• Extraits de livres lus

    29 pages d'extraits de livre, prenez le temps de les consultés !!!

  • Extraits du livre « La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent »

    De Fréderic LENOIR

     

     

    La vigilance des paroles l’est tout autant. Nos paroles, on le voit encore plus clairement, ont un impact considérable dans nos relations à autrui. Une parole peut tuer, comme sauver. La tradition bouddhiste tibétaine évoque ainsi les quatre vertus de la parole : ne pas mentir, ne pas prononcer de parole blessante, ne pas prononcer de parole de discorde et ne pas prononcer de parole futile. La sagesse populaire nous dit avec raison qu’il faut «tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler».

     

    Il y a aussi une petite pratique quotidienne que je te recommande vivement : celle de la gratitude. Dès que tu te lèves le matin, remercie la vie d’être en vie et en bonne santé (si c’est le cas) ; et quand tu te couches le soir, remercie-la pour ce qui t’a rendu heureux dans la journée. Remercie chaque fois que tu sens une joie inonder ton cœur, que tu reçois une bonne nouvelle, que la vie te fait un cadeau, que tu te sens en paix. Et quand tu progresseras en sagesse, tu apprendras aussi à remercier pour une difficulté, un échec ou une épreuve, car tu auras compris que tout obstacle peut être source de croissance, de conscience et d’amour. Cette pratique de la gratitude, que j’expérimente chaque jour depuis des années, a pour effet d’accroître l’amour et la joie dans notre cœur.

     

    L’amour, pour s’épanouir de manière juste, durable et profonde, appelle à la conscience de soi, à la lucidité, à la bienveillance et au don. Que ce soit notre conjoint, notre ami ou notre enfant, ayons toujours à l’esprit que l’autre ne nous appartient pas. L’aimer en vérité, c’est vouloir son bonheur - et c’est nécessaire dans une relation de couple ou amicale - autant qu’il veut le nôtre. Nous sommes heureux du bonheur de nos proches, même si les  leurs choix sont différents des nôtres. Fin

     

     

    Un livre que je vous conseille vivement.

     

     

     

    La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent (fin)

     

    Photo Renal

     


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  • Extraits du livre « La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent »

    De Frédéric LENOIR

     

     

    La vertu morale de justice nous incite à ne pas user de notre force pour dominer les autres humains et les exploiter. Elle nous propose de nous mettre à la place des autres, de chercher à comprendre leurs intérêts avant d’agir. Elle nous conduit à protéger les membres les plus faibles de la société, qui aspirent aussi au bonheur.

     

    Les pensées ont un impact considérable, non seulement sur nous-mêmes, mais également sur les autres. Une mauvaise pensée peut être  un véritable poison qui obscurcit notre esprit et notre cœur

     

    Nos pensées positives peuvent avoir un effet bénéfique pour nous mêmes et pour les autres. Ce qu’on appelle la prière dans les religions, c’est d'abord une pensée positive émise en faveur de soi-même ou des autres. Que Dieu existe ou pas, la prière peut avoir un effet par la seule puissance de la pensée. C’est pourquoi la «garde des pensées» est une constante de toutes les traditions spirituelles de l’humanité.

     

    La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent (6)

    Photo Renal Janvier 2019


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  • Extraits du livre « La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent »

    De Frédéric LENOIR

     

     

    L’amour universel (je préfère traduire ainsi agapé plutôt que par le mot «charité», trop connoté) est le plus spirituel et le plus désintéressé: nous n'aimons pas seulement nos proches, ceux que nous avons choisis, mais tout être humain et même tout être sensible. C'est l'amour prôné par le Bouddha ou par le Christ: un amour qui n'exige aucune réciprocité. Cet amour-là est créateur: nous n'aimons pas des êtres qui sont désirables ou aimables en eux-mêmes, mais nous rendons les êtres aimables et désirables par ce que nous les aimons. En aimant, nous donnons de la valeur à celui que nous aimons. C'est la définition même de l'amour divin tel qu'il est décrit dans la Bible: Dieu n'aime pas les hommes parce qu'ils sont aimables ou dignes d'être aimés, mais de manière gratuite. Parce que Dieu aime tous les hommes, nous dit le Christ, il leur confère une valeur infinie, et nous devons les aimer à notre tour. Le Christ nous invite donc à respecter notre prochain et à faire le bien, non par devoir mais par amour, en prenant comme modèle l'amour que Dieu a pour nous. Ce qui fera dire à Spinoza que le Christ nous a «libérés de la servitude de la loi et, néanmoins, la confirma et la grava à jamais au fond des cœurs». Le bouddhisme Mahayana a suivi la même évolution, passant de la loi de bienveillance (maîtri en sanskrit) à la compassion active envers tout être vivant (karuna). Ce n'est plus simplement pour obéir à la loi qu'on respecte son prochain, mais parce qu'on l'aime. Cet amour universel et désintéressé est le couronnement de la sagesse. Et je suis convaincu qu'il est d'autant plus juste s'il est étendu à tous les êtres dotés de conscience et de sensibilité, non pas seulement aux êtres humains. Pour moi, un sage authentique aime et respecte tous les êtres vivants,     autant qu'il le peut. (A suivre...)

     

    La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent (5)

    Photo Renal


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  • Extraits du livre « La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent »

    De Frédéric LENOIR

     

     

    Lorsque nous pouvons agir pour aider une personne, soulager une souffrance, lutter contre une injustice, la sagesse nous invite à le faire car elle met l’amour, la compassion et la justice au sommet de toutes les vertus.

     

    Le bonheur le plus profond est lié à l’amour, à l’altruisme, à une juste relation avec les autres.

     

    L’amour est le sommet de la sagesse car lorsque nous aimons/lorsqu’il nous guide, nous voulons et faisons le bien sans que rien, sans qu’aucune loi, ne nous y contraigne.

     

    L'amour d'amitié (qui englobe aussi bien les amis que la relation qui unit un couple ou l'amour des parents pour leurs enfants) est beaucoup plus profond et spirituel: nous sommes bienveillants envers ceux que nous avons choisis ou désirés: notre conjoint, nos enfants, nos amis. Nous voulons leur bien parce que nous les aimons. (à suivre).....

    Martinique aout 2018, plage du Diamant.


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  • Extraits du livre « La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent »

    De Frédéric LENOIR

     

     

     

    La sagesse nous invite à cesser d’accuser la vie, ou les autres, et à prendre notre vie en main en comprenant que la plupart de nos souffrances pourraient être évités si nous changions la représentation que nous avons de nous-mêmes ou du monde. Je dis bien « nos souffrances » et non « nos douleurs », car la douleur est universelle et ne peut l’éviter. Mais lorsqu’à la douleur physique ou morale s’ajoutent la colère, la tristesse, la haine, le ressentiment, le refus, le déni ou la plainte, alors la souffrance psychique et spirituelle vient s’ajouter la douleur objective que nous ressentons. Si on ne peut éviter la douleur, on peut éviter la souffrance par une orientation volontaire et positive de notre cœur et de notre esprit. La sagesse, ce n’est pas de ne plus avoir mal, c’est de transmuter notre douleur en sérénité.

     

    Il s'agit uniquement de dire «oui» à la vie, c'est-à-dire de l'aimer et d'accepter le réel tel qu'il est, et non tel que nous voudrions qu'il soit. C'est un chemin d'acceptation, de consentement, qui suppose un amour inconditionnel de la vie. «Et moi, j'aime la vie», disait Montaigne. C'est la porte d'entrée à toute sagesse, à toute existence profondément et durablement heureuse, quels que soient les événements qui surviendront.  La sagesse, ce n'est pas vivre sur un petit nuage ou dans un monde où tout va bien - cela n'existe pas;  c'est intégrer le tragique au bonheur. C'est accepter et aimer la vie avec ses hauts et ses bas, ses moments agréables et ses moments désagréables, ses joies et ses peines. C’est aimer toute la vie, avec son lot de difficultés et d’épreuves. (à suivre)

     

    La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent (2)

    Photo Renal


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  • Extraits du livre « La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent »

    De Frédéric LENOIR

     

    L’idéal de la sagesse et la conception du bonheur qu'elle véhicule sont en effet aux antipodes de la vision du bonheur contemporaine la plus répandue dans nos sociétés matérialistes et consuméristes : être le meilleur, le plus compétitif, riche, reconnu, etc. À cette injonction contemporaine du «toujours plus », la sagesse oppose la quête du «mieux être » Le bonheur est davantage à rechercher dans l'ordre de l'être que dans l'ordre de l'avoir. J'ajouterais que la quête de sagesse est une quête exigeante. Elle requiert l'apprentissage d'un savoir, l'approfondissement d'une réflexion, le bon usage de la raison et la mobilisation de la volonté, une juste réorientation du regard et des désirs, etc. Bref, c'est une quête longue et ardue, aux antipodes des recettes faciles et rapides vendues par les charlatans contemporains du bonheur.

     

     

    Le bonheur, ce n’est plus simplement aimer la vie qu’on mène, mais aimer la vie tout court. Aimer la vie, avec ces hauts et ses bas, ses moments favorables et défavorables, son lot de joie et de tristesses. Le but de la sagesse, sans nier le caractère  imprévisible et fragile du bonheur, est d’essayer de le rendre plus profond et le plus permanent possible, au-delà des aléas de la vie, des événements extérieurs, des émotions agréables ou désagréables du quotidien. C’est aimer ce qui est. (à suivre)

     

    Martinique aout 2018

     


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  • Extraits du livre « La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent »

    De Frédéric LENOIR

     

     

    Résumé : « Tu aspires sans doute, ami lecteur, à une vie réussie. Non pas nécessairement à réussir dans la vie, mais à  mener une existence bonne et heureuse. Depuis toujours, partout dans le monde, des hommes et des femmes nourrissent cette aspiration et travaillent à la mettre en œuvre.  Tous estiment que ce qui donne sens à notre vie, c'est de grandir en humanité. Je suis pour ma part convaincu que cet idéal philosophique de sagesse reste l'objet d'une quête on ne peut plus actuelle, car nous ne sommes pas sur terre seulement pour assurer notre sécurité matérielle, nous divertir et consommer. » Comment être soi et s'accorder au monde? Devenir plus aimant et vertueux? Trouver le chemin de la libération intérieure? Grandir dans la joie et trouver la sérénité?

    Autant de questions auxquelles Frédéric Lenoir, lui-même en quête de sagesse depuis l'adolescence, répond avec sincérité et simplicité, nous conduisant à sa suite sur les traces de ses inspirateurs, tels Épicure, Épictète, le Bouddha, Tchouang-tseu, Montaigne, Spinoza ou Etty Hillesum, s'inspirant même de la sagesse des enfants.

    Un livre lumineux et dense comme la sagesse.

     

    Désirons être le plus profondément et durablement heureux, donnons-nous les moyens d'y parvenir, et les vents pourront nous être favorables. Désirons devenir des êtres humains plus intelligents, lucides, bons et responsables, et nous aurons toutes chances de devenir meilleur. Alors que si nous ne désirons rien de tout cela, il est peu probable que nous grandissions en humanité. Il faut vouloir faire de sa vie une œuvre d'art pour que celle-ci nous aide à y parvenir.

     

    Le philosophe désire la sagesse, mais il ne veut pas s'illusionner, c'est pourquoi il utilise son intelligence afin de discerner ce qui est vrai, ou juste, de ce qui ne l'est pas. Le philosophe n'est donc ni un intellectuel, ni un professeur, ni un spécialiste, mais un aventurier de l'esprit qui cherche à mener une vie bonne et heureuse avec lucidité. Comme le résume André Comte-Sponville: «La sagesse, c'est le maximum de bonheur dans le maximum de lucidité. »

    La philosophie telle que la concevait les Anciens n'a pas pour objectif de former des spécialistes, mais de former des hommes.

     

    Bref, philosopher, c'est apprendre à vivre. Et c'est la raison pour laquelle les écoles de sagesse grecques et romaines proposaient à leurs adeptes divers exercices spirituels: la pratique de l'attention, l'examen de conscience, l'apprentissage de maximes de vie, la maîtrise de soi, les thérapies des passions, les souvenirs de ce qui est bien, etc. Les pères de l'Église chrétienne se sont par la suite inspirés de certaines de ces pratiques en les réinscrivant dans une perspective religieuse. (A suivre)

     

    La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent (1)

    Martinique aout 2018

     


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  • Extraits du livre « La joie et l’allégresse »

    Du Pape François.

     

    Le saint est capable de vivre joyeux et avec le sens de l’humour. Sans perdre le réalisme, il éclaire les autres avec un esprit positif et rempli d’espérance. Être chrétien est « joie dans l’Esprit Saint », parce que « l’amour charité entraîne nécessairement la joie. Toujours celui qui aime se réjouit d’être uni à l’aimé. C’est pourquoi la joie est la conséquence de la charité.

     

    Je me réfère plutôt à cette joie qui se vit en communion, qui se partage et se distribue, car il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir, et Dieu aime celui qui donne avec joie. L’amour fraternel accroît notre capacité de joie, puisqu’il nous rend capable de jouir du bien des autres : « Réjouissez-vous avec qui est dans la joie. » Nous nous réjouissons, quand nous sommes faibles et que vous êtes forts. En revanche, si nous nous concentrons sur nos propres besoins, nous nous condamnons à vivre avec peu de joie.

     

    La grandeur se montre dans ce qui est simple et quotidien. Il s’agit de ne pas avoir de limites pour ce qui est grand, pour ce qu’il y a de mieux et de plus beaux, mais en même temps d’être attentif à ce qui est petit, au don de soi d’aujourd’hui.

     

    Seul celui qui est disposé à écouter possède la liberté pour renoncer à son propre point de vue partiel ou insuffisant, à ses habitudes, à ses schémas. De la sorte, il est vraiment disponible pour accueillir un appel qui brise ses sécurités, mais qui le conduit à une vie meilleure, car il ne suffit pas que tout ailles bien, que tout soit tranquille. fin

     

    La joie et l’allégresse (fin)


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  • Extraits du livre « La joie et l’allégresse »

    Du Pape François.

     

     

    N’entretenez aucun souci ; mais en tout besoin recourez à l’oraison et la prière, pénétrées d’action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu. Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées.

     

    La force intérieure qui est l’œuvre de la grâce nous préserve de la contagion de la violence qui envahit la vie sociale, car la grâce apaise la vanité et rend possible la douceur du cœur. Le saint ne consacre pas ses énergies à déplorer les erreurs d’autrui ; il est capable de faire silence devant les défauts de ses frères et il évite la violence verbale qui dévaste et maltraite, parce qu’il ne se juge pas digne d’être dur envers les autres, mais il les estime supérieur à lui-même.

     

    Il n’est pas bon de nous regarder de haut, d’adopter la posture de juges impitoyables, d’estimer les autres indignes et de prétendre donner des leçons constamment. C’est là une forme subtile de violence.

    La joie et l’allégresse (5)


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  • Extraits du livre « La joie et l’allégresse »

    Du Pape François.

    La douceur est une autre expression de la pauvreté intérieure de celui qui place sa confiance seulement en Dieu. Quelqu’un pourrait objecter : «  Si je suis  trop doux, on pensera que je suis stupide, que je suis idiot ou faible. » C’est peut être le cas, mais laissons les autres penser cela. Il vaut mieux toujours être doux, et nos plus grands désirs s’accompliront : les doux « posséderont la terre », autrement dit, ils verront accomplies, dans leurs vies, les promesses de Dieu.

     

    Le monde des ragots, fait de gens qui s’emploient à critiquer et à détruire, ne construit pas la paix. Ces gens sont au contraire des ennemis de la paix et aucunement bienheureux.  Les pacifiques sont source de paix, ils bâtissent la paix et l’amitié sociale. A ceux qui s’efforce de semer la paix en tous lieux, Jésus a fait une merveilleuse promesse : Ils seront appelés fils de Dieu.  Et si parfois dans notre communauté, nous avons des doutes quant à ce que nous devons faire, « poursuivons donc ce qui favorise la paix », parce que l’unité est supérieur au conflit.

     

    Il n'est pas facile de bâtir cette paix évangélique qui n'exclut personne mais qui inclut également ceux qui sont un peu étranges, les personnes difficiles et compliquées, ceux qui réclament de l'attention, ceux qui sont différents, ceux qui sont malmenés par la vie, ceux qui ont d’autres  intérêts. C’est dur et cela requiert une grande ouverture d’esprit et de cœur, parce qu'il ne s'agit pas d'« un consensus de bureau ou d'une paix éphémère, pour une minorité heureuse » ni d'un projet « de quelques-uns destiné à quelques-uns. » Il ne s’agit pas non plus d'ignorer ou de dissimuler les conflits, mais d’accepter de supporter le conflit, de le résoudre et de le transformer en un maillon d'un nouveau  processus ». Il s'agit d'être des artisans de paix, parce que bâtir la paix est un art qui exige sérénité, créativité, sensibilité et dextérité. Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté !


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  • Extraits du livre « La joie et l’allégresse »

    Du Pape François.

     

     

    En chaque frère, spécialement le plus petit, fragile, sans défense et en celui qui est dans le besoin, se trouve présente l’image même de Dieu.

     

    Les béatitudes ne sont nullement quelque chose de léger ou de superficiel, bien au contraire ; car nous ne pouvons les vivre que si l’Esprit Saint nous envahit avec toute sa puissance et nous libère de la faiblesse de l’égoïsme, du confort, de l’orgueil.

     

    Si nous vivons tendus, prétentieux face aux autres, nous finissons par être fatigués et épuisés. Mais si nous regardons leur limites et leurs défauts avec tendresse et douceur, sans nous sentir meilleurs qu’eux, nous pouvons les aider et nous évitons d’user nos énergies en lamentations inutiles. Pour Sainte Thérèse de Lisieux,  « la charité parfaite consiste à supporter les défauts des autres, à ne point s’étonner de leur faiblesses. »

    Photo : Église de Ponthion


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  • Extraits du livre « La joie et l’allégresse »

    Du Pape François.

     

     

    Toi aussi, tu as besoin de percevoir la totalité de ta vie comme une mission. Essaie de le faire en écoutant Dieu dans  la prière et en reconnaissant les signes qu’il te donne. Demande toujours à l’Esprit ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission. Et permet-lui de forger en tout ce mystère personnel qui reflète Jésus Christ dans ce monde  d’aujourd’hui.

     

    N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu. N’aie pas peur de te laisser guider par l’Esprit Saint. La sainteté ne te rend pas moins humain, car c’est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce. Au fond, comme disait Léon Bloy, dans la vie « il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints. »

     

    Lorsque quelqu’un a réponse à toutes les questions, cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain, et il est possible qu’il soit un faux prophète utilisant la religion à son propre bénéfice, au service de ses élucubrations psychologiques et mentales. Dieu nous dépasse infiniment, il est toujours une surprise et ce n’est pas nous qui décidons dans quelle circonstance historique le rencontrer, puisqu’il ne dépend de nous de déterminer le temps, le lieu et la modalité de la rencontre. Celui qui veut que tout soit clair et certain, prétend dominer la transcendance de Dieu.

     

    La joie et l’allégresse (2)

    Église Saint Étienne de Bar-le-Duc


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  • Extraits du livre « La joie et l’allégresse »

    Du Pape François.

     

    Pour être saint, il n'est pas nécessaire d'être évêque, prêtre, religieuse ou religieux. Bien des fois, nous sommes tentés de penser que la sainteté n’est réservée qu'à ceux qui ont la possibilité de prendre de la distance par rapport aux occupations ordinaires, afin de consacrer beaucoup de temps à la prière. Il n'en est pas ainsi. Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes là où chacun se trouve. Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux de ton épouse comme le Christ l'a fait avec l’Eglise. Es-tu un travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand- mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As-tu de l'autorité? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels."

     

    La sainteté, au fond, c'est le fruit de l'Esprit Saint dans ta vie.  Quand tu sens la tentation de t'enliser dans ta fragilité, lève les yeux vers le Crucifié et dis-lui: "Seigneur, je suis un pauvre, mais tu peux réaliser le miracle de me rendre meilleur". Dans l'Église, sainte et composée de pécheurs, tu trouveras tout ce dont tu as besoin pour progresser vers la sainteté. Le Seigneur l'a remplie de dons par sa Parole, par les sacrements, les sanctuaires, la vie des communautés, le témoignage de ses saints, et par une beauté multiforme qui provient de l'amour du Seigneur, « comme la fiancée qui se pare de ses bijoux».

     

     La joie et l’allégresse (1)


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  • Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »

    De François Garagnon

     

    On ne sait trop comment la nommer. Elle est tout à la fois celle qui donne la vie et qui élève, celle qui console, protège et guérit, celle qui veille, qui ne cesse de veiller. On dirait que c'est là son destin: veiller éternellement, depuis toujours et d'âge en âge, jusqu'à l'aube des temps nouveaux. À travers son fils, c'est sur l'humanité entière qu'elle veille. Elle est la vie et la souffrance qui l'accompagne, et la vitalité qui la conduit. Son amour a conduit à imaginer l'inconcevable: c'est que la mort n'est pas l'ennemi de la vie, mais sa compagne familière, son alliée vers la résurrection promise. Elle est une tempête de ciel bleu, vivifiante et magnifique. C'est cela: la vigueur et la beauté. La douceur jusqu'à l'infinie bonté. La patience jusqu'au don de soi. Le pardon, autant dire cette force par-delà le don qui va jusqu'à étreindre ceux qui ont crucifié l'Amour. Réconciliation. Miséricorde. Depuis deux mille ans, peintres et sculpteurs cherchent

    à capter les reflets de cette douceur maternelle presque surnaturelle. Les plus grands compositeurs ont célébré en musique ce déchirant Stabat Mater, mère toujours debout, debout comme l'est la dignité de ceux qu'on a persécutés au mépris de la vérité et de la justice, et qui n'ont plus que cette dignité pour se tenir droit. Ce n'est pas assez dire qu'elle a donné la vie: elle a donné vie au monde.

    Comment une toute petite femme peut-elle contenir un si grand amour, être à ce point immense et royale et vénérable ? Elle est l'infini de toutes les mères, cette part d'elles dont la perspective s'évade vers l'Au-delà de tout. Cette part de sacrifice qui se mêle à leur destin, comme une goutte de sang teinte la transparence de la vie, non pour la souiller, mais au contraire pour la sacraliser.

    Son image est multiple. Multiple aussi est son nom. Notre-Dame du Bel Amour ou de la Sainte-Espérance, Notre-Dame de Miséricorde ou de la Garde, Notre-Dame de Toute-Grâce ou de Bon Secours, Notre-Dame de la Solitude, Notre-Dame des Douleurs, Notre-Dame de Liesse. La Joie Notre-Dame. Elle a le nom de tous les grands vents qui bouleversent le cœur des hommes, de tout ce qui souffle et souffre en eux: la grâce, le bonheur, la confiance, l'affliction, la solitude, l'amour. "AIMER" soupire éternellement le grand souffle de l'Esprit quand il a dispersé chacune des lettres de son prénom: "MARIE".

    Un très beau livre que je conseille vivement à toutes les mamans.

     

    Photo Renal : Chapelle de Valmy juillet 2018

     

     

     


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  • Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »

    De François Garagnon.

     

    Ah ! La belle vie qu’on vit quand on vit avec ceux qu’on aime et la conscience de ce qu’on aime ! Cela, vous le savez sans rien avoir appris, dès les premiers jours de votre vie, au fil des tout premiers regards, sous le chaud rayon des premiers sourires. Peu après que votre mère vous ait donné la vie.

     

    Vous ne vous demandez pas si vous aimez votre enfant : vous l’aimez. Même s’il est loin d’être parfait, même si tout ce qu’il fait ne vous agrée pas, même si vous ne le comprenez pas toujours, même s’il se montre parfois capricieux voire hostile à votre égard, vous continuez malgré tout de l’aimer, de manière inconditionnelle.  Parce qu’il est votre enfant. C’est exactement  comme cela que vous devez aimer votre destin.

     

    Dieu surgit dans les profondeurs des mères et fait monter en elles, comme une lame de fond, une insondable tendresse que nulle digue ne saurait arrêter, que même un océan de peines ne saurait dissoudre.

     

    Les merveilleuses mères veilleuses

    Photo Renal


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    Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »

    De François Garagnon.

     

     

    Ce sont les mères et les enfants qui voient la violette sous la mousse et le reflet de Dieu dans l'éclat d'un sourire. Ce sont les mères et les enfants qui chantonnent en marchant et s'attardent aux confidences du vent. Ce sont les mères et les enfants qui prennent le temps de s'accorder à toutes ces choses infimes qu'on se promet d'aborder un jour quand on aura le temps. Mais on n'a pas le temps, on n'a jamais le temps. Il y a tant de choses à faire qui nous font oublier d'être. D'être ce que nous sommes appelés à devenir.


    C’est une loi naturelle méconnue : les enfants embellissent les femmes, ils donnent à la femme cette beauté accomplie, ce sourire fécond, et cette générosité de regard.

     

    Une  mère est, par définition, celle qui sait. C’en est parfois agaçant, mais c’est ainsi. Quand vous étiez petit, elle régnait sur votre avenir, à présent elle n’a plus de pouvoir sur vous, mais elle reste souveraine.

     

    Ah ! La belle vie qu’on vit quand on vit avec ceux qu’on aime et la conscience de ce qu’on aime ! Cela, vous le savez sans rien avoir appris, dès les premiers jours de votre vie, au fil des tout premiers regards, sous le chaud rayon des premiers sourires. Peu après que votre mère vous ait donné la vie.

     

    Les merveilleuses mères veilleuses (8)


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  • Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »

    De François Garagnon.

     

     

    La mère et l’enfant sont dans un secret incommunicable, celui des origines, et c’est pourquoi il leur arrive si souvent de se surprendre d’amour, de s’envoûter l’un de l’autre, de s’enivrer ensemble en se buvant des yeux.

     

    Les mères savent qu'il est un travail singulier qui exige plus d'amour, de patience et de renoncement que toute autre tâche: le travail de présence. Être là simplement, disponible, dévoué, dans l'attention de l'écoute, la prévenance du regard et l'instinct des gestes qui apaisent, sans égard pour le temps qui passe pour les obligations qui attendent au dehors. La mère est toujours dans l'expectative de cette seule bonne  santé de leur enfant qu'expriment la vigueur et la joie. Pour cela, elles sont prêtes à donner ce qu'elles ont de meilleur: du temps, de la tendresse, de la confiance. Des nuits de veille. Veiller. Ce don de soi est un don du cœur, c’est l’humble courage de l’amour qui ne s’énonce en mots ni ne se calcule en temps. Avec une infinie patience, veiller. Dans ce monde voué à l’efficacité, il n’y a plus guère que les moines, les mères et les marins qui veillent. Autant dire les contemplateurs d’infini.

     

    Les mamans ont le génie des petits gestes réparateurs, du regard qui relève, de la caresse qui console, du sourire qui embellit. Elles savent le pouvoir d'un mot, le mot opportun qui réconcilie avec la vie. Elles  connaissent la beauté agissante du sourire qui donne confiance et fortifie au point de rendre invulnérable celui qui en a été rassasié. Elles remplissent d'affection les coupes vides du quotidien afin de faire connaître aux enfants, encore incertains quant à l'usage du monde, l'ivresse de la beauté. Beauté de tout ce qui vit, beauté en la création entière!

     

    Les merveilleuses mères veilleuses (7)


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  • Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »

    De François Garagnon.

     

     

    Après avoir protégé ta vie, il sera temps de révéler en toi la saveur de la tendresse, du don et des joies inaltérables. De réveiller surtout le courage d'exprimer ta singularité légitime. Je t’aiderai à déchiffrer tout ce qui passe à travers toi, qui ne se comprend pas d’abord et qui œuvre en secret pour ton unité. Je t'enseignerai, petit d'homme, je t'enseignerai le lien étrange et si fort entre l'exigence et l'abandon. L'abandon à plus haut que toi. Avec toi, j'ai perçu comme une fulgurance qu'aimer est la seule manière de connaître puisque c'est le seul moment de notre vie où  nous basculons comme une cascade dans le don, l'abandon et donc la surabondance. Je m’emploierais donc à nourrir assez ta générosité pour faire de toi un torrent de vie. En veillant sur le trésor de ton existence, j’ai appris à ne compter que les instants qui comptent. Et ce qui compte n’a pas de prix. Ce sont les mille premières heures de veille qui comptent. Après, on devient vaste et inépuisable comme le silence de l’amour.

     

    Les merveilleuses mères veilleuses (6)

    Photo Renal, jardin des Tuileries juillet 2018


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  • Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »

    De François Garagnon.

     

     

    La mère contient toute la tendresse dont est capable le monde. Elle en est même dépositaire, sans saisir la correspondance inouïe qui se noue entre l’harmonie de ses gestes et la musique des sphères.

     

    La mère cadence les nuits et les jours, elle les ordonne dans son amour, elle exauce les attentes de sa présence rassurante. Elle délivre le sens des choses comme une fleur délivre son parfum. Sa présence est comme une prière, un alléluia en forme de mère, et ses berceuses qui mènent à la royauté des songes ont la force liturgique d'un chant de louange.

     

    Après t'avoir attendu, je t'ai veillé. La veille est une autre forme de l'attente, elle sollicite pareillement la tension et l'attention. Pareillement, elle ralentit le temps, elle le retient ou le redoute parfois les deux. Sur tes sourires ravissants, le temps était nectar. Sur tes fièvres, le temps était poison, puis onction guérisseuse. J'attendais. Je passais ma vie à attendre, au rythme des éclosions successives, au fil des jours et des nuits.

     

    Les merveilleuses mères veilleuses (5)

    Photo Renal


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  • Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »

    De François Garagnon.

     

     

    Le cœur d'une mère est toujours ouvert, comme le sont ses bras, comme sait l'être aussi son regard lorsqu'il s'écarquille à force de se donner dans les profondeurs de l'âme, tout au fond des yeux de l'enfant qui boit. Sa voix est notre première musique, la première harmonie qui ait fait vibrer notre vie. Nous la connaissions déjà quand nous étions au fin fond, dans la clairière de l'être, au plus intime de la vie. Juste avant la trouée de lumière. Avant la mise au monde, la mise à vie. Vie-à-vie de deux regards qui s'échangent des connivences belles et folles comme des serments. Et ce chant inaugural est, pour chaque petit d'homme, comme le premier matin du monde. La mère ponctue de sa présence une sorte d'unité primordiale. Intouchable. Préservée depuis la nuit des temps comme un secret immémorial.

     

     

    C'est presque une loi de spiritualité vivante: plus on est petit, plus l'infini s'ouvre. Plus on se tait, et mieux on sait. Plus le mot se fait rare, plus la vie est pure. Et le petit enfant qui ignore tout encore du dire, du faire et de tous ces codes qui régentent le monde, le tout Petit est ouvert à tout. Tout s'engouffre en lui: sourires et regards, gestes tendres et impatiences, harmonies et impromptus, sans oublier les camaraderies du soleil et, bien sûr, cette petite brise légère venue de la mère.

     

    Photo Renal


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