• Extrait de : La liberté vécue avec la force de la foi (1)

    « Beaucoup de nos circonstances de vie dépendent en bonne partie de notre volonté : notre état de vie, notre métier, nos amis, la pratique de notre foi. C’est nous qui bâtissons notre destinée. 

    Mais la liberté ne s’exprime pas qu’à travers la volonté. Elle est étroitement liée à l’intelligence. Je veux ce que je connais et que j’estime être bon et je rejette ce que je connais et que j’estime être mauvais. 

    Les sentiments qu’ont-ils avoir avec la liberté ? Ils font partie de la nature humaine tout comme l’intelligence et la volonté. Nous ne sommes pas des êtres purement spirituels, nous avons un corps et un cœur, qui est le centre de notre affectivité, la sphère la plus tendre la plus intérieure, la plus secrète de la personne. Les sentiments peuvent perfectionner la liberté. S’ils venaient à manquer, nos actes ne serait ni intègres ni matures et nous ne nous développerions pas complètement. 

    Avoir un cœur capable d’aimer, un cœur soumis à l’angoisse et à la souffrance, en mesure de s’attrister et de s’émouvoir est la caractéristique la plus spécifique de la nature humaine. 

    « Nous ne pouvons pas éviter directement que les sentiments surgissent, mais normalement, nous sommes en mesure de choisir si nous voulons ou si nous ne voulons pas adopter la conduite que les sentiments nous encouragent à suivre.

    Une personne libre vit en accord avec ce qu’elle est, avec son ordre intérieur, sans se laisser dominer par les situations fluctuantes, qui changent d’un jour à l’autre.

    La liberté ne dépend pas essentiellement des sentiments bien qu’elle puisse en être enrichie. Lorsqu’un sentiment se glisse dans un agissement, celui-ci devient plus « personnel. 

     Il ne faut pas mépriser l’importance des sentiments dans la vie de l’homme. Sans eux, il ne saurait y avoir  de développement complet. Les sentiments peuvent pousser à l’action ou la ralentir. Ils engagent l’avenir. Parfois ils semblent avoir une dynamique propre. Un échec, une déception découragent, pompent l’énergie. Une bonne nouvelle donne du cœur à l’ouvrage. Il faut donc se connaître et savoir que l’état d’esprit du moment pèse sur la façon de voir le monde. 

    Les circonstances peuvent être pour ou contre la liberté : elle peuvent l’augmenter ou la diminuer. Mais elles n’interviennent pas essentiellement dans l’acte libre. Aussi, une personne est-elle conditionnée, dans un certain sens, par le pays, la société, la famille où elle est née, par son corps, par son code génétique et son système nerveux, ses talents, ses limites et son expérience du passé. Mais en dépit de tout cela, elle est libre, puisqu’elle a la capacité de discerner et de faire le point parmi tous ces conditionnements. »

    (Extrait du livre « La liberté vécue avec la force de la foi »

    De Jutta Burggraf)

     

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