• Martin Steffens,

     

    Martin Steffens, né en 1977, est professeur agrégé de philosophie. Marié et père de deux enfants, il enseigne la philosophie à Metz, au lycée et en classes préparatoires. Outre des études sur Descartes et Simone Weil, il a publié un ouvrage d'introduction à la pensée de Nietzsche (Ellipses, 2008), Prier 15 jours avec Simone Weil (Nouvelle Cité, 2009) et a consigné avec deux amis Une journée de philosophie (Ellipses, 2010).

     

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  • BIOGRAPHIE DE CONFUCIUS

     

    Confucius naquit en 551 avant notre ère, à Tsou, dans l’actuelle province du Sandong. Aucune information concernant ses parents n’existe plus aujourd’hui. Ce grand sage vit le jour au sein d’une famille aristocratique désargentée. Le tir à l’arc et la musique faisaient partie des occupations favorites. Jeune Confucius voulait être connu et soulager la misère du monde. Ses idées pratiques et philosophiques allaient à l’encontre du milieu politique de son temps. Kong-Fou-Tseu, de son nom chinois, devint un philosophe et un maître incontesté. Il fut à l’époque où il professait, l’un des hommes les plus éduqués de Chine. L’enseignement de sa sagesse fut l’aboutissement de toute sa vie. Ses premiers disciples formèrent ce que l’on appelle l’Ecole confucéenne. Confucius formait ses élèves à la littérature, l’histoire, la philosophie et la politique. L’année de ses 53 ans, on lui offrit un poste qu’il refusa au gouvernement de la ville de PI. En compagnie de plusieurs disciples, il visita et séjourna dans différents Etats chinois. Lors de son voyage, il faillit mourir assassiné dans l’Etat de Sung. Confucius subit la perte douloureuse de son fils et de certains de ses amis. Le sage Kong-Fou-Tseu, mourut en 479 avant notre ère.

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  • Thalès de Milet (625-546 av. J.-C.)

     

     

    Issu d'une famille thébaine, Thalès naît à Milet, en Ionie, à la fin du VIIe siècle - d'où l'appellation ultérieure de « Milésien ». Mathématicien, il contribue à la naissance de la géométrie. L'historien grec Hérodote évoque sa connaissance de la science égyptienne et son influence sur la géométrie euclidienne à venir. Astronome, Thalès affirme que la Lune est éclairée par le Soleil et il prévoit même, toujours selon Hérodote, l'éclipsé du 28 mai 585. Aristote le considère comme le premier philosophe.

    (Extrait du livre Préceptes de vie des philosophes grecs)


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  • Plotin (205-270 av. J.-C.)

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    Plotin est né en Egypte. À trente-neuf ans, il décide d'étudier les philosophies orientale et indienne, et rejoint donc l'armée de Gordien. Mais cette armée est vaincue et Gordien tué en 244, si bien que Plotin doit, non sans difficulté, se réfugier dans la ville d'Antioche, pour ensuite se rendre à Rome.

     

    Là, il fonde une école philosophique néoplatonicienne. il enseigne en grec, s'attirant la protection de l'empereur Gallien. Son disciple, Porphyre, lui succéda, organisa et édita les Ennéades à partir des notes de son maître. Il rédigea également une Vie de Plotin. Plotin se veut un commentateur de Platon, d'Aristote et des stoïciens, établissant ce que l'on a dénommé le néoplatonisme - sorte de synthèse de la grande philosophie grecque.

     


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  • Pittacos (648-569 av. J.-C.)

     

    Pittacos est un des grands hommes d'Etat grec, l'un des Sept Sages de l’Antiquité. Il fut choisi par le peuple pour avoir délivré sa patrie du tyran Mélanchros et tué le général athénien Phrynon, dont la ville soutenait la tyrannie.

    Après avoir gouverné de 589 à 579, il abdiqua volontairement en expliquant : «J'ai été effrayé de voir Périandre de Corinthe devenir le tyran de ses concitoyens après en avoir été le père. Il est trop difficile d'être toujours vertueux. »

    II fut l'exemple même de la prudence, et un personnage politique qui se distingua par sa retenue, sa discrétion et son honnêteté politique. Il accorda même la liberté à l'assassin de son fils, arguant que « le pardon vaut mieux que le repentir ». Ses compétences politiques significatives sont prouvées par les nombreuses législations dont il fut l’auteur.

    (tiré du livre Préceptes de vie des philosophe grecs)

     


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  • Héraclite (520-460 av. J.-C.)

     

     

     

     

    Avec Héraclite, comme le souligne Jean Beaufret, c'est « la fondation même de la pensée occidentale qui s'accomplit ». Il nous reste de lui un recueil de paroles, dont une centaine environ peut être tenue pour authentique et que l’on nomme « fragments ». Ils sont « autant d'éclats qui nous parviennent du fond des âges comme la fulguration encore d'un orage qui s'y serait mystérieusement retiré ».

    Toute sa vie, Heidegger a médité l'œuvre d'Héraclite et lui a consacré de nombreux textes, dont « Logos » et « Alètheia » avec Eugen Fink (in Essais et Conférences, Gallimard, 1958) et Héraclite (Gallimard, 1973). Nous disposons aussi de l'impressionnante méditation de Jean Beaufret, « Héraclite et Parménide » (in Dialogue avec Heidegger., tome 1. Philosophie grecque, Minuit, 1973).

     

    (Extrait du livre  Préceptes des philosophes grecs) 


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    Épictète (80-125 ou 130 ap. J.-C.)

     

    Il passe son enfance comme esclave au service d'Épaphrodite, un affranchi de l'empereur Néron, dont la tradition a fait un maître cruel.

    Il est lui aussi affranchi dans des conditions qui restent indéterminées. Il se met alors à l'étude de la philosophie, et du stoïcisme en particulier. En 89 ou 94, il doit quitter Rome à la suite d'un édit contre les philosophes, dicté par l'empereur Dominitien qui s'accommode mal de l'influence du stoïcisme parmi les opposants à son régime tyrannique.

    Épictète se retire à Nicopolis d'Épire, où il ouvre une école qui connaît un grand succès. Pendant plusieurs années, il enseigne sous la forme de discussions et de remises en question.

    Epictète n'a laissé aucun écrit, mais l'un de ses disciples, Arrien, a recueilli ses propos et les a regroupés en deux ouvrages, Les Entretiens et Le Manuel., qui résument sa doctrine sous la forme d'aphorismes. Il en existe de très nombreuses éditions.

    Biaise Pascal a rédigé les Entretiens avec Monsieur de Sacy sur Épictète et Montaigne., où il rend hommage au philosophe.

     

    (Tiré du livre Préceptes de vie des philosophes grecs)


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  • Démocrite (460-370 av. J.C) 

    Elève de Leucippe, Démocrite développa la théorie atomiste, affirmant que le mouvement est inséparable de la matière. Fondateur d'un certain matérialisme, Démocrite donne une vision cohérente du monde, corps composé de vide et d'une combinaison d'atomes. Notre monde n'est alors qu'un monde possible parmi de multiples combinaisons d'atomes. Ses réflexions l'ont ainsi amené à remettre en cause l'existence de dieux ou d'un principe créateur du monde. (Tiré du livre Précepte de vie des philosophes grecs)

     


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  • Aristote (384-322 av. J.-G.)

    Aristote naquit à Stagire, en Macédoine. Il est le fils d'un médecin du roi Amyntas II, du nom de Nicomaque. À la mort de son père, qui avait été son premier maître, Aristote se rendit à Athènes, en 367, à l'âge de dix-sept ans, pour y compléter son éducation. Il y suivit pendant vingt ans les leçons de Platon. Il aurait été un peu bègue, avait de petits yeux, aimait les beaux vêtements et se rasait le visage, nous dit de lui Diogène Laërce. À la mort de son maître, Aristote s'éloigne d'Athènes et fonde une école à Assos. Il rencontre Théophraste et se lie d'amitié avec le naturaliste qui travaillera plus de vingt ans à ses côtés. Il se rendit chez l'eunuque Hermias, qui était tyran d'Atarnée. On veut que Hermias ait été son mignon, mais d'autres affirment qu'il était devenu son parent pour avoir épousé sa fille — ou sa nièce. Il fut ensuite invité en Macédoine à la cour de Philippe, qui lui donna pour disciple son fils Alexandre. Ayant achevé l'éducation de celui qui deviendra Alexandre le Grand, Aristote revint à Athènes, fonda et dirigea son école, le Lycée, pendant treize ans.

    La mort d'Alexandre réveille l'hostilité du parti antimacédonien d'Athènes. Aristote, accusé d'athéisme et de trahison, quitte Athènes et se réfugie à Chalcis, ne voulant pas finir sa vie comme Socrate. Il meurt peu après. Il est avec Platon le plus grand philosophe grec. Nous possédons de lui une œuvre importante qui a profondément marqué l'Occident.

    Comme introduction à son œuvre, on lira Éthique à Nico-maque, livre VI (Agora, Pocket, 2008). L'ouvrage vaut pour l'impressionnante traduction, l'introduction et un dossier réalisé par Philippe Arjakovsky. On y découvre un Aristote libéré de l'obscurité des strates d'interprétations romaine et chrétienne qui en ont déformé le sens et nous ont rendu la philosophie grecque si abstraite.(tiré du livre Préceptes de vie des philosophes grecs)


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    BIOGRAPHIE D’ANSELM GRÜN

     

    Ayant lu beaucoup de livres d’Anselm Grün, je voudrais partager avec vous cette biographie.

     

    Itinéraire de l'auteur

    Anselm GRÜN est né en janvier 1945 au nord de la Bavière, entre Francfort et Wurtzbourg, dans une famille d'artisan. Appartenant à la génération de l'immédiat après-guerre, le jeune Anselme a fait ses études dans un lycée de Munich où il apprit l'anglais (il est en zone d'occupation américaine) et dès l'âge de dix-neuf ans, il entre à l'abbaye de Münsterschwarzach, de la congrégation bénédictine de Sankt Ottilien, ouverte aux missions de l'intérieur et de l'extérieur et qui regroupe une dizaine de monastères, uniquement en Allemagne.

    Faisant partie d'une promotion de novices nombreux, Anselme GRÜN manifeste beaucoup d'enthousiasme dans la découverte des maîtres spirituels de saint Benoît et, en particulier, d'Origène, d'Évagre le Pontique et de Cassien. Ses supérieurs l'envoient à Rome où, durant quatre années, il s'initie à la philosophie et à la théologie.

    Une pédagogie

    Ce bénédictin infatigable, qui a incontestablement le sens du contact, possède un art de présenter les problèmes de théologie et de spiritualité, de telle sorte que croyants ou non, chrétiens ou non, se reconnaissent dans son langage.

    Pour résumer, je dirais que la base de son discours lui est fournie par la Bible, lue et réinterprétée de façon existentielle ainsi que par la tradition monastique. Après tant d'autres, mais de façon assez originale, il s'inspire d'Origène dont il a lu l'Exégèse spirituelle, d'Évagre le Pontique (346-399), contemporain de Grégoire de Nazianze et de Jean Chrysostome, de Jean Cassien, autant de maîtres spirituels de saint Benoît. Et il agrémente ses démonstrations de citations puisées dans les apophtegmes, anecdotes qui mettent en scène un ancien interrogé par un jeune moine

    Spiritualité d'Anselme Grün

     

    Depuis plus de vingt ans, l'auteur présente inlassablement les aspects positifs de la tradition chrétienne : il souligne l'importance de la liberté intérieure, la possibilité de s'assumer soi-même et de nourrir sa vie aux sources de la foi chrétienne.

    Si Anselme GRÜN passe pour un optimiste à toute épreuve, il montre, à l'envi, qu'il n'est pas dupe des turpitudes de l'âme humaine. Et il réussit ce tour de force de proposer de façon assez récurrente une présentation de ce que les moines de l'école de Cassien et de ses prédécesseurs (en particulier Évagre le Pontique) ont appelé les logismoi et qui, dans notre catéchisme, sont devenus la liste des sept péchés capitaux « souvent moralisateurs ». Ces logismoi, divisés en trois groupes, souvent repris par les moralistes, à savoir la concupiscence, l'irascibilité et la vaine gloire, une fois dépoussiérées, deviennent, sous la plume de GRÜN, des affects, des pulsions, des émotions, qui peuvent nous empêcher d'atteindre à la paix de l'âme.

    (P. Charles Chauvin, extrait du journal « Esprit de Vie » n°88)

     

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