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Accueil » Poemes de Maurice Carême
  Articles de cette rubrique :
 

Le brouillard

 

Le brouillard a tout mis

Dans son sac de coton ;

Le brouillard a tout pris

Autour de ma maison.

 

Plus de fleurs au jardin,

Plus d’arbres dans l’allée ;

La serre des voisins

Semble s’être envolée.

 

Et je ne sais vraiment

Où peut s’être posé

Le moineau que j’entends

Si tristement crier.

 

Maurice Carême

67CheminEtrange
Dimanche 22 Décembre 2013 à 09h58 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

Marie et moi

Marie et moi, on s’aime bien.

Nous partageons nos petits pains.

 

Se trompe-t-elle de chemin ?

C’est moi qui la prends par la main.

 

Elle rit parfois pour un rien.

Je la laisse rire sans fin.

 

Je ne suis qu’un jeune gamin,

Mais, quand je la tiens par la main,

 

Je me sens brusquement capable

De tenir tête même au diable.

 

N’empêche que j’ai peur des chiens.

Et si, par hasard, il en passe,

 

C’est toujours Marie qui les chasse.

Et c’est elle sur le chemin,

 

Qui me reprend alors la main.

Marie et moi on s’aime bien.

 

Nous nous sentons, dans le matin,

Les deux moitiés d’un même pain.

 

Maurice Carême extraits de, »Je t’aime un peu beaucoup »

 

loup249
Dimanche 17 Novembre 2013 à 09h54 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

Où suis-je…

 

Où suis-je et qui m’appelle ?

Quel est ce long bruit d’aile

Qui fait gémir la nuit ?

Ah ! Soyez-moi fidèles,

Pauvres choses d’ici !

Demeurer mon ami,

Silencieux  chat gris

Qui levez vos prunelles

Et frémissez aussi

Quand cette voix m’appelle

D’au-delà la nuit.

 

Maurice Carême (extrait des « 25 chats de Maurice Carême)

 

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Mercredi 08 Mai 2013 à 09h23 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

Je me souviens de cette école.

 

Je me souviens de cette école

Où nous revenions en septembre.

L’ombre y jouait à pigeon vole.

Nos bancs sentaient la nouvelle encre.

 

Les froids précoces aux carreaux

Suspendaient d’étranges rideaux.

Roi dans les barres, chat perche,

Nous ne rêvions que de grands prés.

 

Nous regardions par la fenêtre

Les nuées flâner dans le vent.

Caressante, la voix du maître

Avait un parfum d’origan.

 

On avait repeint les tableaux.

Les lettres semblaient si blanches,

Elles nous rappelaient les branches

Lourdes d’ombelles des sureaux.

 

Et le cœur enserré

Qu’une noisette dans sa coque,

Nous attendions tous que la cloche

Fît des oiseaux de nos cahiers.

 

Maurice Carême (extrait de « Souvenir »)

 

douceur12105
Lundi 06 Mai 2013 à 08h20 dans Poemes de Maurice Carême1 commentaire(s)

 

Au clair de la lune

 

Au clair de la lune,

Le chat de la voisine

Danse la capucine

En chaussons bleu-prune.

 

Dans le soleil,

Le chat du vitrier

Se fait de longs colliers

De guêpes et d’abeilles.

 

Et le chat de l’instituteur,

Quand la nuit est sereine ;

Se plaît à réciter par cœur

Les fables de la Fontaine.

 

Il est matous de toutes sortes ;

Le mien marche à pas de souris

Et crie dès qu’on ouvre la porte :

« il n’est pas bon rat que de Paris »

 

Maurice Carême (extrait des « 25 chats de Maurice Carême)

 

717_1
Vendredi 03 Mai 2013 à 07h47 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

 

Je traversais l’été.

 

Je traversais l’été, comme d’autres la France,

Sur la barque dorée de mes grandes vacances.

 

J’avais un arc et une flèche de sureau

Et je m’imaginais être charmeur d’oiseaux.

 

Toutes voiles dehors, mon bateau, sur la mare,

M’entraînait sans détour chez des peuples barbares.

 

Un tronc d’arbre évidé mes servait de château ;

Au bois, une poignée de fraises, de gâteau.

 

Une plume perdue trouvée dans les genêts

Me sacrait roi du jour au seuil de la forêt.

 

Et, le soir, je rentrais sentant si bon la menthe

Qu’on prenait pour ses fleurs la clarté de la lampe.

 

Maurice Carême (extrait de « Souvenir »)

 

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Mercredi 24 Avril 2013 à 08h32 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

Quatuor

 

Le matou de Léon

Aimait l’accordéon ;

 

L’angora de Céline

Pinçait la mandoline

 

Et celui de Simone,

Avec son saxophone,

 

Savait faire pleurer

Les chattes du quartier.

 

Ces joueurs solitaires ;

Un jour, ce concertèrent.

 

Justement, la fauvette

De la vieille Antoinette

 

Venait de terminer

Un quatuor en ré.

 

Mais on chercha en vain

Un autre musicien.

 

Et ce hasard sauva,

D’un vulgaire trépas

 

Sous des griffes félines,

La souris d’Adolphine

 

Qui durant tout l’été

A l’ombre de sa hutte,

 

Avait appris la flûte

Sur un roseau troué.

 

Maurice Carême (extrait des « 25 chats de Maurice Carême)

 

Cats2
Vendredi 19 Avril 2013 à 07h40 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

La chambre

 

La chambre est chaude.

La pluie dehors

A  les tons d’or

Des reines-claudes.

 

Un chat traverse

La rue déserte.

Le soir le suit

Noir comme lui.

 

Et le bonheur,

Soudain surpris,

Se glisse comme

Une souris

Dans mon cœur d’homme.

 

Maurice Carême (extrait des « 25 chats de Maurice Carême) 

 

cat X
Mercredi 17 Avril 2013 à 08h36 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

Ma mère fermait la fenêtre

 

Ma mère fermait la fenêtre

Et allumait la lampe.

Un silence plein de bien être

S’épandait dans la chambre.

 

Je croyais entendre au dehors

Les étoiles tinter.

La lune pendait au pommier

Son mince croissant d’or.

 

Bonsoir, me murmuraient les choses.

Comme l’odeur sort de la rose,

Je leur disais bonsoir.

 

Et le silence retombait

Si total qu’en mon cœur,

La vie doucement clapotait

Comme une eau sous les fleurs.

 

Maurice Carême (extrait de « Souvenir »)

 

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Lundi 15 Avril 2013 à 09h25 dans Poemes de Maurice Carême1 commentaire(s)
CHAT COLLECTION
Dimanche 14 Avril 2013 à 09h18 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

Grisaille

 

Un ciel d’un gris très doux ardoise les eaux lisses.

Les navires ont l’air de ne pas avancer

Et le vol des oiseaux est si sûr et léger

Qu’ils retombent pareils à des feux d’artifice.

 

Tout paraît aujourd’hui comme un peu irréel.

L’horizon est si mal dessiné qu’on hésite.

La vague, à peine née, se défait et s’effrite,

Le sable n’est bordé que d’un soupçon de sel.

 

Et la plage, là-bas, s’en va si loin sans hâte

Que l’on devine bien qu’elle n’a nulle envie

D’arriver quelque part tant l’été la convie

A traîner tout le long des eaux comme une chatte.

 

Maurice Carême (extrait des « 25 chats de Maurice Carême)

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Jeudi 11 Avril 2013 à 10h06 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

SUR LE CIEL ÉCARLATE

 

Oui, les maisons étaient trop vieilles ;

Les escaliers, trop hauts,

Mais nous avions dans les oreilles

Mille chansons d'oiseaux.

 

Oui, les chemins étaient trop longs

Et criblés de poussière,

Mais, devant nous, les horizons

Frissonnaient de lumière.

 

Oui, nos souliers étaient trop lourds;

Nos besaces, trop plates,

Mais nous voyions au loin les tours

Briller ainsi que des visages

Sur le ciel écarlate.

 

Maurice Carême (extrait de souvenir)

 

Merci Merci154

 

Mercredi 10 Avril 2013 à 09h49 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

Le chat noir

 

Qu’il est plaisant d’être chat noir

A l’ombre bleue des angéliques

Et d’écouter sans le vouloir

Les airs de flûtes des moustiques !

 

Loin des écoles, des devoirs,

Des problèmes philosophiques,

Qu’il est plaisant d’être chat noir

A l’ombre bleue des angéliques !

 

Ô les paresses idylliques,

Les songes pleins de nonchaloir

Au touffu d’un jardin magique

Dont le vent silence est savoir !

Qu’il est plaisant d’être chat noir !

 

Maurice Carême (extrait des « 25 chats de Maurice Carême)

 

COLLECTION CHATS
 
Photo Nature et poèsie
Mardi 09 Avril 2013 à 09h49 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire

 

La mort de Youppi

Âme glissante de mon chat

Qui vient rôder dans le sentier

A l’ombre rouge des rosiers,

Que puis-je faire pour toi ?

 

N’entendrais-tu pas la fauvette

Très doucement te répéter

Qu’au tendre paradis des bêtes

Tes méfaits seront pardonnés ?

 

Tu dormiras dans un panier

Tressé de laine de nuages

A côté du grand lévrier

Dont tu craignais les bonds sauvages.

 

Tu n’éprouveras plus qu’amour

Pour les angelotes  souris

Qui te crieront : « Youppi, bonjour ! »

Dans le bleu éternel des nuits.

 

Tu joueras sur de hautes branches

Transparentes de feux lunaires

Dont les fruits ont meilleure chair

Que blanc poulet de tes dimanches.

 

Et la bonne Vierge Marie,

Mettant les mains en gobelet,

Te tendra l’ineffable lait

De ses célestes bergeries.

Maurice Carême (extrait des « 25 chats de Maurice Carême)

 

Cats3
Lundi 08 Avril 2013 à 09h26 dans Poemes de Maurice Carême1 commentaire(s)

Mon petit chat

J’ai un petit chat,

Petit comme ça.

Je l’appelle Orange.

 

Je ne sais pourquoi

Jamais il ne mange

Ni souris ni rat.

 

C’est un chat étrange

Aimant le nougat

Et le chocolat.

 

Mais c’est pour cela,

Dit tante Solange,

Qu’il ne grandit pas !

 

Maurice Carême (extrait du livre : « 25 chats de Maurice Carême)

 

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Jeudi 04 Avril 2013 à 09h33 dans Poemes de Maurice CarêmePoster un commentaire
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