05 Mars 2015, Ste Olive
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Accueil » Beaux textes philosophiques et spirituels
  Articles de cette rubrique :
 

Ouvrir une fenêtre

Il y a des jours, Seigneur, où je ne sais plus rien.
Je ne sais plus ce que je suis, qui je suis.
Je ne sais plus pourquoi je suis là et où je vais.

Oh! Ce n'est rien, Seigneur, presque rien,
juste un peu de lassitude,
comme un ciel de nuit dans le midi de ma vie.

Alors, j'ai envie d'ouvrir une fenêtre,
une fenêtre sur l'ailleurs,
sur l'ailleurs de moi,
sur l'ailleurs de mon quotidien.
Apprends-moi, Seigneur,
à ouvrir le sens de ma vie, comme une route.
Pas une route facile, je le sais.
Il y aura toujours, malgré moi, de temps en temps,
la soif, la fatigue et la faim.
Mais, je sais aussi, qu'il y aura toujours au fond de moi,
cette force qui me fait tenir debout,
car, j'en suis sûr, le soir venu, tu seras là, à l'étape.
Alors, peut-être qu'autour d'une table,
en rompant le pain avec d'autres,
je trouverai un sens à ma vie.

Robert Riber

(Offert par mon amie Pestoune)

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Prière du pape François

 

Ne pleure pas sur ce que tu as perdu, lutte pour ce que tu as.

Ne pleure pas sur celui qui est mort, lutte pour ce qui est né en toi.

Ne pleure pas sur qui t’a abandonné, lutte pour celui qui est avec toi.

Ne pleure pas sur celui qui te hait, lutte pour celui qui t’aime.

Ne pleure pas sur ton passé, lutte pour ton présent.

Ne pleure pas sur ta souffrance, lutte pour ton bonheur.

Avec toutes les choses qui nous arrivent, nous apprenons que tout problème a sa solution,

il faut simplement aller de l’avant.

 

Jorge Mario Bergoglio, Pape François

 

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Ta vie

 

Mène ta vie comme il te plaît, mais n'oublie pas :

1) Le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.

2) Lorsque tu perds, ne perds pas la leçon.

3) Suis les trois R : Respect de toi-même. Respect des autres. Responsabilité de tes actes.

4) Ne pas obtenir ce que tu veux est parfois un merveilleux coup de chance.

5) Apprends les règles pour savoir comment les transgresser correctement.

6) Ne laisse pas une petite dispute meurtrir une grande amitié.

7) Si tu commets une erreur, prends tout de suite des mesures pour la corriger.

8) Passe un peu de temps seul tous les jours.

9) Accueille le changement, mais ne laisse pas s'envoler tes valeurs.

10) Rappelle-toi que le silence est parfois la meilleure des réponses.

11) Sois bon et honorable. Ainsi, lorsque tu vieilliras, tu profiteras de ta vie une deuxième fois.

12) Quand surgit un désaccord avec ceux que tu aimes, ne t'occupe que de la situation actuelle. Ne réveille pas le passé.

13) Partage ton savoir.

14) Sois tendre avec la terre.

15) Une fois par an, va quelque part où tu n'es jamais allé.

16) Souviens-toi que la meilleure des relations est celle dans laquelle l'amour que chacun porte à l'autre dépasse le besoin que vous avez l'un de l'autre.

17)Juge tes succès d'après ce que tu as dû sacrifier pour les obtenir.

18) Approche l'amour et la cuisine avec un abandon insouciant. "

 

(Message du Dalaï Lama aux habitants de la Terre)

 

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Samedi 07 Février 2015 à 09h12 dans Beaux textes philosophiques et spirituels1 commentaire(s)

UNE SITUATION DE GUERRE

 

 Nous sommes en train de vivre la troisième guerre mondiale, mais par morceaux. Il existe des systèmes économiques qui doivent faire la guerre pour survivre. Alors on fabrique et on vend des armes et avec cela, les bilans des économies qui sacrifient l’homme aux pieds de l’idole de l’argent, deviennent évidemment assainis. On ne pense pas aux enfants souffrant affamés dans les camps de réfugiés, on ne pense pas aux déplacements forcés on ne pense pas aux maisons détruites; on ne pense pas non plus à tant de vies détruites. Combien de souffrance, combien de destruction, combien de douleur ! Aujourd’hui le cri de la paix s’élève dans chaque région de la terre, dans chaque peuple, dans chaque cœur et dans les mouvements populaires : Plus jamais la guerre !

Un système économique centré sur le dieu de l’argent a aussi besoin de saccager la nature, de saccager la nature pour soutenir le rythme effréné de consommation qui lui est inhérent. Le changement climatique, la perte de la biodiversité, la déforestation montrent déjà leurs effets dévastateurs dans les grands cataclysmes dont nous sommes témoins, et dont vous êtes ceux qui souffrent le plus, les humbles, vous qui vivez près des côtes dans des logements précaires ou qui êtes très vulnérables économiquement au risque de tout perdre face à une catastrophe naturelle. La création n’est pas une propriété, dont nous pouvons disposer selon notre plaisir ; et c’est encore moins la propriété de certains, de quelques-uns. La création est un don, elle est un cadeau, un don merveilleux que Dieu nous a fait pour que nous en prenions soin et l’utilisions pour le bénéfice de tous, toujours avec respect et gratitude.

Pourquoi alors nous habituons-nous à voir comment le travail digne se détruit, comment beaucoup de familles sont expulsées, comment les paysans sont chassés, comment la guerre est engagée et la nature victime de violence ? Parce que dans ce système l’homme, la personne humaine a été enlevée du centre et remplacée par quelque chose d’autre. Parce que l’on rend un culte idolâtre à l’argent. Parce que l’on a globalisé l’indifférence ! L’indifférence a été globalisée : pourquoi devrais-je me soucier de ce qui arrive aux autres tant que je peux défendre mon bien propre ?

Parce que le monde a oublié Dieu, qui est Père, parce qu’il a laissé Dieu de côté, il est devenu orphelin.

Pape François

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Vendredi 23 Janvier 2015 à 07h48 dans Beaux textes philosophiques et spirituels1 commentaire(s)

Nos idées

 

" Nous passons notre temps à préférer les idées que nous avons du monde au monde même. L'égoïsme n'est qu'une forme, et très particulière, de cette préférence totale. Ce qui m'empêche de lire dans la pensée d'autrui, ce n'est pas le silence d'autrui, ou même ses mensonges. C'est le bruit que je fais, dans ma tête, à son sujet. Avant d'aller à lui, je calcule, je pèse et contre-pèse les mérites et les torts, je tire déjà ma conclusion. Cette conclusion, je la crie dans mes propres oreilles. Je m'enivre d'elle, je m'endors déjà sur elle. Comment pourrais-je m'étonner ensuite de ne pas voir cet homme que j'ai enseveli dans mon vacarme ? Je me suis dressé dans mon armure d'habitudes, dressé moi-même entre lui et moi. Je vais donc me tromper, être trompé, m'établir enfin dans ma solitude - une solitude hostile. Ah ! L'artificielle misère, et comme il serait plus simple de faire attention ! Comme cela nous rendrait heureux ! "

(Jacques Lusseyran, Le monde commence aujourd'hui)

 

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Le Feu

 

" Il ne s'agit pas d'être le feu, mais de se faire un peu de feu

Quand on a froid et que l'humide veut régner sur nous peu à peu,

Il ne s'agit pas d'aller toujours sur une grand-route prévue

Mais de pouvoir flâner un peu comme fait l'âne qui broute.

Il ne s'agit pas d'être partout mais de choisir un petit coin,

Appelez-le arbre, maison ou femme ou bien morceau de pain.

Un jour je t'expliquerai ce que sont le ciel, les étoiles

Et ce que tu es toi-même, avec ton or innocent,

Je te ferai quelques croquis sur le tableau noir de la nuit,

Mais si tu veux y voir clair, il faut venir tous feux éteints. "

(Jules Supervielle)

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Dimanche 11 Janvier 2015 à 10h27 dans Beaux textes philosophiques et spirituels1 commentaire(s)

Espérance du monde

 

Aujourd'hui, dans la nuit du monde et dans l'espérance,
j'affirme ma foi dans l'avenir de l'humanité.

 

Je refuse de croire que les circonstances actuelles
rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

 

Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent l'homme à ce point captif de la nuit,
que l'aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

 

Je crois que la vérité et l'amour, sans conditions,
auront le dernier mot effectivement.

 

La vie, même vaincue provisoirement,
demeure toujours plus forte que la mort.

 

Je crois fermement qu'il reste l'espoir d'un matin radieux,
je crois que la bonté pacifique deviendra un jour la loi.

 

Chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne,
et plus personne n'aura plus de raison d'avoir peur.

 

Martin Luther King

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Ce très beau texte m’a été offert par mon ami de http://sesouvenirdesbelleschoses.eklablog.com/esperance-du-monde-a114206380.

Elle a demandé que ce beau texte soit diffusé, en l'honneur de toutes les victimes des attentats de ces derniers jours.: voici son message

Mon souhait est que toutes les personnes qui sont contre cette violence, lisent et diffusent ce message d'espoir.

Je souhaite que les ondes émises par tous les non-violents puissent s'unir pour neutraliser celles des violents.

 

« J’ai besoin de sentir que je suis, que je suis unique capable d'aimer et de vivre reconnu et apprécié pas seulement un spectateur mais participant à la vie pleinement, pleinement humaine dansant avec l'humanité. »

« La vie est une vigne en fleur : trop de lumière... ou trop peu trop d'eau... ou pas assez le fléau, la mort... desséchée, noyée la vie appelle des mains délicates, douces qui savent la quantité d'eau la quantité de lumière nécessaire au moment opportun. Nous faisons partie de la création où toute vie est appelée à grandir, fleurir et porter du fruit. Pour se développer la vie a besoin de la sécurité d'une famille d'amis d'une communauté de frères et sœurs qui mettent leur confiance dans l'Esprit, une force est donnée pour affronter la peur et l'angoisse et les inconnus qui pourraient menacer la floraison de la vie »

Jean Vanier (extraits de  « Larmes de silence »)

 

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Recette de la Paix

En cette fin d'année, nous vous proposons une recette "spécial Noël" pour préparer une bûche de la paix. Cette recette est très facile à réaliser, les débutants peuvent se lancer- et elle est surtout très peu coûteuse.

Prendre un saladier de générosité
Y mettre une cuillère à soupe d'accueil.
Casser dessus une demi-douzaine de bonjour, de s'il vous plaît, de merci, d'au revoir...
Mélanger le tout avec votre spatule de sourire.
Ajouter un peu de parole et beaucoup d'écoute.
A ce moment, introduire délicatement quelques grammes de levain d'amour.
Laisser reposer un bon moment.
Détendre ensuite la pâte avec un demi-litre d'aide et un demi litre de soutien.
Bien mélanger.
Rajouter ce qu'il faut de tolérance pour rendre votre pâte homogène.
Mettre à four chaud en surveillant avec attention.
Si en gonflant, le contenu déborde du plat,
Piquer avec une bonne dose de pardon.
Quand votre pâte vous paraît bien cuite
Roulez-la sur une toile de tendresse
Puis la remplir d'une crème de calme et de sérénité...
Saupoudrez d'une pincée d'humour et de compassion.

Votre bûche de Noël est maintenant prête à être partagée
Avec tous ceux qui sont autour de vous.

 

(Trouvé sur http://www.idees-cate.com/celebrations/celenoel)

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Lundi 15 Décembre 2014 à 09h08 dans Beaux textes philosophiques et spirituels1 commentaire(s)

« Comment approcher la personne blessée ? Avec amour humblement, surtout pas par en haut mais par en bas sans chercher à dominer ni même à donner des choses plutôt que moi-même, mon temps, mon énergie, mon écoute mon cœur ma conviction que chaque personne est importante, est un enfant de Dieu, l'approcher avec tendresse le toucher avec respect, des mains délicates qui apaisent et répandent l'huile de miséricorde sur ses blessures les plus profondes.

« Et je vous donnerai un cœur nouveau ; je mettrai en vous un esprit nouveau, j'ôterai de votre chair le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair » celui qui est ou à été profondément blessé à le droit de savoir qu’il est aimé. 

(Jean Vanier extraits de  « Larmes de silence »)

 

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Mercredi 10 Décembre 2014 à 09h45 dans Beaux textes philosophiques et spirituels2 commentaire(s)

« La personne enfoncée dans la misère n'a nul besoin d'un regard qui juge, critique, il lui faut une présence réconfortante qui apporte paix, espoir et vie et qui dise : « tu es toi une personne humaine importante quelqu'un de mystérieux infiniment précieux ce que tu as à dire est important car il émane d'une personne humaine, en toi sont des semences d'infini, ces semences d'amour, de beauté doivent germer dans la terre de ta misère pour que l'humanité s'accomplisse. Si tu ne t'accomplis pas il y aura un vide tu dois ressusciter nous avons tous besoin de toi, toi, enfant de Dieu mon frère, ma sœur, aimé bien-aimé, nous pouvons cheminer ensemble d’une façon mystérieuse. La qualité de ma présence, de mon regard t'apporte la vie et me transforme aussi, ou nous apporte la mort à tous deux. »

Jean Vanier (extraits de  « Larmes de silence »)

 

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Vendredi 05 Décembre 2014 à 07h37 dans Beaux textes philosophiques et spirituelsPoster un commentaire
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« La personne noyée dans sa misère écrasée, blessée sans espoir de vie cernée de toutes parts par les obstacles et les difficultés sans désir, sans motivation, sans volonté de vivre enfermée à double tour est seule profondément seule. Cependant chaque personne est merveilleuse et mystérieuse lorsqu'elle est éveillée par une présence humble et une écoute de tendresse et de compassion, jaillit alors l'espérance, une énergie nouvelle, une plénitude de vie reconnue comme un être sacré un frère ou une sœur en humanité, malgré les blessures, malgré la pauvreté éclatent alors une créativité nouvelle, une vraie bonté, un souci des autres, un désir de travailler, un sentiment d'émerveillement un goût de l'infini qui s'intensifient sans cesse en s'approfondissant »

Jean Vanier (extraits de  « Larmes de silence »)

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Mercredi 03 Décembre 2014 à 09h23 dans Beaux textes philosophiques et spirituels1 commentaire(s)

« Nos vies, sont de brefs instants qui portent en eux les semences de paix, d’unité et d’amour ainsi que les semences de guerre, de dissensions et d’indifférence. Quand nous lèverons-nous avec le désir d’arroser et de veiller sur les semences de paix, d’unité et d’amour ? Qui osera ?

Grâce à une écoute attentive, à un bon accompagnement et au pardon mutuel, nous pouvons marcher ensemble sur le chemin de la paix.

Grâce à aux relations tissées avec d’autres et avec Dieu qui demeure si proche de nos pauvretés, nous pouvons êtres transformés, guéris et conduits à la plénitude de la vie. Ensemble, avec les personnes les plus marginalisées de notre monde, nous pouvons devenir un signe d’espérance pour notre humanité ».

Jean Vanier (extraits de  « Larmes de silence »)

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Surprise

 

        Noël vous prend toujours par surprise. La fête vous arrive avant même que vous ayez pu l’apercevoir. Et pour peu que vous n’ayez pu faire à temps vos achats de cadeaux, vous voilà dans la presse du 24 décembre qui, hélas, tombe immanquablement la veille du 25 ! Et pourtant, les commerçants vous avaient prévenus : c’est Noël !

        Décidément, Noël vous prend par surprise. Comme un virage trop vite abordé et pourtant signalé.

        Et puis il y a de l’étrange et du louche dans cette fête de Sapins et neige synthétique, père Noël, traîneaux et cadeaux, Mon beau sapin, O douce nuit…, airs si familiers et si déformés qu’on ne sait plus ce qu’ils signifient ; crèche d’aujourd’hui pour nous arracher un instant de pitié et de bonté : pensez aux enfants d’ailleurs ou d’ici, qui meurent de faim et de bien d’autres causes ; cadeaux que l’on donne alors qu’on aurait voulu les recevoir ; réveillon, foie gras et champagne, fête et solitude… Mon Dieu, que se cache-t-il derrière tout cela ?

        Un vague souvenir : un enfant né dans une crèche. Mais qu’est-ce qu’une crèche ? Et pourquoi cet enfant-là plutôt que d’autres ? Marie, Joseph, une fable ? Un récit ? Noël : de quel souvenir s’agit-il ? Surtout si, pour vous, remonte d’abord le souvenir des Noëls de votre enfance. A condition que vous ayez eu une enfance ou que, du moins, aujourd’hui vous puissiez la rêver !

        Noël : messe de minuit, les églises, le vide ou la foule. Pourquoi ? A coup sûr, on nous cache quelque chose.

        Noël : chant de paix. Suffit-il donc d’oublier que toujours, quelque par sur notre terre, la guerre sévit ?

        Noël : cri de bonheur et d’innocence. Suffit-il dont d’oublier le malheur et la veulerie ?

        Noël : geste de bonté. Suffit-il donc d’oublier la cruauté et la douleur ?

       

        Noël : des « contes de Noël ». Noël ne serait-il que le conte d’une nuit ?

        Il doit y avoir un secret. Un secret ? Quel secret ?

Je ne vous livre pas le secret de Noël. La raison est simple : vous n’êtes pas encore en état de le recevoir. Ne vous vexez pas ; je ne veux pas vous offenser. Mais si vous en étiez capables, vous pressentiriez comme il convient de vivre avec ce secret, de l’apprivoiser, de le faire, peu à peu se livrer.

        Je vous invite à faire un chemin que nous sommes nombreux à suivre. Un chemin qui ouvre la porte de l’émerveillement sans lequel personne ne peut reconnaître la vérité, la merveille de Dieu pour l’homme, la merveille qu’est l’homme aimé de Dieu.

En avant, voici l’Avent !

 

(Jean Marie Lustiger)

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Ta main soutient les mondes

 

En toi Jésus, j’ai toutes choses,

J’ai les blés, les fleurs demi closes.

Myosotis, bouton d’or, belles roses,

Du blanc muguet, j’ai la fraîcheur, l’odeur.

 

J’ai la lyre mélodieuse,

La solitude harmonieuse.

Fleuves, rochers, cascade gracieuse,

Daim léger, gazelle, écureuil, chevreuil.

En toi, j’ai source et colline,

Lianes, pervenche, aubépine,

Frais nénuphars, chèvrefeuille, églantine,

Le friselis du peuplier léger.

 

Toi dont la main soutient les mondes,

Qui plante les forêts profondes,

Toi qui d’un seul coup d’œil les rends fécondes,

Tu me suis d’un regard d’amour toujours.

 

Sœur Thérèse de Lisieux

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Mardi 25 Novembre 2014 à 09h46 dans Beaux textes philosophiques et spirituels1 commentaire(s)

Dieu@paradis.com

 

J’ai composé ton numéro

Avec mes mains jointes

Mais j’ai eu ton répondeur

Alors, je t’ai laissé un message.

Je t’ai cherché sur google.com sans succès,

Même Nasa.gou ne te connaît pas !

 

Où es-tu ? Que fais-tu ? M’entends-tu ?

Je me suis préparé pour t’accueillir :

J’ai l’ADSL, pour recevoir ton message

En MP3, Word, ou multimédia mpeg4.

Je suis branché à Internet en Wifi

Et je reçois les e-mails en temps réel.

Avec Bluetooth sur mon mobile,

Je ne pourrais pas manquer ton appel.

 

Voici donc un SMS pour toi :

« Je t’aime et j’ai confiance en toi.

Contacte-moi, je t’en pris, à mon adresse. »

 

Bruno@enfer.com

 

(Ecrit par Bruno un prisonnier, extrait de la revue « Prier »).

 

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Mardi 18 Novembre 2014 à 09h29 dans Beaux textes philosophiques et spirituels1 commentaire(s)

Partir

Partir, c’est avant tout sortir de soi.

Prendre l’univers comme centre,

Au lieu de son propre moi.

Briser la croûte d’égoïsme

Qui enferme chacun comme dans une prison.

 

Partir, c’est cesser de braquer une loupe

Sur mon petit monde ;

Cesser de tourner autour de soi-même

Comme si on était le centre de tout et de la vie.

 

Partir, ce n’est pas dévorer des kilomètres

Et atteindre des vitesses supersoniques.

C’est avant tout regarder,

S’ouvrir aux autres, aller à leur rencontre.

 

C’est trouver quelqu’un qui marche avec moi,

Sur la même route,

Non pas pour me suivre comme mon ombre,

Mais pour voir d’autres choses que moi,

Et me les faire voir.

 

Dom Helder Camara

 

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Dimanche 16 Novembre 2014 à 18h08 dans Beaux textes philosophiques et spirituelsPoster un commentaire

L’amitié, c’est toujours vivre un peu dans le cœur l’un de l’autre

L’amitié, c’est écouter sans

Juger l’autre, ni en bien ni en mal,

Et c’est l’aider avec douceur à remettre

De l’ordre dans ses pensées.

 

Quand tu ne te sens pas bien dans ta peau,

L’amitié est là pour te rappeler toutes les qualités

Que tu possèdes

Et que tu sembles avoir oubliées.

 

Quand tu partages une amitié,

Décider devient plus facile et les problèmes

Semblent moins graves.

 

L’amitié te fait le cadeau des plus précieux :

Celui du temps ; le temps de partager,

De rêver à de nouvelles idées

Et de réfléchir aux anciennes.

Peu importe le temps que nous passons ensemble,

Tu découvriras toujours de nouvelles dimensions

Au travers du miroir et des liens de l’amitié.

 

L’amitié c’est aimer l’autre pour ce qu’il est,

Non pour ce qu’il fait. Et en se sentant aimé,

On est capable de grandes choses, de s’accrocher

Et de réussir.

 

 

Entre amis intimes, on apprend

A donner. On s’épanouit, on devient

Moins égoïste, on ressent plus profondément et on aide

Avec plus de cœur. De voir le bonheur

Que l’on apporte à l’autre, on est pris

D’un immense bien-être,

D’une capacité d’amour infinie.

 

Où que tu ailles, quoi que tu fasses

L’ami qui a su pénétrer.

Ton âme sera toujours en toi,

Il te prendra par la main, tu lui prendras la sienne,

Et il marchera toujours à côté de toi.

 

Sandra Sturtz Hauss

 

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Samedi 15 Novembre 2014 à 09h35 dans Beaux textes philosophiques et spirituels2 commentaire(s)
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Le caillou

" Qui se soucie de regarder un caillou ? On pousse devant soi quelques idées abstraites qu'on croit indiscutables. Un caillou ? C'est moins qu'une plante. C'est sans valeur. C'est chaotique. Et le passant va son chemin, cherchant un ami peut-être, ou le sens de la vie, ou la maison de Dieu. Tout était là pourtant, sur le bord de la route, dans ce morceau de roc effleuré d'un œil vague. Il aurait suffi de se pencher sur lui, et d'oser faire sa connaissance. Il aurait suffi de renoncer un instant à quelques certitudes, quelques suppositions. Il aurait suffi d'un peu d'oubli de soi, d'un rien d'amour. "

(Henri Gougaud, Les sept plumes de l'aigle)

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