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17 Juin 2026
L’attente
Attendre n’est pas rester immobile. C’est accepter que la relation ne se décide pas seul. Que l’autre ait son rythme. Que le lien ne se construit ni par pression ni par stratégie.
L’attente met à nu nos impatiences, notre besoin de réponse, notre peur que rien ne vienne.
Et pourtant, sans ce temps là, la relation reste superficielle. Elle manque de profondeur, elle manque de vérité. Cette partie s’ouvre sur ce moment discret où l’on consent à rester disponible sans réclamer, sans forcer, sans savoir ce que l’autre fera de notre présence. C’est souvent là que le lien commence vraiment à se former ou à se révéler impossible. Dans les deux cas, quelque chose grandit.
Attendre sans réclamer.
Nous savons attendre extérieurement. Mais intérieurement, nous réclamons souvent une réponse, un signe, une avancée qui nous rassure.
Réclamer ne passe pas toujours par des mots. Cela peut être une impatience silencieuse, une présence chargé d’attente, un espoir qui pèse sur l’autre.
Attendre sans réclamer demande un renoncement plus profond. Celui d’accepter que l’autre ne nous doive rien. Ni réponse immédiat, ni justification, ni engagement au même rythme.
Attendre sans réclamer, c’est aimer sans exercer de pression, c’est rester présent sans transformer la relation en exigence.
Cette attente-là est coûteuse, elle expose à la déception, mais elle est peut être la seule qui rende possible un lien vrai, parce qu’elle respecte pleinement la liberté de l’autre. ( à suivre..)