• Extraits de livres lus

    29 pages d'extraits de livre, prenez le temps de les consultés !!!

  • Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »

    De François Garagnon.

     

     

    Le sourire est le grand lien de connivence entre les êtres, comme la lumière est le grand trait d'union entre les mondes. C'est le lieu d'alliance en soi. Lieu fragile et menacé, car tout dans ce monde conspire à séparer ce qui est uni. Pour que le sourire advienne, il faut que se produise un contact, il faut que le courant passe entre la joie du dedans et la beauté du dehors afin que la lumière soit. Le sourire ressemble à un torrent qui se précipite sans savoir. Sans savoir d'où il vient ni où il va. Son énergie est délivrance. L'enfant y puise comme à une source, inlassablement. Le sourire nourrit la vigueur de ses élans, l'aguerrit en lui conférant la lumière pour aborder les zones d'ombre de l'existence et, simplement, éclairer sa route. Le tout petit n'est en mesure de comprendre le monde qui l'entoure qu'au travers du sourire qui révèle l'âme des êtres tout comme la lumière révèle le relief des choses.

     

    Même lorsque l’enfant est abandonné au royaume des rêves, la mère vient enrichir sa collection de tendresse en volant du regard l’image paisible du petit ange dont elle connaît déjà le dessin par cœur et qui ne cesse pourtant de la subjuguer. Elle le regard comme on contemple un coucher de soleil. Sans trouver le moindre mot pour traduire ce qu’elle ressent.

     

    En réalité, la mère est partout dans le monde de l’enfant. Elle en est le clair horizon, le libre azur, la lumière franche et l’énergie qui l’accompagne. Elle est le chant des origines, le bercement de la vie et la prodigalité du cœur.

     

    Les merveilleuses mères veilleuses (3)

    Photo : Renal juin 2018


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  • Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »

    De François Garagnon

     

     

    Quelque chose se passe en elle, qui ne saurait se passer d'elle, qu'elle ne saurait décrire. Et ce quelque chose, c'est quelqu'un. Le rendez-vous auquel est conviée la mère n'est pas un lieu, c'est une personne. Quelqu'un que l'amour va révéler, mettre à jour. Quelqu'un qu'elle ne connaît pas encore, dont elle ne sait rien et qui, cependant, lui devient plus intime que tout ce qui jusqu'alors composait sa vie.

     

    Quand on parle de celle qui donne la vie, on pense naturellement à la mère. Quand on parle de celui qui donne la vie, on pense naturellement à Dieu. La mère et le ciel si intimement proches, abolissant l'espace entre l'ici-bas et l'au-delà, au point qu'on ne sait plus trop où finit le consentement de l'un et où commence la grâce de l'autre. Sans elle, sans Lui, qui au juste donnerait le jour, mettrait la vie au monde?

     

    Le sourire permet toujours de passer de l'autre côté, de traverser le flot de la solitude sans risque de sombrer, d'aborder l'autre sans frapper à la porte. Le sourire est accueil, partage et rencontre. Célébration de l'instant et consécration de la relation. C'est le sésame de toute communion, de toute conversion du cœur aussi, le mot de passe informulé grâce auquel est pourtant clairement signifié: ouvre-toi. Ce qui revient à dire, pour celui qui reste sur le seuil: ouvre-moi.

    Les merveilleuses mères veilleuses (2)

     
            


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  • Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »

    De François Garagnon

     

    Résumé :

    Pari insensé ou sentimentalisme excessif ? François Garagnon voit dans le geste infime  de la mère qui veille, quelque chose de plus  conséquent, pour l'avenir de l'humanité, que les décisions des puissants qui gouvernent la  marche du monde. Car c'est à partir de cette  inclination infiniment tendre et protectrice  enfouie dans un instinct millénaire, qu'un petit  d'homme trouvera, plus tard, assez de points d'appui et d'envol pour laisser au monde son  empreinte et transformer le hasard en destin.  La femme qui porte fruit, qui donne la vie puis en prend soin, est presque malgré elle dépositaire du mystère des origines, d'une sorte de  chant inaugural sans cesse recommencé qui  laisse entrevoir une perfection et une pureté qui ne sont pas de ce monde. À "celles qui donnent la vie", l'auteur rend un hommage discret par petites touches délicates et légères, jusqu'à cette poésie mystique qui, au
    lieu de terminer le livre, l'ouvre sur un cantique, un éclat de lumière, une chanson de ciel.

     

    Les lendemains qui chantent, c’est aux mères qu’on les doit. Leur amour si humble, qui se croit impuissant ou moins incapables de changer le cours des évènements, c’est ce souffle chargé de tant d’heures de patience, de larmes et de sourires, qui pousse la frêle embarcation vers la terre promise et rend la traversée possible.

     

    Elle  est le premier visage du monde. Celui que l'on découvre en arrivant au monde. La tendresse y coule à flot comme une source de lumière dont la prodigalité jaillit derrière le rideau des cils. Quand le visage s'approche, on reçoit ensoleillement du regard tout rayonnant d'une joie secrètement butinée dans la grande ruche de l'invisible et qui est comme un nectar de vie.

     

    Elle est le premier "je t'aime" murmuré à  notre oreille, ce serment de l'âme qui est aussi serrement du cœur, tant s'y résume de manière radicale l'universel élan de la condition humaine : aimer et être aimé.

     

    Les merveilleuses mères veilleuses (1)


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  • Extraits du livre «  JADE et le réenchantement du monde »

    De François GARAGNON

     

     

    Il m’est venu en tête l’une des démonstrations de Patrick qui vous laisse bouche bée : « Les gens, naturellement, ils font le plein d’essence pour leur voiture, afin d’avancer et d’éviter de tomber en panne. En revanche, ils ne pensent pas au plein des sens, pour eux.

    Tu y as déjà pensé ? Parce que le réservoir des sens, ça se vide. Et tu sais de quoi se compose le carburant pour le remplir à nouveau ? D’un savant mélange de gratitude, de sourires, de tendresse et d’encouragements. Autrement, on n’a plus assez d’énergie pour avancer correctement et pour aller loin. » 

    L’Éternel, il emballe les fragilités dans le papier cadeau de la Providence et contre toute attente, cela permet de convertir un sentiment d’injustice en gratitude, et une souffrance en bénédiction !

     

    Pour finir :

    « Contempler avec ferveur, donnez-vous avec abondance, adonnez-vous aux divinettes pour discerner les secrets sacrés, abandonnez-vous avec la fougue d’une cascade, pardonnez-vous les uns aux autres comme des frères, entretenez la paix comme un jardinier prend soin de son jardin, cultivez la beauté, multipliez votre joie en la partageant, aimez de mieux en mieux !

    Et… n’oubliez pas que la vie est belle !

     

    JADE et le réenchantement du monde (fin)

    Martinique aout 2017


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  • Extraits du livre «  JADE et le réenchantement du monde »

    De François GARAGNON

     

    JADE et le réenchantement du monde (9)


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  • Extraits du livre «  JADE et le réenchantement du monde »

    De François GARAGNON

     

     

    La merveille qui émerveille est petite, simple et fragile comme une fleur, et c’est toujours dans l’immobilité attentive qu’on la découvre. Pas dans l’agitation, la vitesse et la hâte, jamais ! C’est bien là qu’est la malédiction du monde moderne : l’humanité chercher à aller d’un endroit à un autre toujours plus vite.

     

    L’amour, c’est quand tu es dans un champ de blé, toute perdue au milieu de milliard de milliard d’épis, et que le rouge coquelicot te saute aux yeux, colore d’un coup ton cœur et tes joues. Comme si l’enchantement du monde s’était réfugié dans cette beauté aussi légère et fragile que des ailes de papillon. Alors, tu ne te sens plus de la même couleur, quelque chose en toi s’est empourpré, tu quittes le froid des jours pour rejoindre la ferveur. Tu te sens éclatante.

     

    Il n’y a que les enfants, les poètes, les amoureux et les fous qui font « oh » devant un coquelicot et qui répondent gaiement à son signe, avant de s’éloigner d’un pas léger, presque aérien, en souriant de la coïncidence. Avec le cœur si dense que devant eux, la vie danse ! et ça t’emmène comme une valse au milieu des étoiles…

     

    JADE et le réenchantement du monde (8)

    Chacra.


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  • Extraits du livre «  JADE et le réenchantement du monde »

    De François GARAGNON

     

     

    Dieu, en fait, il vient nous simplifier, clarifier en nous ce qui est obscur, redresser ce qui est tordu, nous débarrasser de ce qui est inutile ou superflu. Et nous orienter franchement vers la lumière, pour que toutes les ombres, elles passent derrière.

    Oui, Dieu nous reconstruit façon cathédrale avec la lumière qui passe à l’intérieur, beaucoup de vide et de silence pour faire résonner au-dedans, un sanctuaire pour préserver ce qu’il y a de sacré en nous, et puis des chants et des offrandes pour dire la gratitude et la jubilation d’être pleinement vivant et de faire monter tout ça vers le ciel !

     

    Je ne sais pas si tu as remarqué : nous avons toujours des reproches à faire à la réalité. Ça ne va jamais tout à fait comme on veut. Et forcément, nous n’y sommes pour rien…. Tu as remarqué ? c’est sans cesse la faute des autres, ou bien de la vie qui est mal faite ! Bref, ce qui cloche, c’est toujours quelque chose d’extérieur à nous. Quand on est au comble de l’énervement et qu’on s’exclame : « ça ne peut plus continuer comme ça. Il faut que ça change ! » C’est qui le « ça » ?

    Alors, essaie de jouer le « JE » ! Efforce-toi de mettre JE à la place de ÇA, et tu verras tout ce que cela modifiera en toi et autour de toi ! Si tu corriges ta copie, le résultat donne : « JE ne peux plus continuer comme ça. Il faut que JE change. »    
      

     

    La merveille qui émerveille est petite, simple et fragile comme une fleur, et c’est toujours dans l’immobilité attentive qu’on la découvre. Pas dans l’agitation, la vitesse et la hâte, jamais ! C’est bien là qu’est la malédiction du monde moderne : l’humanité chercher à aller d’un endroit à un autre toujours plus vite.

    JADE et le réenchantement du monde (7)

     

     


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  • Extraits du livre «  JADE et le réenchantement du monde »

    De François GARAGNON

     

     

    Beaucoup de gens  ignorent que la plus sûre manière de rendre le monde meilleur consiste à aimer mieux le petit monde qui les entoure.

     

    Heureux les yeux qui savent voir le monde dans sa beauté de cristal non encore embué par les soupirs d’impatience, d’amertume et de regret.

    Le plus grand obstacle sur la voie qui mène à Dieu est de ne pas savoir pardonner. Seules les souffrances endurées dans l’amour et le pardon finissent par disparaître. Tant que l’on n’est pas disposé à pardonner, la vie stagne comme l’eau derrière un barrage. Oui l’incapacité de pardonner est comparable à un barrage de millions de tonnes de béton armé érigé contre le cours naturel de l’amour. Nous devons donc apprendre à pardonner. Il est impossible de traverser la vie sans avoir à endurer des blessures ou à accepter des injustices. Nous devons apprendre à vivre avec elles, sans interrompre l’écoulement de l’amour.

     

    « Il faut contempler longtemps les infimes palpitations de l’aurore et la royauté du jour qui vient  pour saisir le fil de lumière qui permet de sortir de la nuit. » Dans cette image énigmatique, qui montrait comment échapper au labyrinthe de nos états d’âmes, on pouvait percevoir nettement le filigrane de l’espérance. Et du coup, c’est toute la vie qui était justifiée dans son authenticité.

    JADE et le réenchantement du monde (6)

    Photo Renal



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  • Extraits du livre «  JADE et le réenchantement du monde »

    De François GARAGNON

     

     

    On se donne l’illusion de vivre à fond, mais la réalité est beaucoup moins glorieuse : on est souvent en sous-régime. D’ailleurs, ce qu’il faudrait, ce n’est pas vivre à fond, c’est vivre au fin fond, au plus profond de soi, au plus près de sa vérité intérieure !

     

     

    La contemplation permet aussi de découvrir la beauté derrière l’apparence des choses. Et aussi de transformer j ce qui, au premier abord, peut nous paraître laid, désagréable ou repoussant, en  bouleversant quelque chose au fond de notre cœur, de l’ordre de la charité, de la compassion ou de la douceur.

     

    Sais-tu que le regard que tu portes sur les choses est plus important que ne le sont les choses elles-mêmes ? Tu peux transfigurer la réalité, par la seule force de ton amour !

     

    L’attention, c’est fait pour aller au cœur des choses mais aussi pour rendre présent ce qui manque tellement au bonheur quand elle n’apparaît pas : la gratitude.

     

    JADE et le réenchantement du monde (5)

    Plage de Ouistreham avril 2018


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  • Extraits du livre «  JADE et le réenchantement du monde »

    De François GARAGNON

     

     

    Vois-tu, Jade, notre grande difficulté de vivre, c’est que nous pensons la vie comme un problème à résoudre, alors que c’est un mystère à contempler. On pense que la vie est une succession d’actes à poser et d’actions à réaliser, sans s’apercevoir qu’elle se construit aussi par des rencontres et des événements absolument imprévisibles, qui surgissent à l’improviste, sur lesquels nous n’avons sur le moment aucune prise et qui viennent chambouler nos efforts les plus méritoires et nos plans les mieux élaborés. Il me semble que l’effort le plus profitable consiste à tendre l’oreille aux infimes frémissements de la vie et à sa petite musique intérieure, et de s’y accorder du mieux qu’on peut. Harmoniser le dehors et le dedans. Inspire et expire, flux et reflux.

     

    Notre destination, n’est pas le but de notre vie, ce n’est pas un lieu qu’il faut rejoindre, c’est un sentiment qu’il faut vivre.

     

    Notre fort intérieur, c’est comme une maison dans laquelle on vit depuis toujours, dont chaque endroit nous semble familier, alors qu’en fait, on en connait juste les pièces principales. On ne s’est jamais aventuré à farfouiller un peu pour découvrir tous les recoins, le vestibule de l’attente silencieuse, les pièces de réception de la grâce et de l’inespéré, l’escalier des vertus, le balcon de l’espérance, l’arrière-cuisine de nos petits arrangements personnels et aussi les cachots (là où l’on enferme, au plus profond de nos obscurités, ce qu’on redoute de voir remonter dans la haute tour de la conscience, éclairée au grand jour). A suivre ....

     

    JADE et le réenchantement du monde (4)


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    Extraits du livre «  JADE et le réenchantement du monde »

    De François GARAGNON

     

     

    Tu sais, il y a des gens qui sont tellement pauvres que la seule chose qu’ils possèdent, c’est de l’argent ! Or, la réussite ne se mesure pas à la quantité de ce que l’on a mais à la qualité de ce que l’on est. Le vrai niveau de ta vie, c’est ta qualité d’être : ardeur et fidélité dans tes engagements, gratitude, attention portée à la beauté de la vie et des êtres, don de soi.

     

    Je n’ai pas du tout envie de monter dans le train-train du quotidien, car je sais pertinemment comment ça se déroule : les choses passent à toute vitesse, on n’a jamais le temps, on ne voit personne véritablement, on se croise à la va-vite, on se vide de son énergie,  et même si on nous fait croire que c’est la seule manière d’arriver à destination, eh bien en fait,  une fois qu’on est embarqué, on ne s’arrête jamais. En plus, quand on est arrivé quelque part, il est déjà temps de repartir. Il y a une force qui nous entraîne, on appelle ça “la force |des choses” et apparemment elle est tellement persistante qu’elle domine la force de notre volonté, de nos désirs et de nos rêves réunis ! On ne se pose même plus la question du sens : on se plonge dans l’action en faisant mine de nager dans le bonheur, alors qu’en fait, on est en train de se noyer ! Le malheur, c’est qu’on finit par prendre pour des futilités ce qui est justement essentiel à notre identité et à notre équilibre : le silence, l’immobilité contemplative, les infimes mouvements intérieurs de l’âme, les fragilités d’amour, les envols de rêve et d’enthousiasme, les rencontres d’amitié, les instants de gratuité et de gratitude, les signes de la Providence, le temps perdu (qui est en fait du temps retrouvé).

     

    JADE et le réenchantement du monde (3)

    Martinique aout 2017


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    Extraits du livre «  JADE et le réenchantement du monde »

    De François GARAGNON

     

     

    L’humilité radieuse, c’est comme si tu célébrais les noces de la lune et du soleil, de la volonté et de la grâce, de l’homme et de Dieu. De la forêt profondément mystérieuse et de la rivière qui coule de source. Ça crée des étincelles de feu, d’eau et d’allégresse, comme quand tu éclates de rire et que tu perçois soudain le monde par le prisme d’une larme de joie. Et au bout d’un moment, tu t’aperçois que ce petit peuple qui entretient le feu qui illumine, l’eau qui apaise la soif, et l’allégresse qui donne sens à la vie, ce petit peuple qui s’est détourné des égarés, des idoles et des faux- prophètes, est comme une digue qui résiste face au déferlement impérieux de la modernité toute-puissante : il représente en quelque sorte la dernière communauté capable de permettre le réenchantement du monde.

     

    « L’humanité en est à “l’Age de faire”, et en vient à oublier qu’il y a des moments où il est nécessaire de s’abstenir et de laisser faire. Tout ce qu’il y a de beau, de grand, de puissamment fondateur, provient d’une énergie qui nous dépasse, dont nous n’avons pas idée, qui échappe à notre maîtrise et contrarie même sur le moment nos humaines intentions ! Il convient juste de se rendre pleinement disponibles pour laisser la grâce faire son chemin jusqu’à nous. » — Faire de son mieux et laisser faire Dieu ! (A suivre....)

     

    JADE et le réenchantement du monde (2)

    Parc National des Vosges du Nord, février 2018


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  • Extraits du livre «  JADE et le réenchantement du monde »

    De François GARAGNON

     

    Résumé : Après avoir entretenu la folle ambition de devenir milliardaire (...en sentiments), Jade a décidé de devenir prix Nobel de physique... cantique ! |

    On la retrouve ici, à seize ans, fricotant avec des spécimens rares de l'humanité, qu'elle s'efforce de rassembler dans un édifiant Cercle de contempl'actifs. La voilà qui s'évertue à éprouver la beauté du monde et la puissance de la contemplation de toutes les fibres de son être. Tous les prétextes sont bons : la mécanique et la métaphysique, les exercices spirituels et les couchers de soleil, le souffle de Dieu en soi et le ciel dans la main, la théophanie et l'énergie du vide, la tension fraternelle, les élans d'amour et la découverte de soi. Tout cela avec une inventivité jubilatoire qui lui fait mériter son titre de "Miss Beauté du Monde", tant elle met de perspicacité dans sa quête de transfigurer la vie et de réenchanter le monde.

    Ses questionnements insistants l'amènent à découvrir une sorte d'arrière-monde méconnu des hommes, qui ouvre sur autant de champs de possibles et de territoires de plénitude promise.

    Comment se fait-il que l'humanité reste à la surface de la vie et ne soit pas tentée d'explorer en profondeur ces prodigieux secrets capables de tout métamorphoser sous une lumière bénéfique ? Oui, pourquoi ?

     

    Le Sauveur du Monde, si tu l’as dans ton cœur, t’es équipé spirituellement pour toujours ! En haut débit, de jour comme de nuit, et même les jours fériés. Forfait illimité et grâce infinie ! À condition que tu n’oublies pas de te connecter à lui, parce qu’autrement ça va être compliqué de faire la lumière en toi...

     

    Le tableau le plus cher du monde ne vaudra jamais un coucher de soleil en exposition temporaire, ou même la plus humble pâquerette quand on la regarde de très près. Même si elle a les pétales de travers. Parce que la pâquerette, elle, c’est une œuvre d’art vivante, plantée au beau milieu de la Création. Et ça, c’est comme l’amour de Dieu qui est livré à tous les vents de l’Histoire : c’est proprement inestimable, ça n’a pas de prix ! 

     

    Les divinettes, ce sont des mystères que Dieu pose dans notre vie sous forme d’événements imprévus, de rencontres, d’obstacles qui se mettent en travers, de tiraillements entre deux tendances qui se contrarient, pour que tu apprennes à deviner ce qui est vraiment beau, bien et bon pour toi. Ce sont des questions divines pour déclencher des réponses humaines ! Le style Théo-cache, où Dieu s’amuse à planquer des indices partout dans ta vie, afin que tu ne te perdes pas en chemin et que tu t’inventes un destin qui te ressemble au lieu de rester comme un imbécile derrière l’arbre qui cache la forêt. (A suivre...)


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  • Extraits du livre « L’enfant qui savait »

    De François Garagnon.

     

    En fait, le secret de la joie du dedans, c’est comme une partition travaillée et ordonnée par un grand chef d’orchestre : il faut sans cesse régler ce qui est dissonant, moduler différemment, inventer de nouvelles tonalités

     

    C’est par le chemin de ronce que l’on atteint la clairière de la joie, le seuil où tout s’ouvre et où les perspectives s’élargissent

     

    Les plus indicibles joies sont celles qui ont traversé la souffrance et qui ont été traversée par elle

     

    Toujours, à quelque degré, les difficultés et les souffrances sont, au sens propre, des épreuves de vérité. Leur feu nous brûle mais nous illumine aussi.

     

    On est au cœur de la joie quand on a envie d’embrasser le monde entier et de l’aimer, et de continuer à l’aimer y compris dans ses misères, ses cruautés, ses fabriques de malheurs et ses égarements. Et surtout à causes d’elles.

     

    Eh bien, voilà. Je savais tout. Tout le mystère de la V.I.E

    La Vérité Infinie et Éternelle tenait à ces trois anneaux : Amour, Paix et Joie. Cela ressemblait à la ronde initiée par trois enfants qui se donnent la main pour célébrer une fête. C’est de l’amour de la joie que naît la joie de l’amour. Voilà comment étaient reliés le premier et le troisième anneau. Et le second anneau, celui de la paix, était toujours au milieu, bienveillant, veillant le bien, ou bien devant, ou bien derrière, selon qu’on faisait rouler les anneaux les uns sur les autres et que l’on changeait la disposition. Qu’importait ! Les trois anneaux étaient toujours ensemble, frères unis à jamais. Trois alliés entremêlant leurs vertus, se fortifiant les uns les autres pour aborder vaillamment tous les combats de la vie ! Même si leur nuance variait du blanc au jaune en passant par le rose, tous trois étaient de la même matière, d’or pur, la matière inaltérable dont sont faits les rêves actifs destinés à changer le monde…

     

    Oui Akimbo, mon petit frère, tu as fini par m’ouvrir les yeux. Grâce à toi, j’ai compris que la vie n’est pas un problème à résoudre, mais un mystère à respecter. Et les trois puissants symboles de ce mystère sont : le parfum d’amour, le baume réparateur de la paix et la petite musique de la joie. Les trois liens d’alliance qui résument le secret de la Vérité, Infinie et Éternelle.  Fin

     

    Un très beau livre que je conseille vivement 

     

    Extraits du livre « L’enfant qui savait » (fin)

     

    Photo Renal

     

     


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  • Extraits du livre « L’enfant qui savait »

    De François Garagnon.

     

    La paix, ce n’est pas seulement un effort, ou une manière de rassembler ce qui a été brisé et éparpillé pour retrouver la sculpture intacte du départ, histoire d’en faire une pièce de musée ! Tu dois aussi accepter toute la poussière du monde et toutes les imperfections de ton être. Ce qu’il faut, ce n’est pas gagné la guerre, c’est gagner la paix ! Imagine que la paix est un pays, un royaume promis que tu as déserté sur un coup de tête. Tu es en exil de toi-même tant que tu ne t’es pas réconcilié. Il faut reconstruire la paix : utiliser les mêmes pierres, pour en faire non plus un mur qui sépare, mais un pont qui relie.

     

    Les gens vivent comme si rien n’avait véritablement d’importance. Ils ont perdu de vue la précieuse valeur des choses, des gens et même la valeur de la vie. Qui, si tu y réfléchis, est autrement plus conséquence que la valeur de ce billet de banque ! Parce que le billet touche l’avoir, tandis que la vie touche l’être.

     

    Pour que la vie soit pleine, il faut chercher l’harmonie des notes, des gens et des évènements. Quelque chose qui va jouer ensemble dans le petit conservatoire de notre for intérieur, avec des instruments très différents mais qui doivent s’accorder à ne faire plus qu’un, pour produire en unique morceau avec d’infinies modulations et une amplitude exquise. A la fin ce n’est même plus de la musique, c’est une vibration émotive. Exactement comme la joie.

     

    Quand la joie joue en toi, c’est comme une petite musique intérieure qui se met en marche toute seule. Parfois même, tu est tout surpris, parce qu’il n’y a aucune raison d’être heureux, et pourtant tu l’es De manière incontrôlable subites, injustifiable Bref, tu ne  peux pas faire autrement que d’être en joie, sans même savoir pourquoi ! C’est ça qui est beau, c’est de la pure beauté enivrant comme un miel butiné de fleurs en fleurs dans les vastes prairies balayées par les ombres et les lumières Ca arrive subrepticement : un rayon de soleil tout doux qui caresse ton visage sans que tu t’y attendes, parce que c’était pas prévu, mais alors pas du tout ; il faisait froid au dehors et tu ne  t’attendais pas à ce qu’un tel sentiment de bien-être te parvienne juste à ce moment là

     

    Extraits du livre « L’enfant qui savait » (7)

    Photo Renal


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  • Extraits du livre « L’enfant qui savait »

    De François Garagnon.

     

    Chez moi, on dit que les paysages les plus enchanteurs sont ceux qui succèdent aux plus terribles orages. Après s’installent pour longtemps la royauté du grand bleu de l’infini et la force de la lumière éternelle ; des germinations secrètes arrivent à épanouissement. Il y a comme un parfum dans l’air, celui d’une discrète victoire. Et ça suffit pour être heureux. Le cœur se dilate, ton puits est rempli d’eau pour les moments où tu auras soif, et empli de lumière aussi pour les moments où le monde te paraîtra s’assombrir.

     

    La Paix c’est ce qui rend ta maison intérieure belle et bien ordonnée et qui sent bon. Tu peux y accueillir les autres en toute fraternité, parce que ton cœur est dans la douceur et ton vrai désir, c’est l’harmonie. Le mot de passe de l’amour, c’est : Je t’aime. Et le mot de passe de la fraternité, c’est : Merci. C’est bizarre ! Les gens imaginent qu’il faut être heureux pour dire merci, alors que c’est exactement le contraire : il faut dire merci pour être heureux ! Et en plus tu es dans la gratitude, plus ton cœur devient spontanément fraternel !

     

    Maintenant, que ce soit dans l’amour ou la fraternité, il y a un autre mot-doux qui doit te venir aux lèvres souvent. C’est le mot Pardon. Tu as remarqué, il y a don dans le pardon, et c’est le plus fabuleux des cadeaux : le don de soi ! Si tu prends l’habitude de semer des graines de pardon autour de toi, tu seras capable un jour de faire pousser des fleurs en plein désert, je te promets ! Dire pardon, ce n’est pas seulement un mouvement de paroles, mais un mouvement de l’être tout entier. Un mouvement à la rencontre de l’autre. ( A suivre... )

     

    Extraits du livre « L’enfant qui savait » (6)

    Chacra 25 mai 2017

     

     


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  • Extraits du livre « L’enfant qui savait »

    De François Garagnon.

     

    Extraits du livre « L’enfant qui savait » (5)


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  • Extraits du livre « L’enfant qui savait »

    De François Garagnon.

     

    L’amour, c’est un parfum. Quelque chose que tu ne peux pas retenir, posséder ou décrire. Un je-ne-sais-quoi qui flotte dans l’air, qui semble voué à disparaître mais qui peut propager une énergie plus phénoménale que la course des planètes ! Parfois, le parfum se fait insistant, envahit tout ton être et alors, rien n’est plus comme avant. Ton paysage intérieur est changé pour toujours. Et bien longtemps après la première fois que tu as eu cette sensation, bien après que le parfum semble s’être totalement évaporé, il suffit d’une brindille fugitive de ce parfum pour que resurgisse un bouquet de réminiscence, et que tout un grand bonheur que tu croyais perdu ressuscite et fouette à nouveau tes sens, comme l’air rare et fringant des altitudes.

     

     

    L’amour, c’est un lien d’alliance ! Et s’il y a davantage d’obscurité que de clarté dans l’esprit des hommes, c’est que leur cœur est plus souvent dans le rapport de force que dans le lien d’alliance. Il faut revenir à l’alliance ! Plus on est attaché, plus on est libre ! Je sais, c’est peut être bizarre à entendre, mais c’est comme ça ! Et l’on ne peut véritablement être quelqu’un sans être aidé et aimé par quelqu’un d’autre. C’est comme si le parfum de la vie ne nous parvenait pas. Est-ce que tu crois que la rose réserve son parfum à certains êtres et le refus à d’autres ? Non ! Tout le monde y a droit. Mais certains ont la tête ailleurs et passent à côté de la rose parce qu’ils ne sont pas disponibles pour recevoir son baume parfumé. ( A suivre...)

     

    Extraits du livre « L’enfant qui savait » (4)

     


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  • Extraits du livre « L’enfant qui savait »

    De François Garagnon.

     

    Mon grand rêve, c’est de faire en sorte que tout être prenne conscience, là où il est, et quelle que soient son âge et sa condition, que chaque jour qui vient, il a la possibilité de réaliser ce qui, hier, n’était encore qu’un rêve ! Et que la force des habitudes ne l’éloigne jamais durablement de cette conviction.

     

    Un être ne peut trouver son accomplissement s’il ne connaît pas à la fois l’enracinement et l’envol. Comment peut-on considérer comme « brillant » celui qui erre sans joie sur les marches ternes du savoir, même s’il est le premier de la classe, tandis que son regard, justement, perd peu à peu de son éclat ? Comment est-il possible d’imaginer une autre pédagogie que celle qui repose sur la confiance, ouvrant sur le grand large d’horizons encore inexplorés ? Les paroles lumineuses sont les paroles de confiance, de gratitude, de tendresse, d’encouragement. Elles donnent à celui qui les reçoit un côté ailé, comme affranchi des pesanteurs terrestres.

     

    Fais ce que tu as à faire, et ne t’attarde pas sur ce que les autres ne font pas. Attache-toi au murmure des profondeurs, et non pas aux agitations de surface. Cherche l’exaltation dans les petites choses fidèles, pas dans les coups d’éclat éphémères. (A suivre...)

     

    Extraits du livre « L’enfant qui savait » (3)

     


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  • Extraits du livre « L’enfant qui savait »

    De François Garagnon.

     

    Ce qui est en voie de disparition, ce ne sont pas les merveilles, ce sont les émerveillés. La beauté, nous l’oublions. Toutes nos tribulations découlent de cette amnésie, et le désenchantement est un poison lent qui fera notre décadence et notre perte.

     

    Chaque individu de la vie est contemplé du coin de l’œil par la Providence, laquelle se dit : « Qu’est ce que je vais pouvoir faire de beau, de bon et de bien avec ça ?

     

    J’avais le désir fou de sentir palpiter la vie, de laisser parler le silence, de retrouver la grâce et l’innocence des premiers temps du monde.

     

    Qui est le plus sage en vérité ? Celui qui a le savoir, ou celui qui garde la saveur ? Celui qui accède aux certitudes permettant la maîtrise de l’usage du monde, ou celui qui reste dans la vigueur inaugurale des puissances d’éveil ? Qui est le plus près de la Grande Vie ? Encore faut-il préciser que dans le langage de cette tribu, la Vie était l’abréviation de : Vérité, Infini et Éternelle. (A suivre...)

     

    Extraits du livre « L’enfant qui savait » (2)

    Chacra Avril 2017

     


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