• Poémes d'amour

    2 pages de poèmes d'amour

  • L'hiver que j'appréhende

     

    Je ne redoute pas cet hiver qui s'avance,

    ni le gel qui durcit la terre et fige l'eau

    cependant que le froid vous rampe dans les os;

    ni la neige couvrant de son moelleux silence

    la campagne déserte et les toits des hameaux.

     

     

    L'hiver que j'appréhende est celui de l'absence,

    ce vide autour de moi lorsque tu n'es pas là

    quand les loups du désir griffent le matelas,

    que je te sais aussi maudissant la distance

    qui te maintient trop loin du cercle de mes bras.

     

     

    Je t'aime, t'aime, t'aime à toujours le redire,

    tu m'aimes, m'aimes, oui, à n'en jamais douter;

    au moins l'aurons-nous su et aurons-nous goûté

    aux féeriques fruits que ce double délire

    a porté dans nos cœurs à leur maturité.

     

     

    Je voudrais t'enlacer comme fait le lierre,

    couvrir de mes baisers ton tendre corps offert,

    pénétrer dans ta chair telle en fjord la mer,

    entendre ton ressac en appeler à Pierre

    et moduler après ton nom à ciel ouvert...

     

    Pierre Lexert

    L'hiver que j'appréhende


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  • 112

     J'ai rêvé de toi

     

    Ton image est restée gravée dans ma mémoire

    J'ai voulu t'échapper, te sortir de ma vie

    Mais partout où je vais je ne pense qu'à toi

    Et pourtant tu ignores combien je suis épris…

     

    Ta démarche si légère hypnotise mon regard.

    Tes longs cheveux qui flottent soulevés par le vent

    Et dansent sur tes épaules accentuant le charme

    D'une auréole dorée venue d'un autre temps…

     

    J'aime ton sourire qui éclaire ton visage

    Et le son de ta voix qui fait vibrer mon cœur,

    Comme le chant d'une sirène. Il faut que je reste sage

    De peur que je succombe devant tant de splendeurs

     

    Ton regard si profond a pénétré mon âme

    Tes yeux pleins de lumière ont changé toute ma vie

    J'aime ton beau décolleté qui rempli mes fantasmes

    Tes dents blanches éclatantes qui illuminent mes nuits

     

    Un jour tu es venue dans mon jardin secret

    Sous une pluie de roses, par des chemins fleuris,

    Tu m'as donné ta main et un baiser discret…

    Mais je m'suis réveillé et tu étais partie…

     

    Peut-être bien qu'un jour tu liras ce poème,

    Il n'est jamais trop tard pour dire ses sentiments

    Je voulais tout simplement te dire : je t'aime

    Comme te l'aurait dit un jour le beau Prince Charmant.

     

     Rêveries - Jean Claude. Brinette 

     

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  • Le meilleur moment des amours.

    Le meilleur moment des amours
    N'est pas quand on a dit : « Je t'aime. »
    Il est dans le silence même
    À demi rompu tous les jours ;

    Il est dans les intelligences
    Promptes et furtives des cœurs ;
    Il est dans les feintes rigueurs
    Et les secrètes indulgences ;

    Il est dans le frisson du bras
    Où se pose la main qui tremble,
    Dans la page qu'on tourne ensemble
    Et que pourtant on ne lit pas.

    Heure unique où la bouche close
    Par sa pudeur seule en dit tant ;
    Où le cœur s'ouvre en éclatant
    Tout bas, comme un bouton de rose ;

    Où le parfum seul des cheveux
    Parait une faveur conquise !
    Heure de la tendresse exquise
    Où les respects sont des aveux.

    René-François Prudhomme

     

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  •  

    Sonnet astronomique

    Alors  que finissait la journée estivale,

    Nous marchions, toi pendue à mon bras, moi rêvant

    A ces mondes lointains dont je parle souvent.

    Ainsi regardais-tu chaque étoile en rivale.

     

    Au retour, à l’endroit où la côte dévale,

    Tes genoux ont fléchi sous le charme énervant

    De la soirée et des senteurs qu’avait le vent.

    Vénus, dans l’ouest doré, se baignait triomphale.

     

    Puis, las d’amour, levant les yeux languissamment,

    Nous avons-eu tous deux un long tressaillement

    Sous la sérénité du rayon planétaire.

     

    Sans doute, à cet instant, deux amants, dans Vénus.

    Arrêtés en des bois aux parfums inconnus.

    Oui, ente deux baisers, regardaient notre terre.

     

    Charles Gros extraits de, »Je t’aime un peu beaucoup »


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  • Proximité de l’être aimé

    Je pense à toi, lorsque les lueurs du soleil

    Brillent dans la mer.

    Je pense à toi, lorsque le scintillement de la lune

    Se mire dans les sources.

     

    Je te vois, lorsqu’au loin sur le chemin

    La poussière se soulève,

    Dans la nuit profonde, lorsque sur l’étroit sente

    Le voyageur tressaille.

     

    Je t’entends, lorsque des murmures étouffés

    La vague monte là-bas.

    Dans le paisible bosquet je vais souvent pour écouter

    Quand tout se tait.

     

    Je suis auprès de toi, aussi loin sois-tu,

    Tu es près de moi.

    Le soleil baisse, bientôt brilleront les étoiles.

    Ah ! Si tu étais là !

     

    Goethe (poésie allemande)  

     

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    photo http://www.montecristo-editions.com/

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  •  

    La tulipe

     

    Un chat était amoureux fou

    D’une tulipe.

    Il tournait

     Tout le jour

    Tout autour

    De son vase.

    Il respirait son bon parfum

    Il lui miaulait la sérénade.

    Mais la fleur restait indifférente

    Au beau chant d’amour

    Du matou.

     

    Comme il ne sortait plus,

    Comme il ne mangeait plus,

    Comme il ne buvait plus de lait,

    Les amis du chat supplièrent la tulipe ;

    Faites-lui un signe

    Ne désespérez pas notre minou.

     

    La fleur avait bon cœur ;

    Pour réjouir le chat,

    Elle ouvrit ses pétales

    Et fit entendre un doux « ronron ».

     

    Depuis ce jour, il existe une tulipe

    D’une espèce nouvelle et très rare ;

    La tulipe qui ronronne.

    François David, extrait de son livre « petits poèmes de l’amour)

    (Photo Nature et Poèsie)

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  • Rimes d’amour

     

    On dit que l’amour

    Rime avec toujours.

    Mais il rime aussi avec court

    Avec balourd

    Avec sourd

    Il rime aussi avec velours

    Avec humour

    Avec mamours

    Je préfère qu’il rime avec bonjour

    Bonjour l’amour

    Jour après jour.

    François David, extrait de son livre « petits poèmes de l’amour)

     

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  • La lettre de l’amour

     

    Il n’y a pas de haine

    Dans l’amour.

    Il n’y a donc pas de

    N

    Dans

    Aime

    Ni de

    H

    Pour casser,

    Ni de goutte de sang sur le

    I

    Tout se résume en une seule lettre :

    M

    (François David, extrait de son livre « petits poèmes de l’amour)

     

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  • Le cœur

     

    Pour dessiner l’amour

    On trace un petit cœur

    Et soudain

    Le cœur grandit, grandit,

    L’encre noire devient rouge,

    La feuille blanche se soulève

    Et se met à battre

    Fort,

    Si fort.

    On n’ose plus la toucher

    On tremble

    En posant ce cœur

    Sur son cœur

    (François David Extraits de son livre « Petits poèmes de l’amour)

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