Le Monde de la Philo et de la Poésie

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EXTRAITS DU LIVRE « S’ASSEOIR UN PEU PLUS PRES » De GEOFFREY WION FLORENS (17)

Veiller sans contrôler

Quand le lien engage, il peut naître une inquiétude nouvelle. La peur que l’autre se perde, qu’il s’éloigne, qu’il fasse un choix qui nous échappe. Alors sans toujours le vouloir, la vigilance peut se transformer en surveillance, l’attention en contrôle, l’aide en pression.

Veiller n’est pas surveiller.

Veiller protège, surveiller enferme.

Veiller suppose de rester attentif sans envahir, présent sans imposer sa présence, disponible sans devenir intrusif

Veiller avec le cœur, ce n’est pas garder la main sur l’autre, c’est rester ouvert à ce qu’il vit sans chercher à le maîtriser

Veiller sans contrôler, c’est faire confiance à ce qui a été semé. Croire que l’autre peut tenir debout sans notre regard constant. Cette vigilance-là est silencieuse, elle ne s’impose pas, mais elle demeure.

Aimer ainsi demande du courage : celui de ne pas être indispensable, celui de croire que le lien peut vivre sans être constamment tenu par la main.

EXTRAITS DU LIVRE «  S’ASSEOIR UN PEU PLUS PRES » De GEOFFREY WION FLORENS (17)
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