• Chemins de vie spirituelle

    Extrait du livre « Chemins de vie spirituelle »De Joseph de Mijolla

     

    Qu’est-ce que la vie spirituelle ?

    « La vie spirituelle est  une relation vécue par chacun comme une aventure personnelle, consciente assumée, cultivée, relation d’union à Dieu que j’aime et dont je sais qu’il m’aime le premier. »

     

    « Je me rends compte que je suis aimé, moi personnellement, qu’il existe entre Dieu et moi un amour auquel personne ne peut répondre à ma place, un amour auquel je ne peux pas répondre en me cachant derrière les autres, en m’abritant dans la masse. Et ce jour là je me suis mis à prier. »

     

    « La vie spirituelle est l’engagement de notre cœur et de notre vie envers Dieu. Le bonheur d’être aimé et d’aimer, le don de soi pour aimer. »

     

    « Quand une personne est liée à Jésus par sa foi, sa fidélité à Jésus se joue évidement dans ces dimensions de la  vie : comme chance, comme grâce, comme épreuve, comme purification. »

     

    Dans l’union a Dieu, la prière

    Faire oraison, c’est donner  à Dieu chaque jour(ou de façon régulière, plusieurs fois dans la semaine), un espace un peu consistant de son temps. Un temps de vrai rendez-vous, seul avec son Dieu, un temps de dialogue d’amour avec ce Dieu donc on se sait aimé.

     

    Dans la solitude, chacun peut aller à la racine de soi, coïncider avec soi autant qu’il peut, être sujet de sa vie et ainsi devenir apte à la rencontre d’un autre. Quand nous allons au centre de notre être, nous y trouvons nos émotions, notre vertige d’exister, notre bonheur d’exister, nos désirs, nos peurs, nos angoisses, notre singularité, notre « je », notre âme. Alors je peux dire à un autre « je » t’aime, « je » souffre, « j’ » ai besoin de toi, « je » te remercie, « je » te fais plaisir, et accueillir ce que l’autre me dit de lui. C’est vrai du dialogue entre ceux qui s’aiment, c’est vrai aussi de la rencontre avec Dieu dans l’oraison.

     

    Il faut laisser le Christ nous prendre dans ses bras ; se laisser conduire, aimer, porter par l’amour que Jésus a pour nous. Cela suppose évidemment, de notre part, vouloir, coopération, disponibilité, souplesse et, quoi qu’il arrive, abandon confiant et donc renoncement à soi. C’est la grâce de Dieu qui construit dans l’homme un cœur capable d’aimer.

     

    Il nous faut apprendre à laisser Dieu le temps de nous acheminer à lui : «  Dieu seul peut vous instruire, il faut seulement lui en donner le temps, et assez de silence pour entendre une voix qui fait moins de bruit qu’un rayon sur l’eau. Il est l’amour même avec qui l’enfer serait doux, l’amour capable de nous dédommager de toute perte terrestre et de surprendre et rassasier le cœur le plus amoureux.

     

     


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