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Les merveilleuses mères veilleuses (1)
Extraits du livre « Les merveilleuses mères veilleuses »
De François Garagnon
Résumé :
Pari insensé ou sentimentalisme excessif ? François Garagnon voit dans le geste infime de la mère qui veille, quelque chose de plus conséquent, pour l'avenir de l'humanité, que les décisions des puissants qui gouvernent la marche du monde. Car c'est à partir de cette inclination infiniment tendre et protectrice enfouie dans un instinct millénaire, qu'un petit d'homme trouvera, plus tard, assez de points d'appui et d'envol pour laisser au monde son empreinte et transformer le hasard en destin. La femme qui porte fruit, qui donne la vie puis en prend soin, est presque malgré elle dépositaire du mystère des origines, d'une sorte de chant inaugural sans cesse recommencé qui laisse entrevoir une perfection et une pureté qui ne sont pas de ce monde. À "celles qui donnent la vie", l'auteur rend un hommage discret par petites touches délicates et légères, jusqu'à cette poésie mystique qui, au
lieu de terminer le livre, l'ouvre sur un cantique, un éclat de lumière, une chanson de ciel.Les lendemains qui chantent, c’est aux mères qu’on les doit. Leur amour si humble, qui se croit impuissant ou moins incapables de changer le cours des évènements, c’est ce souffle chargé de tant d’heures de patience, de larmes et de sourires, qui pousse la frêle embarcation vers la terre promise et rend la traversée possible.
Elle est le premier visage du monde. Celui que l'on découvre en arrivant au monde. La tendresse y coule à flot comme une source de lumière dont la prodigalité jaillit derrière le rideau des cils. Quand le visage s'approche, on reçoit ensoleillement du regard tout rayonnant d'une joie secrètement butinée dans la grande ruche de l'invisible et qui est comme un nectar de vie.
Elle est le premier "je t'aime" murmuré à notre oreille, ce serment de l'âme qui est aussi serrement du cœur, tant s'y résume de manière radicale l'universel élan de la condition humaine : aimer et être aimé.
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