Le Monde de la Philo et de la Poésie

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EXTRAITS DU LIVRE « S’ASSEOIR UN PEU PLUS PRES » De GEOFFREY WION FLORENS (8)

Quand l’autre commence à compter

Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

(à suivre...)

EXTRAITS DU LIVRE «  S’ASSEOIR UN PEU PLUS PRES » De GEOFFREY WION FLORENS (8)
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