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16 Août 2026
Ne pas se protéger de l’amour.
Après la blessure, le réflexe est presque immédiat. On se protège, on met une distance intérieure, on reste présent, mais en se tenant prêt à se retirer. Cette protection n’est pas mauvaise en elle-même. Elle peut être nécessaire un temps. Mais lorsqu’elle devient une règle, elle finit pas assécher la relation.
Se protéger de l’amour, c’est aimé à moitié. Donner sans se livrer, rester sans vraiment être là.
L’amour ne se vit jamais sans exposition qu’on ne peut garder le cœur fermé tout en espérant une relation vivante.
Ne pas se protéger de l’amour, ce n’est pas s’exposer sans discernement, c’est refuser de se fermer par principe, c’est accepter que le lien puisse encore toucher là où cela fait mal. Ce choix est risqué, mais il est aussi profondément vivant, car l’amour qui se protège trop cesse peu à peu d’aimer. Rester ouvert après la blessure, est peut-être l’un des courages les plus silencieux et les plus vrais.