• Contes Divers

    2 pages de contes

  • Le chat dupé par un moineau

     

    Un chat venait d'attraper un moineau, bien gras, qu’il tenait entre ses griffes. Il regardait l'oiseau avec un air de grand appel il et s'apprêtait à le manger, à moins, songea-t-il, de s'amuser un peu avant avec lui ? Le moineau, lui, tremblait depuis la tête jusqu'aux pattes.

    - Monsieur, dit-il au matou, l'empereur des chats, lui, se lave avant de passer à table !

    Notre félin, l'on s'en doute, ne voulut pas être en reste de bonnes manières.

    -  Au même titre que mon empereur, je suis un chat ! Il convient donc que je fasse la même chose que lui.

    Le chat lâcha le moineau et se mit à se laver le museau avec ses pattes de devant. Entre-temps, perché sur l'arbre le plus proche, le malin volatile se moquait du chat :

    - J'suis cuit ! J'suis cuit ! J'suis cuit !

    Le minet, honteux et fâché, ne put que constater qu'il était trop tard pour maintenant passer à table... Il jura sur l'honneur de ne plus jamais se laver avant de manger, mais uniquement après. Et, bien vrai, il tint parole !

     

    (Conte flamand(Conte extrait du livre  Histoires de chats de Marilyne Plénard)

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  • Le cochon, le chien, le chat et la souris ne s'aiment pas d'amour tendre

     

    Un beau jour, le cochon reçut un diplôme. Il en éprouva une grande fierté. Il en prenait soin comme de la prunelle de ses yeux ; mais, un matin, il dut partir pour un long voyage au cours duquel il lui était impossible de l'emporter. Il réfléchit... et décida de laisser au chien, son meilleur ami, le précieux document.

    Le chien, pendant un certain temps, en prit fidèlement soin. Mais survint une affaire pressante qui l'obligea, lui aussi, à partir. Que faire du diplôme ? Il n'avait d'autre connaissance véritable que le chat, auquel il le confia. Le chat le conserva bien quelque temps, mais, à la longue, il s'ennuya, car il ne pouvait plus faire ses causeries habituelles dans le voisinage. Seulement, comme il ne connaissait personne, il ne savait à qui remettre l'inestimable dépôt. A la fin, le chat le cacha au grenier, derrière une grosse poutre. Puis il s'en alla faire ses visites, insouciant.

    Vers le soir, il retourna au logis, chercha le papier, mais la souris l'avait complètement rongé ! Quand, quelque temps après, le chien revint chez lui, il réclama au chat le diplôme, qu'il ne put, évidemment, jamais lui remettre. Le cochon, à son tour, vint réclamer son bien au chien... en vain !

    C'est depuis ce jour-là que le cochon ne souffre plus le chien, le chien le chat, et le chat la souris !

     

    (Conte hongrois)

    (extrait du livre  Histoires de chats de Marilyne Plénard)

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  • Deux anges


    Deux anges s'arrêtèrent pour passer la nuit
    dans la maison d'une famille aisée.

    La famille était méchante et refusa
    que les anges demeurent dans
    la chambre d'amis de la maison.

    À la place, ils laissèrent les anges dormir
    dans une petite pièce située dans le sous-sol froid.
    Durant le temps qu'ils faisaient leur lit sur le sol dur,
    le plus âgé des anges aperçut
    un trou dans le mur et le répara.
    Quand le plus jeune des anges demanda "pourquoi?"
    Le plus âgé des anges répliqua :
    "Les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent".

    La nuit suivante,
    les deux anges arrivèrent se reposer dans une maison
    où les gens étaient vraiment pauvres,
    mais où le fermier et sa femme
    étaient très hospitaliers.

    Après avoir partagé le peu de nourriture qu'ils avaient,
    le couple laissa les anges dormir dans leur lit
    pour qu'ils aient une bonne nuit de sommeil.

    Lorsque le soleil se leva le lendemain matin,
    les anges trouvèrent le fermier et sa femme en larmes.
    Leur unique vache,
    de laquelle le lait était une bénédiction,
    gisait morte sur le sol.

    Le plus jeune des anges était furieux
    et demanda au plus âgé des anges
    comment il avait pu laisser faire cela ?

    "La première famille avait tout
    et tu l'as aidée en réparant un trou
    dans leur mur au sous-sol",
    accusa l'ange.
    La deuxième famille avait peu,
    mais était disposée à tout partager,
    et tu as laissé sa vache mourir.
    "Les choses ne sont pas toujours comme elles paraissent",
    répliqua le plus âgé des anges.

    "Quand nous sommes restés dans le sous-sol
    de la maison de la première famille,
    je me suis aperçu qu'il y avait de l'or dans le trou du mur.
    Le propriétaire était tellement rempli de haine
    et il ne voulait pas partager sa fortune.
    J'ai donc bouché le trou afin qu'il ne retrouve plus cet or.
    Et la nuit dernière,
    lorsque nous étions endormis
    dans la chambre du fermier,
    l'ange de la mort venait chercher
    la femme du fermier.
    J'ai négocié avec lui
    et je lui ai donné l'unique vache du fermier à la place.
    Les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent."

    Quelques fois,
    c'est exactement ce qui arrive
    lorsque les choses ne tournent pas de la façon
    dont on voudrait qu'elles tournent."

    Si vous avez la foi,
    vous n'avez qu'à croire que
    chaque mauvaise tournure des choses
    est à votre avantage.

    Il se peut que vous ne vous en rendiez pas compte au début,
    jusqu'au jour où vous vous apercevrez
    qu'elles étaient effectivement à votre avantage

    Auteur inconnu
    http://sesouvenirdesbelleschoses.over-blog.com/pages/_Belles_histoires_a_mediter_-1636660.html

     

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  • Les obstacles sur notre route

     

    Il y a très longtemps, un roi fit placer un gros rocher sur une route. Puis, il se cacha et attendit pour voir si quelqu'un enlèverait l'énorme rocher.

     

    Quelque uns des marchants et courtisans les plus riches du royaume passèrent pas là et firent tout simplement le tour du rocher. Plusieurs d'entre eux en profitèrent pour accuser le roi de négliger les routes, mais aucun ne fit quoi que ce soit pour enlever le rocher du chemin.

     

    Puis, un paysan passa par là avec une grosse caisse de légumes. En approchant du rocher, le paysan déposa son fardeau et essaya de pousser le rocher vers le fossé. Après beaucoup d'efforts, il finit par réussir.

     

    Lorsqu'il se pencha pour reprendre sa caisse de légumes, il aperçut une bourse pas terre, à l'endroit même où était le rocher. La bourse contenait plusieurs pièces d'or et une note écrite par le roi, dans laquelle il disait que l'or appartenait à la personne qui avait enlevé le rocher.

     

    Le paysan venait d'apprendre ce que beaucoup de gens ne comprennent jamais : chaque obstacle nous donne l'occasion d'améliorer notre sort.

     

    Brian Cavanaugh

    Source : http://sesouvenirdesbelleschoses.over-blog.com/pages/_Belles_histoires_a_mediter_-1636660.html

    Un blog magnifique à voir à tout prix

     

    FLERUS 4

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  • Le Chat et le Prophète

    Le prophète Mahomet parcourait le désert. Après une longue marche, il se sentit exténué et s'endormit. Un gros serpent sortit à cet instant des broussailles et osa s'approcher du Prophète, l'envoyé de Dieu ! La bête s'apprêtait à le mordre quand un chat, passant d'aventure, se jeta sur le reptile et le mit à mort après une longue lutte. Le Prophète s'éveilla. Il vit de quel danger le chat l'avait sauvé.

    - Viens ! Commanda le serviteur d'Allah.

    Le chat approcha. Le Prophète caressa par trois fois le chat et trois fois aussi le bénit en disant :

    - La bénédiction soit sur toi, ô chat ! Puis le serviteur d'Allah ajouta :

    - En récompense du bien que tu m'as fait, tu seras invincible dans les combats. Nulle créature terrestre ne pourra te renverser sur le dos. Va, et sois encore bénit trois fois.

    C'est grâce à cette bénédiction du Prophète qu'on dit qu'un chat retombe toujours sur ses pattes.

    (Conte extrait du livre  Histoires de chats de Marilyne Plénard)

     

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  • Les Deux Sœurs, le Chat noir et le Mandarinier

     

    Jadis vivaient deux sœurs dans un village situé sur l'île de Cecu, en Corée. L'aînée épousa le fils d'un homme riche. Elle vivait heureuse et insouciante. La cadette, devenue la femme d'un garde forestier, ramassait le bois pour le vendre au marché afin d'arrondir les fins de mois difficiles.

     

    Un jour elle se trouva fort contrariée car elle n'avait pas négocié tous ses fagots. Elle jeta à la mer le bois invendu, en offrande au dieu marin. Elle procéda ainsi plusieurs jours de suite. Finalement, une créature féminine surgit des flots et proféra ces paroles :

     

    - Je suis l'une des dames d'honneur du roi dragon. Il m'a chargée de vous conduire auprès de lui. Suivez-moi, je vous mènerai jusqu'à son palais. Si le roi vous propose un cadeau, demandez-lui un chat noir.

     

    La femme du garde forestier suivit la dame d'honneur, elle pénétra dans le palais sous-marin du roi dragon. Elle fut merveilleusement accueillie et resta plusieurs jours. Mais le moment arriva où elle dut retourner sur la terre ferme. Le roi dragon lui dit alors :

     

    -  J'ai l'intention de t'offrir un souvenir de ton séjour dans mon royaume. Que désires-tu ?

     

    La femme répondit :

     

    - Je voudrais bien le chat noir qui vit dans votre palais !

     

    Elle obtint le chat et, la bête sous le bras, retourna chez elle. Entre-temps, la dame d'honneur lui avait fait certaine recommandation : elle devait donner au chat cinq poignées de pois rouges à manger par jour. Ce que la femme fit sans tarder. Le chat se mit alors à déféquer... cinq poignées d'or quotidiennement. La sœur cadette devint riche en peu de temps, ce qui provoqua chez sa

     

    cupide sœur aînée une intense jalousie. Se doutant de quelque chose, cette dernière demanda à sa sœur si soudainement fortunée si elle pouvait lui emprunter le chat quelque temps. La puinée ne pouvait refuser ; elle prêta donc l'animal. Mais la femme de l'homme riche voulait toujours davantage d'or. Elle entreprit de donner au chat non plus cinq poignées de pois rouges par jour mais dix fois plus ! Jusqu'à cinquante poignées de pois par jour !

     

    Le chat ne donna plus d'or, il creva. La cadette alla chercher la dépouille de l'animal et l'enterra tristement dans la cour de sa maison. Sur sa tombe poussa un mandarinier, un arbre qui, depuis cette époque lointaine, abonde sur l'île de Cecu.

     

    (Conte  coréen  extrait du livre  Histoires de chats de Marilyne Plénard)

    chat réduit

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  • Le jeune homme amoureux d’une chatte

     

    Un jeune homme plein de fougue s'était pris d'amour pour sa chatte. Il se mit à prier sa bonne étoile, lui demandant de changer l'animal en une gracieuse jeune fille. Sa prière venait du fond du cœur, et l'étoile exauça son désir. La chatte fut métamorphosée en une personne charmante. Ebloui par sa beauté, le jeune homme tomba dans une douce contemplation. Il décida alors d'en faire son épouse, non sans avoir adressé d'abondantes actions de grâces à l'astre bienveillant. Un jour, l'étoile inspira au jeune homme de s'assurer, par une épreuve, que sa femme n'avait point conservé les habitudes d'une chatte. Le jeune homme s'amusa à lâcher une souris devant sa bien-aimée. Aussitôt la belle s'élança sur le rongeur. Et de badiner, mordiller, croquer... comme le font les chattes.

    -  Il me faut absolument dévorer cette souris ! s'exclama la demoiselle, qui s'en saisit et l'avala voracement de l'air le plus satisfait du monde.

    - Tu vois, dit alors la bonne étoile au jeune homme, que ta promise regrette d'avoir été métamorphosée en une créature humaine.

    Et elle rendit à la chatte sa forme animale.

    Comme on dit : « Chassez le naturel, il reviendra au galop ! »

     

    (Conte ukrainienextrait du livre  Histoires de chats de Marilyne Plénard)

     

    CHATON

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  • Le chat et la souris couturière

     

    Dans le temps, la souris était une couturière de renom. Le chat comptait parmi ses meilleurs clients. Un jour, le chat amena une belle étoffe à la souris pour que celle-ci lui couse une djellaba. La souris, éblouie par le tissu splendide, en rongea chaque jour un bout, si bien qu'il n'en resta plus assez pour l'habit du chat.

    Chaque fois que le chat se présentait pour essayer son vêtement, la souris lui disait qu'elle n'avait pas encore fini l'ouvrage. Lassé, le félin menaça le rongeur de porter l'affaire devant les juges. C'est à ce moment-là que la petite couturière décida de sauver la face. Elle confectionna avec le reste du tissu une besace, qu'elle présenta au chat. Lequel, fou de rage, s'abattit sur la souris, menaçant de la dévorer. La souris eut juste le temps de s'engouffrer dans son trou. C'est ce jour-là, et pas un autre jour, quoi que l'on te dise, qu'est née l'antipathie entre le chat et la souris.

     

    (Conte marocain extrait du livre  Histoires de chats de Marilyne Plénard)

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  • « Le petit Johnny est, comme on dit, mentalement retardé. Mais l'histoire qui suit va vous montrer qu'il est loin de l'être.

    Johnny, dans la classe de modelage de l'école pour enfants retardés qu'il fréquente, reçoit sa provision de pâte à modeler et commence à la triturer. Il en détache un petit morceau et va dans un coin de la pièce pour y travailler. L'éducateur vient à lui et dit: «Hello, Johnny.» Et Johnny répond: «Hello.

    — Qu'as-tu dans la main? demande l'éducateur.

    — De la bouse de vache, répond l'enfant.

    — Que vas-tu en faire?»

    Et Johnny répond: «Un éducateur.» L'éducateur se dit alors que le petit Johnny a régressé. Alors il fait signe au directeur qui passe justement devant la porte et lui déclare: «Le petit Johnny a régressé.»

    Le directeur vient près de Johnny et lui dit: «Hello, fiston.» Et Johnny répond: «Hello.

    — Qu'as-tu dans la main? demande le directeur.

    — De la bouse de vache, dit l'enfant.

    — Et que fais-tu avec cette bouse de vache?

    — Un directeur», répond l'enfant.

    Le directeur se dit qu'il s'agit là d'un problème pour le psychologue et fait appeler celui-ci.

     Le psychologue est un gars astucieux. Il va à Johnny et dit: «Hello». Et Johnny répond: «Hello.

    — Je sais ce que tu as dans la main, dit le psychologue.

    — Quoi? dit Johnny.

    — De la bouse de vache.

    — Oui, dit Johnny.

    — Et je sais ce que tu vas en faire.

    — Quoi?

     

    — Tu vas en faire un psychologue.

    — Non, dit Johnny, je n'ai pas assez de bouse! » Et on traite cet enfant de retardé ! »

     

    Extraits du livre « Quand la conscience s’éveille »

    D’Antony de Mello

     

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  • Vite un balai !

    Cette parabole se passe dans une abbaye. Un vieux moine vient d'entrer dans l'église pour s'y recueillir entre deux offices lorsqu'il aperçoit un tout jeune garçon accroupi à la croisée du transept. L'enfant, de joyeuse humeur, semble ramasser des choses imaginaires qu'il dépose ensuite dans un panier d'osier.

    « Que fais-tu là, mon petit ? » interroge le moine intrigué. Le garçon ne répond pas. Il sourit tout en continuant à nettoyer le sol de ses mains enchantées. Encouragé par la bonne humeur de l'enfant, le vieux religieux s'enhardit, soucieux peut-être de la relève...

    « Que veux-tu faire quand tu seras grand ?

    - Balayeur d'église, répond l'enfant sans hésiter. - Oui, parce que les grandes personnes laissent tomber beaucoup de grâces par terre. Alors moi, j'essaie de les ramasser pour qu'elles ne se perdent pas. »

    Et l'enfant reprend soigneusement son ouvrage, comme si de rien n'était.

    Tout ébranlé, le vieux moine quitte l'église pour se rendre à la sacristie. II vient de comprendre que lui aussi a laissé se perdre bien des grâces durant son existence. Et, sans hésiter, il se dirige vers le placard à balais... !

    (extrait de "Parabole d'un curé de campagne")

     

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