a toujours guidé les hommes, cette lumière première dont l’espace obscur est pourtant saturé, une lumière curieusement invisible dont la raison n’offre qu’un pâle reflet. Alors, dans cette nuit intérieure, une fois le mental couché, même notre lune intérieure - symbole de l’imagination féconde et des reflets de l’inconscient - peut elle aussi déverser sur nous ses trésors: c’est là que nous viennent les inspirations et la créativité.

     

     Ne laissez pas le soleil de la raison monopoliser votre ciel intérieur, au risque que sa lumière - dont une juste dose est utile et nécessaire - ne transforme votre jardin intérieur en un triste et brûlant désert. Laissez leur part aux étoiles et à la nuit, et récoltez chaque matin la rosée qui s’est délicatement déposée en vous.

     

    52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur (Éclairage de la raison :  Ne pas masquer la lumière de la sagesse.)

     


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  • Extraits du livre : « Graines de sens »

    52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur »

    D’Olivier Clerc

    Cap sur la vie :

    Voguez toutes voiles dehors !

     

    Avez-vous déjà observé comment est fait un bateau à voiles?

    De manière schématique, un voilier comprend une coque dotée d’un mât, une voile et un gouvernail. La coque est la partie solide qui vous soutient et vous abrite durant la traversée. La voile que viennent gonfler généreusement les vents, c’est ce qui vous permet de progresser inlassablement vers votre but. Enfin, le gouvernail vous permet de choisir votre destination, de garder le cap tout en orientant judicieusement votre bateau, de manière qu’il tire parti de tous les vents.

    Quelle belle métaphore de l’existence!

     

    Au plan symbolique, la coque est votre corps physique,

    votre « embarcation » pour la grande traversée de la vie (et le mât, la colonne vertébrale !). La voile qui se gonfle et vous propulse en avant, c’est votre cœurs, c’est la force des sentiments et des désirs qui vous animent. Enfin, le gouvernail, c’est votre mental: grâce à lui, vous pouvez vous diriger, choisir une destination plutôt qu’une autre, donner un sens à votre parcours en mer et rester fixé sur votre but.

    À quoi ressemble votre bateau à vous ? Certains ont un bon gouvernail, mais peu ou pas de voilure: l’intellect marche bien, mais le cœur n’est pas dilaté, les choses n’avancent pas. Pour d’autres, c’est l’inverse: leurs voiles sont gonflées à bloc, mais ils ne savent pas tenir la barre et tournent en rond. Ils bougent beaucoup, mais sans but précis. D’autres encore n’ont pas assez pris soin de leur coque qui s’est abîmée et prend l’eau...

    Pour être de bons navigateurs, il faut savoir bien entretenir son bateau (le corps), offrir généreusement ses voiles (le cœur) aux souffles changeants de la vie et tenir bon le gouvernail (l’intellect) sans rigidité, mais en restant bien fixé sur sa destination. Bonne traversée à vous!

     

    Métaphores pour cultiver son jardin intérieur (Cap sur la vie :  Voguez toutes voiles dehors !)

    BRO WAROK Bretagne aout 2013


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  • Extraits du livre : « Graines de sens »

    52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur »

    D’Olivier Clerc

    Métaphores pour cultiver son jardin intérieur (Pousse de soja :  Une leçon de droiture)

    Pousse de soja :

    Une leçon de droiture

     

    Savez-vous pourquoi les graines de soja que l’on fait germer chez soi poussent généralement entortillées sur elles- mêmes, alors que celles que l’on trouve dans le commerce sont bien droites, tendues, et d’apparence plus tonique? Il y a une astuce !

    En effet, la clé, pour obtenir le même résultat chez vous, consiste à poser une planche surmontée d’un bon poids par-dessus les graines à germer, après les avoir étalées bien à plat sur un linge humide. Pour croître, celles-ci vont désormais devoir pousser contre la lourde résistance de la planche (d’où leur nom de pousses de soja, sans doute!). Ce faisant, elles vont à leur tour grandir fortes et droites.

     

    Dans notre existence à nous, vous l’avez sans doute observé sur vous-même ou dans votre entourage, c’est également la confrontation à des difficultés et des épreuves qui nous contraint à faire des efforts pour y résister. Ce refus de se laisser écraser par la pression extérieure et ce déploiement de toutes nos ressources intérieures nous aident à devenir des êtres « droits », forts, verticalistes

    Alors, quand les temps sont durs, quand les difficultés s’accumulent et nous pèsent, plutôt que de maudire le sort, d’en vouloir aux autres, à la vie ou au ciel, autant apprendre à utiliser ces circonstances comme des occasions de nous renforcer et, en suivant l’exemple des vaillantes pousses de soja, de tendre toujours plus résolument vers le haut, vers la lumière!

    Métaphores pour cultiver son jardin intérieur (Pousse de soja :  Une leçon de droiture)

     


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  • Extraits du livre : « Graines de sens »

    52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur »

    D’Olivier Clerc

    Pollutions intérieures

    Un élément pour purifier les trois autres.

     

    Dans la nature, on peut polluer la terre et les sols. Il est également possible de polluer l’eau, les rivières et les océans. Enfin, la pollution peut aussi contaminer l’air et l’atmosphère. Ces trois types de pollution sont observables par n’importe qui aujourd’hui: elles sont devenues un sujet de préoccupation majeur. Les trois éléments de base ont leurs équivalents en nous, connus des sages et des poètes: ce sont le corps (la terre), le cœur (l’eau) et l’intellect (l’air).

    Ces trois dimensions de notre être subissent également des pollutions correspondantes:

    des toxines s’accumulent dans le corps, dues à notre façon de nous nourrir et de nous soigner;

    des émotions négatives obstruent et encrassent par moments le cœur, par manque d’hygiène émotionnelle;

    de sombres pensées obscurcissent parfois notre mental, qui est également saturé jour après jour d’informations négatives.

    Il reste toutefois un quatrième élément, le plus mystérieux de tous: le feu. Chose intéressante: on ne peut pas polluer cet élément-là. Au contraire, même: c’est souvent le feu qui permet de dépolluer les trois autres en brûlant leurs scories, afin de leur restituer leur pureté originelle.

    Dans toutes les traditions, le feu est un symbole de l’esprit, comme en témoignent les bougies qu’on allume dans les lieux de culte. En nous, le feu correspond à notre dimension spirituelle, à notre étincelle divine.

    En intensifiant ce feu intérieur, nous pouvons également parvenir à purifier progressivement les trois autres niveaux de notre être.

     

    Œuvrez chaque jour à insuffler plus de spiritualité dans votre vie, avec la méthode ou la voie qui vous convient, et ce feu intérieur croissant dépolluera progressivement tout en vous: il vous fera don d’un mental éclairé, d’un cœur chaleureux et d’un corps débordant de force et de vie.

     

    Métaphores pour cultiver son jardin intérieur ( Pollutions intérieures  Un élément pour purifier les trois autres.)

     


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  • Extraits du livre : « Graines de sens »

    52 métaphores pour cultiver son jardin intérieur »

    D’Olivier Clerc

    Cicatriser son cœur : La voie royale du pardon.

     

    Si vous êtes victime d’une agression entraînant une blessure physique, et que celle-ci est superficielle, votre corps sera capable de cicatriser pratiquement tout seul. En revanche, si la blessure est plus grave ou plus profonde, vous irez voir un médecin pour vous faire recoudre ou plâtrer. Jamais il ne vous viendrait à l’idée d’attendre que votre agresseur en personne revienne vous désinfecter et vous recoudre. En outre, aller chez le médecin ne vous empêchera pas d’aller ensuite à la police. Guérir votre corps est une chose; porter plainte contre l’agresseur en est une autre, et vous ne les confondez pas. Alors, pourquoi tomber dans cette confusion quand c’est notre cœur qui est blessé, cette fois? Pourquoi s’imaginer que seul notre agresseur a la capacité de nous guérir? Pourquoi lier notre guérison à son comportement à lui? C’est pourtant ce que l’on fait quand on s’imagine ne pas pouvoir se soigner tant qu’il ne nous aura pas demandé pardon et n’aura pas réparé ce qui peut l’être.

    Il en va des blessures du cœur comme de celles du corps: on peut en guérir seul ou avec l’aide d’un tiers, indépendamment de ce que fera ou non l’agresseur. La cicatrisation du cœur porte un nom: le pardon. Le pardon est la guérison des blessures du cœur. Il nous guérit de ces maladies qu’engendre le poison de la rancune, de la haine, de la rage sourde ou de l’envie de vengeance.

    Il existe aujourd’hui diverses approches pour réussir à soigner les blessures de son cœur, que l’on peut mettre en œuvre seul ou en groupe, selon les cas. Il y a plusieurs chemins possibles vers la guérison: personne n’est condamné à subir ou à souffrir passivement.

     

    Vous pouvez atteindre le pardon et cicatriser: cette décision ne dépend que de vous. Parallèlement, vous pourrez aussi déposer plainte ou demander réparation: mais vous le ferez le cœur en paix, si vous avez réussi à faire œuvre de pardon auparavant. Au tribunal, vous irez alors chercher justice et non vengeance. Et vous serez libre.


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