• Parfum de la terre

    Parfum de la terre

     

    Viens marcher avec le printemps

    Sens le vent sur tes joues

    Sois libre de tes mouvements

    Prends le temps de vivre

    Car demain ne t’appartient pas.

     

    N’oublie pas ta promesse

    D’aller retrouver la paix

    Dans une forêt

    Dans une maison en bois

    Retrouve le battement de ton cœur.

     

    Nous partirons les yeux fermés

    Le cœur enveloppé

    Du parfum de la terre

    L’automne Uashtessiu

    Qui nous dira

    Viens, viens mon ami mon frère

    Oui je t’attends

    Depuis cet instant

    Où ton souffle a touché mon âme

    Oui  je t’attends mon frère

    Alors nous partirons tous deux

     

    J’ai vu la montagne dans sa splendeur

    J’ai entendu la rivière dans son désir

    Quel plaisir et quel bonheur

    D’être dans les bras de la terre

    Et lui ce grand mystère

    Que je découvre dans son absence

    Chercher la vérité au creux de ses mains

    Je respire l’air qu’il habite.

     

    Voir son regard s’évanouir dans le mien

    Pendant qu’il ferme les yeux sur mon corps

    Pour mieux goûter à l’instant

    J’entends son cœur battre.

     

    J’aime son silence

    J’aime sa voix

    J’aime son reflet

    J’aime l’invisible que je ne peux toucher

    Mais que je sens avec force en moi.

     

    Les arbres sont témoins de mon amour

    Les rochers entendent encore aujourd’hui

    L’écho de ma grande tendresse

    Sur le ciel qui nous enveloppe.

     

    Mon cœur est fait de branches de sapin

    Entremêlées à toutes les saisons du monde

     

    Je dors pour mieux tapisser tes rêves

    Et celui du chasseur en quête d’une terre

    Où il pourra alimenter son envie d’être libre

    De marcher en admirant les courbes des rivières

    De nourrir sa faim et d’assouvir sa soif.

     

    Je crois aussi en la force du destin

    Je crois aussi en la confiance de demain

    La patience d’attendre en admirant l’eau des chutes

    En priant pour mon prochain.

     

    Je deviens l’hiver pour me reposer

    Je deviens le printemps pour rêver

    Je deviens l’été pour briller.

     

    Et je suis une femme d’automne

    Née dans un univers qui est aussi le tien.

     

    Rita Mestokosho

    Extrait du livre : « Les voix du poème »

    Forêt Domaniale de Verzy, Site des Faux


  • Commentaires

    1
    Samedi 1er Juillet à 11:34

    Superbe ! Merci

      • Samedi 1er Juillet à 16:57

        Merci Sil.

    2
    Samedi 1er Juillet à 15:37

    J'aime ce parfum de la terre-là. Je m'y reconnais bien. Merci Renal et bon mois de Juillet

      • Samedi 1er Juillet à 16:58

        Merci de ta visite. Bon week-end.

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