• L'hiver que j'appréhende

    L'hiver que j'appréhende

     

    Je ne redoute pas cet hiver qui s'avance,

    ni le gel qui durcit la terre et fige l'eau

    cependant que le froid vous rampe dans les os;

    ni la neige couvrant de son moelleux silence

    la campagne déserte et les toits des hameaux.

     

     

    L'hiver que j'appréhende est celui de l'absence,

    ce vide autour de moi lorsque tu n'es pas là

    quand les loups du désir griffent le matelas,

    que je te sais aussi maudissant la distance

    qui te maintient trop loin du cercle de mes bras.

     

     

    Je t'aime, t'aime, t'aime à toujours le redire,

    tu m'aimes, m'aimes, oui, à n'en jamais douter;

    au moins l'aurons-nous su et aurons-nous goûté

    aux féeriques fruits que ce double délire

    a porté dans nos cœurs à leur maturité.

     

     

    Je voudrais t'enlacer comme fait le lierre,

    couvrir de mes baisers ton tendre corps offert,

    pénétrer dans ta chair telle en fjord la mer,

    entendre ton ressac en appeler à Pierre

    et moduler après ton nom à ciel ouvert...

     

    Pierre Lexert

    L'hiver que j'appréhende


  • Commentaires

    1
    any
    Samedi 4 Février à 10:36

    MAGNIFIQUE

    2
    Samedi 4 Février à 12:52

    Tellement passionné et passionnel

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :